The
McAfro
Libraiy
ofAncient
Ail
NEW YORK UNIVEESITY LIBRARIES
INSTITUTE OF FINE ARTS
SERVICE DES ANTIQUITÉS DE L'EGYPTE
LES
TEMPLES IMMERGÉS DE LA NUBIE
-3*<-
LE
TEMPLE DE KALABCHAH
PAR M. HENRI i GAUTHIER
PREMIER FASCICULE
LE CAIRE
IMPRIMERIE DE L'INSTITUT FRANÇAIS
D'ARCHÉOLOGIE ORIENTALE
1911
I
h
Les planches en couleurs numérotées
de E à L inclusivement' paraîtront dans
le second fascicule.
LE
TEMPLE DE KALABCHAH
CHAPITRE PREMIER
CELLA.
(PI. I-XVIII.)
[. DESCRIPTION GENERALE.
La cella est la dernière salle du temple, et servait probablement de sanctuaire
ou saint des saints. Un naos devait se dresser face à la porte, à peu de distance
de la paroi du fond (ouest); quelques débris en ont été, en effet, retrouvés dans
les décombres de la salle, mais ils n'ont pas été suflisants pour permettre de le
reconstituer et de le remettre en place. Parmi ces débris je signalerai l'escalier
visible sur la planche I. A.
Cette salle est la plus large du temple; dans le sens perpendiculaire à l'axe
( nord-sud), elle mesure 1 1 m. 80 cent. Comme profondeur, elle a 5 m. 63 cent,
(exactement comme l'antichambre), et comme hauteur seulement 5 m. i3 cent.:
elle est donc la plus basse de tout le temple, qui allait toujours en diminuant
de hauteur depuis l'entrée du pylône jusqu'au fond. Elle communique avec la
salle précédente (procella) par une grande porte centrale, dont l'ouverture est
haute de 3 m. 60 cent, et large de 2 mètres exactement, qui était malheureu-
sement très mutilée el dont toute la partie supérieure a dû être construite à
nouveau. Par extraordinaire, cette porte se trouve dans l'axe de la relia, à la
différence des autres portes qui sont toujours percées, non au milieu des parois,
mais plus près de leur extrémité sud que de leur extrémité nord. La cella
communique encore avec la procella par une petite porte large de o m. 72 crut,
seulemenl el haute de 2 mètres; le passage prend naissance dans la paroi sud
de la procella (à l'angle sud-ouest), et débouche sur la paroi est de la cella (à
l'angle sud-est). On ne saurait dire avec quelque précision à quel but était
destiné ce passage; il a été retrouvé aussi en fort mauvais état et a dû être
consolidé el restauré.
Le Temple </<• Kalabcliah. ï
2 II. GAUTHIER.
Tout le plafond de la salle est tombé, de sorte qu'elle est maintenant à ciel
ouvert. Mais dans l'antiquité, elle ne prenait jour, outre la porte centrale,
que par quatre petites fenêtres hautes chacune de o ni. o,.*S cent, environ et
larges de o m. 80 cent., dont deux sont percées dans le haut de la paroi ouest,
nue dans la paroi nord, et une dans la paroi sud. Peut-être \ avait-il aussi deux
fenêtres creusées dans l'épaisseur du plafond.
La décoration de la salle est absolument achevée, et relativement encore bien
conservée; sauf les brèches pratiquées par les Barbarins modernes sur presque
tous les joints de pierres pour extraire les queues d'aronde, sauf également
quelques cassures de peu d'importance de-ci et de-là, on peut dire que les murs
sont restés intacts. Les couleurs primitives dont étaient peints les bas-reliefs et
les inscriptions sont encore très apparentes, et l'on peut voir que tous les rois
étaient peints en rouge, les divinités au contraire en couleurs diverses. Le style
des bas- reliefs est assez bon pour l'époque très avancée à laquelle ils ont été
sculptés, les hiéroglyphes sont également d'un travail assez satisfaisant en ce
qui concerne la forme, mais ils renferment beaucoup de fautes et incorrections.
La décoration de la cella consiste en une double procession de dieux Nils au
soubassement, une double inscription dédicatoire au bandeau du soubassement,
deux registres superposés de tableaux variés, une double inscription à la frise,
et, couronnant le tout, une série de I I à hauts de o m. .*io cent., touchant
directement le plafond, et courant tout autour de la salle. Les deux faces de la
porte centrale ainsi que son plafond sont également décorés.
II. PORTE CENTRALE.
Cette porte mesure 3 m. 63 cent, de largeur et 5 m. '18 cent, de hauteur
dans ses plus grandes dimensions, et n'est pas percée au milieu de la paroi
ouest de la procella, mais beaucoup plus près de l'extrémité sud de cette dernière
que de son extrémité nord.
FAÇADE EXTÉRIEURE.
(PI. I. A.)
(lette façade se décompose en plusieurs parties :
1" Tout au sommet, une haute et très proéminente corniche (de •? m. 63 <•.
sur o m. 70 cent.), dont la décoration consiste en urseus dressés et rangés les
uns à côté des autres.
LE TEMPLE DE k iLABCH VII. 3
2° Une frise supérieure de o m. 69 cent, de hauteur vient immédiatement
au-dessous de cette corniche, entre elle et le boudin arrondi; un disque solaire
aux ailes éployées el llan<|ué de deux uraeus coiffés, l'un de la couronne V^,.
l'autre de la couronne Jj l'occupe presque tout entière; sur les côtés, la double
légende usuelle de ce disque ailé : à gauche ; (« — «) "■^|(s'c) J _ _: à droite :
.'S" Au-dessous du boudin une Irise inférieure formant linteau, un peu moins
haute (0 m. h'] cent.) et un peu moins large (2 m. 1 2 cent.) que la précédente.
est décorée du même disque solaire llanqué des deux uraeus; les couronnes de
ces derniers sont cassées, et les ailes sonL légèrement différentes de celles du
disque de la frise supérieure. De chaque côté, les mêmes légendes que plus
haut : à gauche : («— « ) -— Npt-) j_ \ à droite : («— «) J*^| (,) {, ,-
\° Entre ces deux frises, un boudin arrondi descendant également sur toute
la hauteur des deux montants, et épais de o in. \h cent.; aux extrémités infé-
rieures de chacun des montants, à o m. kk cent, au-dessus du sol, ce boudin
cesse d'être cylindrique pour devenir carré :
5° Entin les deux montants de la porte, larges chacun de o m. 54 cent, et
hauts de 3 m. 43 cent., sont ornés chacun de deux longues bandes verticales
d'hiéroglyphes, celles du montant droit orientées (-< — ■), celles du montant
gauche orientées (» — ►). L'espace compris entre les deux lignes les plus inté-
rieures, c'est-à-dire l'ouverture de la porte proprement dite, mesure 1 m. 6f> c.
de largeur et 3 m. 43 cent, de hauteur.
a. Lignes de la façade (côté sud).
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î O — O xx ^ * £ V ^n^^ \ ', h M J 1 1
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111 Sur l'original, rc si;;nr esl le plus souvenl retourné de bas en haut.
II. G UiTIllER.
li. Lignes de lu façade (côté nord).
III 5* /<=»-! ll^vw^Silk — m— I I I -=».A(<"-)|Ia~~aII _^> I III 1 «J[l]ll/ \1
P3)i?PifTiT;T.î!!-i:-=j;Pij:p-n::jTP
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^»^iiiV-^--»**r À i J
FEUILLURES.
En entrant dans l'ouverture de la porte, on voit de chaque côté deux bandes
verticales de textes décorant les feuillures nord et sud; les deux bandes ont une
hauteur de 3 m. h'i cent, chacune et une largeur totale de o m. 5 i cent. Celles
de la Feuillure droite (nord) sont orientées (■ — ► ), et celles de la feuillure gauche
(sud) sont orientées (< — •), c'est-à-dire toujours dans le sens de l'extérieur vers
l'intérieur. La porte s'élargit ensuite et passe de i m. 6a cent, à a mètres:
elle conserve cette plus grande largeur sur une longueur de i mètre, jusqu'à
son débouché dans la relia: mais les feuillures de cette partie large ue portent
aucune décoration.
n. Feuillure du cillé sud (pi. I. B).
I -^m- *~~a ■ i .= I ' mU3 I a*w~a -^m- I O ■ B l -^m- T \ JJ
1 Sur l'original, te groupe est orienté en sens inverse du contexte (-— ).
-' Le signe porte deux petites boucles au lieu des deux comtes pointes latérales.
(3) Le signe est orienté en sens inverse du contexte (• — ).
1 Voir p. 3, note p.
Voir note a.
O
LE TEMPLE DE k \L\UUIAI
h. Feuillure iht coté nord (pi. I. (I).
•TTAVSAMri»^mti;<js;î3f-5Si
«JS * I r ' I J III l^j f « J a—a ®mo od -— y* l n w -h- >tt
PLAFOND.
Le plafond de la porte mesurait î m. 52 cent, de longueur de la procella à la
cella, et était à deux niveaux différents : une première partie, de o m. 5i cent,
de longueur, était à 3 m. 43 cent, au-dessus du sol, une seconde partie, de î mètre
de longueur, était à 3 m. 6o cent, au-dessus du sol. La première partie était un
peu plus étroite (i m. (î5 cent.), puis la porte allant en s'élargissant, la seconde
partie du plafond mesurait 1 in. 8o cent, de large. Tout ce plafond était écroulé,
sauf une très petite surface en bordure sur la procella, et qui laisse encore aper-
cevoir des ailes (de vautour ou d'uraeus) avec la ligne d'hiéroglyphes que voici,
légèrement mutilée vers la fin (côté nord) : (•< — «)
Un autre bloc de ce même plafond fut retrouvé au cours des travaux de
déblaiement, mais trop lard pour qu'il fût possible de le remettre eu place; on
avait dû. en effet, se hâter de consolider le peu qui subsistait de ce plafond par
des poutres de fer et du ciment, pour prévenir un éboulement plus considérable
qui aurait pu se produire. Ce bloc devait former le centre du plafond, car les
111 Signe tourné de l'autre côté (• — ) sur l'original.
'■2| Les deux ur.eus ont leurs replis dirigés ici en sens inverse de ceux du groupe précédent.
h. g urniiin;.
deux lignes d'inscriptions qu'il porte, séparées par un vautour aux ailes éployées
coiffé de la couronne M sont orientées en sens inverse. Voici ces deux lignes :
(«*) milieu
'
■•"' 1 . .V.lh* 2.1M ;P'J^^[>i™t™Suiie ....»
bande représentant un vautour coiffé de la couronne SJ |.
Ce bloc porte encore quelques signes sur une autre face, perpendiculaire à
cette dernière, et qui devait former le linteau de la porte dans la cella. On \ voit
^ . et ces deux lignes semblables tendraient à faire croire que le
linteau contenait deux tableaux, dans chacun desquels était re-
présenté le dieu Mandoulis.
11
11
■ <i
FAÇADE INTERIEUR K.
(PI. II.)
(lette façade, haute de 3 m. 60 cent., et large de 2 mètres, a beaucoup souffert
du temps. Le linteau est perdu, à quelques rares fragments près qui ont pu
être recueillis dans les décombres et remis en place dans la nouvelle maçonnerie
qui a dû être faite pour empêcher la porte de s'effondrer complètement. Les
deux montants sont un peu mieux conservés, tout au moins dans leur partie
inférieure.
a. Moulant gauche (nord) (pi. II. B).
Il mesure 3 m. (io cent, de hauteur et 1 in. 10 cent, de largeur. La partie
basse ne porte pas de décoration spéciale, mais contient la fin de la procession
des Nils qui court tout autour de la salle. A 1 m. 35 cent, seulement au-dessus
du sol commence la décoration spéciale de la porte. Elle consiste en deux lon-
gues lignes verticales d'hiéroglyphes (» — ► ). larges à elles deux de 0 m. 34 cent..
qui occupent le bord du montant; puis en arrière de ces deux lignes viennent
Inns petits tableaux superposés, larges de o m. 72 cent, et hauts chacun de
1 m. 10 cent. L'étal de dégradation des parties supérieures ne permet pas de
dire avec certitude si la décoration spéciale de la porte montait jusqu'au plafond :
il est probable qu'elle s'arrêtait au linteau, et que celui-ci portait une ornemen-
tation encore différente, dont on voit, du reste, encore quelques traces, et qui
devait être composée de deux tableaux juxtaposés. Chacun des trois tableaux
superposés représente un génie redoutable, à corps d'homme et tête de lion, el
LE TEMPLE DE K \l. \ l'.t'.ll Ail. "
armé de deux glaives 11 qu'il brandit d'un air menaçant; devant lui sont deux
petites lignes verticales de textes, et au-dessus de lui une troisième ligne, hori-
zontale, continuant les deux précédentes.
Lignes verticales du bord : (— >) ! (Cette ligne est tout entière détruite, sauf
quelques débris de signes allongés tout au bas) iw"i j (tout le haut est perdu)
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Tableau mo\en : (■ — m i A JT
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Tableau supérieur. — Il ne reste absolument rien des lignes i et 2, et
de la ligne 3 on aperçoit seulement un signe et un fragment de signe : (— -*)
t
/;. Montant droit (sud) (pi. 11. G).
La décoration de ce montant est absolument analogue et symétrique à celle
du moulant nord; mais il est encore bien plus endommagé que le précédent.
Lignes verticales du bord. — Des deux longues lignes verticales en bordure
de la porte, il ne reste que les débris suivants : (- — «) | ^^
| || : r—^ -"-
. (?)
1^1 SIM—"- *~~* ^sr
iii o , ^«, ( ) lw
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m ,, Œ3EEI ? (*nprgfi::t-i
r Sur l'original, te signe a une forme légèrement différente (voir la photographie).
8 II. G VUTHIER.
Tableau infebieub. -- Le génie est représenté ici foulant aux pieds un serpent.
VJ
t s
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I I I
53W^^fj7Jx,"Zî< 7 \lrr,
TABLEAU MOYEN : (*— ) , 5fc «SM $U I
Tableau supÉBrEUB. - - Il n'en reste que le dernier signe de la ligne 3, N*^ .
c. Linteau (pi. II, A).
Le linteau devait mesurer ^> mètres de large sur i m. 58 cent, de haut, mais
il n'eu reste presque rien. Les débris retrouvés dans les décombres de la salle
et remis en place par M. Barsanti montrent que ce linteau était divisé en deux
parties :
1" Une surface haute de o m. 35 cent., qui portait le disque solaire aux ailes
éployées; on voit encore l'aile gauche et quelques signes hiéroglyphiques :
(" — **) Û [■ ^|r ■■l&, et un débris portant ,^,
3° Au-dessous de ce disque ailé, une surface mesurant o m. 70 cent, de
hauteur contenait un (ou deux) tableau; il ne reste que quelques fragments du
tableau, au nord; on \ voit le roi (» — ► ) coiffé d\i pschenl W , avec les restes de
légende : ^^ («>), en face d'un dieu (■< — «) dont il ne reste plus qu'un
débris de la couronne, et qui est Mandoulis. comme l'indiquent les quelques
hiéroglyphes encore lisibles devant lui : (■< — ■) ~ V . etc.
III. SOUBASSEMENT.
(PI. III-V, XI-XIII el XVI, B.)
SECTION DE GAUCHE (SUD).
(PI. III-V.)
Cette section du soubassement mesure, comme celle de la partie droite.
1 m. i5 cent, de hauteur, mais elle est un peu moins longue que l'autre (quinze
■" Sur l'original, la jambe du personnage est. connue son bras, attachée au piquet.
-■' Le vase n'a pas exactemenl cette forme (voir la photographie).
l! Sur l'original, l'animal a la queue redressée el recourbée sur le dos.
LE TEMPLE DE K ILABCHAH. 9
figures seulement, au lieu de seize). Elle contient une procession de dieux
Nils précédée par le roi (» — ► ) el apportant à Osiris et à Mandoulis ( -< — «) les
mêmes vases 1 (pie la procession de la partie droite. Derrière le roi el chacun
des Nils est représentée également la même guirlande de Heurs que sur la
section de droite. Les hiéroglyphes sont bien conservés, et l'ensemble a gardé
ses couleurs beaucoup mieux que la section de droite: on peut encore voir que
les Nils étaient peints en vert, avec un large collier violet, et que les inscriptions
revêtaient toute la gamme des plus vives couleurs.
La scène commence au milieu de la paroi ouest, dont elle occupe toute la
partie sud: (die se continue sur la paroi sud. et se termine sur la paroi est, après
l'ouverture de la petite porte percée sur colle paroi. Elle esl longue, au total,
de ô m. 0,0 cent. 5 m. 55 cent. ; h m. ->o cent., soit i5 m. 65 cent.
a. Paroi ouest ( pi. III . A et B, et pi. V, A).
Cette paroi comprend les deux divinités, le roi el les quatre premiers Nils
de la procession. Le roi est coiffe du diadème 15. 1 1. Osiris du diadème B. 7. et
7
Mandoulis du diadème A. h surmonté de B. 7(l
Titre : (— - ) , ****% ■ w ^_ q q <"'■>
osnus : i — ) ; i^t H (]u52±D î t w 1 ^ Ci H l î ** W
Mandoulis :(—*)] ^f\ ^ \ ,', -%& J| W J "| | — ' Tt| ^ ? £=! ?
'r'»0 ■
'■■"-- *"• ■< ~ > 7 *» m (EUS = M IIIZI
©
\stci ^m****^
" Toutes tes coiffures des personnages royaux et divins ont été groupées sur quatre planches
désignées par les lettres A, B. C, D, el sur chacune de ces planches elles portent des numéros
allant de 1 à 12 ou de 1 à 11. Dans la plupart des cas, du reste, l'examen des photographies
Millira pour donner au lecteur une idée exacte de ces diadèmes.
Le Temple de Kalabchah. 2
10
II. G VUTHIER.
a-N,,:(^)7vr:(vMPr^;ij-^:j:AfT.n
» -^^t y-—* : *f © {«<■) \ >%m%Iai I i o'
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etc.
16
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^V.ïHTIr
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/■"^ ) ) 5
(la suite sur la paroi sud).
rie) | \ I
b. Paroi sud (pi. IV. A el B).
Elle comprend si\ Nils (n"s ii à 10 inclus) :
5- Nil («à») : (— >) ; ^O^ | ^ ClZZl'
^i,.îj-it^w'
ULlMï~ ^IHÎ^/jEÔ'
8" n» = (-)ï-kr(yMPrf^;^ii^1?:OfT,n
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Nil
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LE TEMPLE DE k ILABCH Ul. Il
c. Paroi est (pi. V. B).
EHe comprend la guirlande de fleurs du dixième Nil, puis les quatre Nils
( uos i i à i V). H enfin, orientée en sens inverse (-< — -). une figure de divinité qui
regarde vers la porte débouchant de \aprocella, et qui fait pendant à la divinité
de la section de droite, à laquelle elle est, du reste, absolument semblable
comme costume, coiffure (B. 7 sur A. '1) el altitude, dette paroi ne mesure
que 6 m. ao cent, de longueur, à cause de la petite porte de o m. 72 cent.
d'ouverture, qui y est creusée et qui fait communiquer la crlla avec la procella.
(■«-•).
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"•»-<~)ik5Œ!i£i?:j:Aï;ifi£:*>
■ •• «» ■■ (~) î wr(KwrtasigggV'.-»«"ll-
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■ 4' «» = (~) iiK"(vMP=taiïei°:ofT.ri
w« ^~+ J_i I >»J%iiT I f«Ji — k©'
Figure n° i5 (dieu Vlandoulis) : (-> — «) 1 (ligne non gravée).
Ces Nils s'adressent alternativement, et de façon absolument régulière, à
Osiris d'abord, puis à Isis, enfin à Mandoulis, et ainsi de suite.
Ils sont tous figurés sous la forme d'hommes nus, vêtus seulement d'une
ceinture retombant en avant jusqu'au-dessus des genoux; ces hommes ont les
pectoraux extrêmement développés et gonflés, symbole de l'abondance et de la
richesse des offrandes qu'ils viennent apporter aux dieux. Les corps sont peints
alternativement en vert et en bleu, le premier Nil de chacune des sections sud
et nord (celui qui vient immédiatement derrière le roi) étant bleu. Tous sont
coiffés du symbole JT, mais ceux qui ont le corps bleu ont cette coiffure peinte
en vert, et inversement, ceux qui ont le corps vert ont celte coiffure peinte en
12 II. GAUTHIER.
bleu. Pourtant le sol d'où émergent les tiges, ainsi que le bord supérieur
arrondi des Heurs, sont, partout peints en rouge. Tous ces Nils portent un
collier et quatre bracelets (deux aux bras et deux aux poignets), el colliers et
bracelets étaient peints en pourpre violette: cette couleur a presque partout
disparu, sauf sur quelques ligures de la paroi sud. Enfin chacun d'eux porte
deux vases f peints aussi en violet, l'un dans la main droite el I autre sur l'épaule
gauche: la couleur de ces vases a presque partout disparu. Les perruques de
chaque personnage sont d'un bleu-gris, assez foncé, qui esl en général bien
conservé.
Derrière chaque Nil bleu est une guirlande de Heurs verte, el inversement,
derrière chaque Nil vert, la guirlande est peinte en bleu. Mais que les feuilles
soient vertes ou bleues, les boutons non épanouis de ces guirlandes sont toujours
peints en violet.
Quant aux hiéroglyphes des textes, ils sont surtout peints en rouge et en
vert, et contiennent une bien moins grande proportion de bleu et de violet que
ceux de la procella (voir la description détaillée des hiéroglyphes et de leurs
couleurs, plus bas, au chapitre n concernant la procella).
SECTION DE DROITE (NORD).
(PI. \l à MU. et XVI, B.'i
Cette section coin porte une procession de quinze dieux Nils précédée par le
roi, apportant à lsis et à Mandoulis chacun deux vases 1. Cette procession est
identique à celle de la section précédente, mais compte un personnage de plus.
Les deux divinités qui reçoivent les offrandes de cette procession sont orientées
(■ — ►), et le roi leur l'ail face ainsi que les Nils qui l'accompagnent (< — « ).
Derrière le roi et derrière chaque Nil est figurée une guirlande de fleurs qui
occupe toute la hauteur de la scène. Les hiéroglyphes sont très petits el gros-
sièrement sculptés, mais ils sonl bien conservés, et portent encore des traces
de couleurs diverses. Les Nils sont tous semblables, uniformément coiffés de la
plante JT. et portent deux vases 1, l'un dans la main droite, verticalement,
l'autre sur l'épaule gauche, obliquement.
La scène commence exactement au milieu de la paroi ouest, dont elle occupe
toute la partie nord: elle se continue ensuite sur la paroi nord, el se termine
sur la paroi est. à la porte qui débouche de la procella. Elle est longue au total
de 5 m. 90 cent. 5 m. 63 cent. '1 m. o,r> cent., soit 16 m. 'iiî cent.
I.K TEMPLE DE KALABCH Ul.
13
a. Paroi oued (pi. XI, A et B, el \\l. B).
Cette paroi comprend les deux divinités, le roi et les quatre premiers iNils
de la procession.
Le roi porto la coiffure l>. i i . Isis In coiffure I). 5 par-dessus I). 1 . et VJandoulis
le diadème C. <).
Titre : (•> — - I J m~~a x ■ o n ■
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-•^', — s W^ (la suite sur La paroi nord).
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l'i II. GAUTHIER.
0. Paroi nord (pi. XII. A el B).
Cette paroi comprend six Nils (nos 5 à 10 indus), sur une longueur totale de
.") m. 63 cent.
s-ih:(^)î-kr:(KHPrfa'»;^i=^v.'.^jii
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■- n- ^ (~) T KSŒSS?: m ZC\B IJL
^^ ^^b/ ('a su't° sur 'a paroi est).
c. Pâmes* (pi. XIII, A et 15).
Cette paroi comprend, sur une longueur totale de h m. <)•> cent., trois Mis
analogues aux précédents (-> — «) (nos 1 1 . 1 a et 1 3). puis deux faucons coiffés de
la double couronne de la Haute el de la Basse-Egypte, perchés sur une branche
de lotus qui occupe toute la hauteur de la décoration, et orientés en sens
inverse des Nils (- — ►); enfin, elle est terminée par une figure divine debout,
coiffée du diadème B. 7 sur le bonnel \. '1 . el regardant l'entrée de la porte qui
LE TEMPLE DE K \l. U(<:|IAII.
débouche do la pmcelta '(—»); la légende de cetle figure n'a |»is .'lé gravée.
Jai donné aux deux faucons les ri'" 16 et l5, cl :i relie figure divine le n" if>.
, I- Nu. !>*) : ( — ) \ °\ j*if — ^/CJHÔ-
%:?^ëiy:i=^v,.,!--iii-
■3-n-(— » ï k ^ (sus t: n n~ C\ ±ll
N".M~}i,ï(~)S^;iï~1i-ra'
N" i 6 : (- — ►) 'i (ligne non gravée).
k ©
(««).
IV. BANDEAU DU SOUBASSEMENT.
Ce bandeau, haut de o m. i5 cent., est tracé à i m. i5 cent, au-dessus du
sol. Il comprend une longue inscription horizontale qui est double, ses deux
moitiés étant gravées dans une direction opposée, et commençant chacune au
milieu de la paroi ouest, avec le signe ?£$ comme point de départ commun :
(■ — ►) |0| (« — .). Les hiéroglyphes en sont grossiers et. assez barbares de forme,
mais fort bien conservés; l'orthographe est très incorrecte.
SECTION DE GAUCHE (SUD).
(lette section occupe 5 in. 90 cent, sur la paroi ouest, puis toute la paroi sud
(5 m. 55 cent.), enfin toute la paroi est à gauche de la petite porte latérale
faisant communiquer la cella avec la procella (k m. ->o cent.). L'inscription
mesure donc au total i5 m. 65 cent, de longueur.
(_ )(ParoioueSt)«fXI.WJrîr-¥^f3'==^T-V
\\
16 M. GAI THIEK.
i p= (paroi sud) vjffirtidi^Lnrr'îJiîtîT'^n
_ A* - i i i i (paroi est) <=- ^ 8 —-1 V 4-1 -£-
( V5 ^-**^ J ^""'lyJ '■'*__ (les signes veiiiinl ;i près le cartouche sonl
;\ssi'z incertains |.
SECTION DE DROITE (NORD).
(leltc section occupe la moitié de la paroi ouest (soit 5 m. 90 cent.) sur laquelle
elle commence, la paroi nord tout entière (5 m. 63 cent.), et la partie de la
paroi est allant de l'angle nord -est jusqu'à la porte qui vient de la procella
( '1 m. 92 cent.): cette inscription mesure donc au total 16 ni. 65 cent, de
longueur.
(«—<.) (Paroi ouesl ) r*t 4 * À W ■¥■ TT /""" I ~~* ^ 5 î î * , , , «
+-Hfr^r^t:pcD™^4^iti<i-"' «>*
M"Tï^S^I4-:à~-F;MPXSfî:S"
lkf D I 1 xF*™5?*ÎZ2ww«> I«=» (paroi est)
^ w J^ I TrS1 _t_ n 1 L M a~~a J % 1 J Vsr Ll L m. *~~«. ^~^ LJ
1 Sur l'original ce groupe est oriente en sens inverse.
>'2' Sur l'original, le 0 de ce groupe est orienté en sens inverse.
13> Peut-être faut-il lire ^n.
'4) Lire 1, dont la partie supérieure seule a été écrite pour le signe complet.
LE TEMPLE DE KALAliCIIAII.
V. PARTIE DE GAUCHE (SUD).
PREMIER REGISTRE.
(PI. III. V, VI, Vil.)
Le premier registre, au-dessus du bandeau de soubassement précédemment
décrit, mesure 1 m. 64 cent, de hauteur. Les tableaux vont en se succédant de
la paroi est à la paroi ouest en passant, par la paroi sud.
a. Pavot est (pi. VI).
Cette paroi mesure k m. ->o cent, de largeur, mais les tableaux faisant à
proprement parler partie de la décoration de la salle ne commencent qu à
1 m. 10 cent, de la porte, et les 3 m. 10 cent, ainsi décorés sont divisés en
deux tableaux d'inégale largeur, le premier mesurant î ni. 90 cent., le second
1 m. 90 cent. L'espace de 1 m. 10 cent, compris entre la porte et le premier
tableau fait partie de la décoration de la porte et a été décrit avec cette dernière
(voir plus haut, p. 6-8).
Premier tableau (pi. VI, A). — Le roi (» — ►), coiffé du klaft et de l'urœus,
A. 1 , est reçu à l'entrée de la salle par Isis coiffée du diadème D. 5 sur D. 1 ,
et par Mandoulis coiffé du diadème B. 5 sur A. 2 ; il ne porte pas de diadème,
mais au-dessus de sa tête plane un faucon coiffé du disque solaire.
Le roi est nu jusqu'à la ceinture; les chairs et le visage sont peints en rouge,
et cette couleur sera uniformément celle de toutes les figures de rois dans les
deux salles coloriées du temple de Kalabchah. Le klaft royal est décoloré, mais
était probablement à l'origine rayé en violet ou bleu sur fond blanc. Le roi est
vêtu d'un jupon, dont les couleurs ont disparu, mais paraissent avoir été le
bleu et le rouge, d'un long manteau tombant jusqu'aux chevilles, rayé en bleu,
violet, vert et rouge, et de la longue queue pendante, décolorée. Le faucon
planant au-dessus de la tête du roi est bleu, rouge et vert, et coiffé du disque
solaire, rouge.
La déesse Isis, aux chairs violettes, est vêtue de la longue robe des déesses
composée de plumes rouges, vertes, bleues et violettes. Le disque de la coiffure
est peint en rouge, les cornes en noir, le signe I en bleu et en vert, l'urœus et
le coussinet supportant la coiffure en violet.
l*e Temple île kttlnhrhtili. '■*>
18 11. GAUTHIER.
Le dieu Mandouiis est peint en vert, avec collier et bracelets violets; il est
vêtu d'un justaucorps violet couvrant le buste, et d'un jupon court mi-partie
violet, mi-partie rayé en bleu et blanc. La queue pendante est peinte en violet,
ainsi que le sceptre et le symbole & que le dieu tient entre ses mains. Le disque
de la coiffure est rouge, les deux plumes latérales bleues (ou vertes??), les
quatre uraeus violets, et les deux disques coiffant les deux uraeus du baut rouges;
les cornes sont noires. La perruque du dieu est décolorée, mais le bandeau qui
la lixe est violet, ainsi que l'urœus frontal.
5 i a
(?)
i I L. A I ******* A
TlTHE DU TABLEAU : (» ►) i fc^j Ih ^^ I I-
^ - ■ (-) i MB*) î ■'(XM>rfa;»ij3 ! X
(la suite de la légende qui se trouve habituellement tracée derrière le dos du
roi n'a pas été gravée).
is.s : («) ; ï^O^CJ Sô* î ;S©^wrri^X£s
1$ O I il il -^rt /== 1 73a~~a-^pt)
M«»0UL,S:(«)ji^^^|'|J«"lt^îrÎir^V»vl.3
(Voir pour l'oiseau et les coiffures pi. G, nos i, a, 3(1).)
Deuxième tableau (pi. VI, B). — Ce tableau, plus petit que le tableau corres-
pondant du registre supérieur à cause de la porte ici creusée dans la paroi est,
a été, en outre, mutilé; un bloc de pierre, de o m. 70 cent, de longueur sur
o m. h& cent, de hauteur, a disparu tout entier, emportant la coiffure et la
légende du dieu, ainsi que le premier cartouche du nom royal. Le tableau
représente l'offrande de l'œil \ S à une divinité masculine (Mandouiis le Jeune?)
par le roi, coiffé de la couronne du sud B. 6. De la coiffure de la divinité \\
ne reste plus que la tresse caractéristique des enfants (A. 6), et ce débris nous
permet de penser que le dieu est, soit Mandouiis le Jeune, soit llarpocrate.
M Huit planches en couleur contiennent les mieux conservés ou les plus caractéristiques des
sièges, diadèmes et costumes : à savoir les planches E, F, les sièges, les planches G, H, I. J, les
diadèmes, les planches K el I... les costumes.
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 19
TlTBE 1)1 TABLEAU : (— *) j * 1 ^g ^^ ^ _i_ • » I O kL^ * I !
Le no, : (-*) ] (ligne détruite) ] ^ ( V MP-Ï^D ■11^0 | ft U
Mandoulis i>k Jeune (?) : (la légende donnant son nom est détruite) (-. — -)
I^W- ©(»)• 4 0 "J
Le roi a les chahs et le visage rouges, le collier et les bracelets rayés en jaune
et violet (?). Il est nu jusqu'à la ceinture, et porte le long costume tombant
jusqu'aux chevilles, rayé probablement en violet et bleu, mais aujourd'hui très
décoloré et noirci par la fumée, comme toutes les parties basses de cette paroi,
qui paraissent avoir eu à souffrir beaucoup du l'eu. La couronne du sud et
l'uraeus sont violets.
L'œil oudja olfert par le roi est décoloré, mais porte dos traces de vert.
Le dieu (Mandoulis le Jeune ou Harpocrate ) était peint en vert, car la jambe
droite porte encore des traces de cette couleur sous la couche de fumée qui la
recouvre. Il est nu jusqu'à la ceinture, et porte le pagne rayé en vert et rouge(?).
La coiffure n'existe plus, les bracelets devaient être violets, comme le collier.
b. Paroi sud (pi. VII).
Cette paroi mesure 5 m. 62 cent, de longueur: elle est divisée en deux grands
tableaux à quatre personnages chacun, légèrement inégaux : le premier mesure,
en effet, 2 m. 99 cent, de largeur, tandis que le second n'a que 2 m. 70 cent.
Premier tableau (pi. VII, A). — Le roi (— ->■), coiffé du diadème A. 1 1 sur
A. h, offre le symbole de la vie et de la puissance ÎtI à Osiris coiffé du diadème
G. 8, à Isis coiffée du diadème D. 5 sur D. 1, et à Mandoulis coitfé du diadème
G. 9 sur A. h.
Titre du tableau : (— * ) j ( \^*=\ \\\ x , ,££■
le ro, : (^î^CYcfljnr^yMPr^;!^! \VJ
20 II. G U TIIIER.
Isis = (~) J jft | ~ A fl ^ fia Ù ï IL mànî^Q »W
\ I -^m>Q I II A~~A m, O
Le roi est rouge, son collier est composé Je plusieurs rangées d'ornements
divers, où domine la couleur violette. La coiffure se compose du disque solaire
rouge, des cornes noires, des deux plumes rayées transversalement en bleu,
vert, bleu, rouge, etc., et de deux urœus violets coiffés chacun d'un petit disque
solaire rouge. La perruque est bleu foncé, et le bandeau frontal ainsi que
l'urœus dressé à son extrémité antérieure sont violets. Le roi est nu jusquà la
ceinture (laquelle est rayée en bleu et blanc), et porte le jupon empesé pointant
en avant; ce jupon est assez décoloré; on voit encore des rayures bleues à
barrière, et le devanteau, rouge, terminé à son extrémité inférieure par deux
urœus rouges, coiffés chacun d'un disque solaire rouge, est orné de rayures et
d'ornements divers peints en rouge et en bleu. Dans le ftl offert par le roi,
les deux sceptres sont rouges, tandis que le •¥• et le -^^ sont peints en violet.
Osiris a les chairs et le corps bleus, le collier et les bracelets rayés en violet et
rouge. Il est coiffé du diadème alcf, dont les cornes sont noires, les deux disques
rouges, le bonnet central rayé longitudinalement en rouge, violet, bleu, violet,
rouge, violet, vert, violet, rouge, violet, bleu, violet et rouge (le milieu étant
constitué par le vert), les deux plumes latérales vertes, et l'urœus antérieur
violet. Le dieu est vêtu d'un justaucorps violet, et d'un jupon divisé en deux
parties : le devant est rayé en bleu, vert et rouge, l'arrière au contraire est rayé
en vert et blanc; les deux parties sont séparées par un bandeau diagonal rouge et
bleu. La ceinture du haut (au-dessus du justaucorps) est violette et rouge, celle
du bas (entre le justaucorps et le jupon) est verte. Le sceptre, la queue, ainsi
que le signe ►jp tenu par le dieu, sont violets.
Isis a les chairs et le corps violets, le collier, les bracelets et la ceinture
verts. Le disque de la coiffure esl rouge, les cornes noires, le J violet et bleu,
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 21
l'uraeus et le coussinet violets. Le voile est vert, bleu et rouge, la tête de vautour
sur le front est verte; la perruque esl bleu-gris très foncé, presque noire (voir
pi. I, n° 9). La déesse est vêtue de la longue robe collante, composée de plumes
d'oiseau bleues, rouges, vertes; ces plumes sont disposées verticalement et
alternent avec de larges bandes diagonales peintes d'une seule teinte uniforme,
bleue ou verte.
Le dieu Mandoulis a les chairs et le visage bleus, le collier et les bracelets
ornementés et violets. La coiffure se compose de deux cornes noires, six disques
solaires rouges, trois Heurs rayées longitudinalement en violet, vert et rouge,
deux plumes latérales ï violettes, et deux uraeus latéraux violets surmontés
chacun d'un petit disque rouge. La perruque est bleu-gris, le bandeau frontal et
l'uraeus sont violets. Le dieu est vêtu d'un justaucorps formé de sept rangées
horizontales d'écaillés (bleue, rouge, bleue, verte, bleue, rouge, bleue), et
retenu sur les épaules par des bretelles violettes. Une ceinture bleue et rouge
sépare ce justaucorps du jupon: le jupon lui-même se divise en deux parties
nettement différentes : le devant se compose de rangées horizontales décailles
multicolores semblables à celles du justaucorps, le derrière est rayé longitudi-
nalement en noir et vert, et séparé du devant par un bandeau bleu, rouge,
bleu, vert, etc. Il est bon de noter ici une règle qui ne souffre aucune exception
au temple de Kalabchah : dans tous les costumes de divinités masculines, la
partie antérieure du pipon est toujours identique, comme dessin et couleur, au
justaucorps.
Deuxième tableau (pi. VII, B). — (Pour les coiffures en couleur, voir pi. G,
nos 8, 9, 1 o et 1 1 , et pour le costume du roi, voir pi. K, n° 2.)
Le roi (» — >■), coiffé du pschent B. 1 9, est dans l'attitude de l'adoration devant
Mandoulis le Jeune, coiffé du disque et du croissant lunaires surmontant la tresse
de cheveux bouclée (A. 8 sur A. (i), une divinité féminine coiffée de la couronne
B. 7 sans urœus, et dont le nom est détruit (probablement Nekhabit), et la déesse
Ouadjit, coiffée de la couronne du nord, B. 1 1, sans urœus.
Titre nu tableau : (- — *) ! ■ ©(?)*•*"'■* A •¥■.
l. B», : (~)îjfc(î5igiîrc:ii(M<ic*a=iigMtJ
Zïr.l'à-
Mandoulis le Jeune : («— ) j' j^J ^ ^ " j%& m jfy ~ j J j "| m J^ £ ^
22 II. (i U TIIIEli.
t* I ^^ • » * 1 1 1 9 1 • — w- ."\-
I <v '♦Mil J II I
0uawit : ( ~) ? En I T h 7^ j; H I h — ï" H t J ï • À J
I v («) il i i îk- ■ l O
Le roi a les chairs et le visage rouges, le collier et les bracelets verts. 11 est
coiffé du pschent, dans lequel la couronne du sud est violette, celle du nord
bleue et rouge; l'uraeus frontal est également violet. 11 est vêtu d'un justaucorps
formé de cinq rangées horizontales d'écaillés (bleue, rouge, bleue, verte, bleue),
et du jupon empesé pointant en avant, spécial aux rois. L'avant de ce jupon est
très décoloré, mais on peut encore reconnaître qu'il était orné de rayures
convergentes bleues, rouges, et violettes, aboutissant toutes à la pointe anté-
rieure; l'arrière est rayé longitudinalemenl en bleu et blanc; le devanteau
retombant verticalement sur le tout est rouge, ainsi que les deux uneus et les
deux disques qui les coiffent, et orné de dessins et rayures bleues. La ceinture
du roi est violette, ainsi que la queue pendant derrière le jupon.
Le dieu Mandoulis a les chairs et le visage verts, les bracelets bleus; le collier
est constitué de plusieurs rangées d'ornements divers, multicolores. Il est coiffé
du disque et du croissant lunaires ^,: le disque est rouge, le croissant bleu.
La perruque est bleue, le bandeau frontal et l'uraeus sont violets; quant à la
tresse de cheveux \, elle est décolorée. Le dieu est vêtu d'un justaucorps com-
posé de six rangées horizontales d'écaillés (bleue, rouge, bleue, verte, bleue,
rouge), retenu aux épaules par des bretelles tachetées de rouge. — d'une
ceinture bleue, rouge et verte — d'un jupon divisé en deux parties (l'avant
pareil au justaucorps, l'arrière rayé longitudinalement en bleu et blanc, el
séparé de l'avant par un bandeau rouge . bleu et vert). Le sceptre, la queue el
le ■¥> sont violets.
La déesse Nekhabit(?) avait probablement les chairs et le visage bleus, mais
la couleur en a disparu; les bracelets sont violets et rouges. Elle est coiffée du
bonnet de la Haute-Egypte, peint ici en violet (bien qu'il s'appelât le blanc),
llanqué des deux plumes latérales vertes et serties de rouge sur toute l'étendue
de leur contour. La tète et la gorge sont détruites. La déesse est vêtue d une
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 23
longue robe descendant de la poitrine jusqu'aux chevilles et ue laissant à mi
que la gorge et les pieds; le fond de cette robe est rouge, et par-dessus ce fond,
un quadrillage forme des losanges blancs; les intersections de chacune des lignes
constituant le quadrillage, ainsi que le centre de chacun des losanges, sont
marqués d'un point violet. Le sceptre de la déesse est vert.
La déesse Ouadjit a les chairs et le visage verts, le collier et les bracelets
ornementés et multicolores, la ceinture rouge et bleue. Elle est coillée de la
couronne du nord, peinte ici en bleu (bien qu'elle s'appelât la rouge}; le Ç
de la couronne est rouge. Elle est vêtue de la longue robe de plumes, analogue
à celle d'Isis au tableau précédent, mais sans aucune trace de couleur verte.
Le sceptre est violet, contrairement à l'usage, qui était, de représenter les
sceptres des déesses en vert.
c. Paroi ouest (pi. III, A et B, et pi. V, A).
Cette paroi mesure 5 m. 90 cent, de largeur, et se divise en trois tableaux de
chacun trois personnages, larges respectivement de 1 m. ob cent.. 1 m. 80 cent,
et 2 m. 1 5 cent.
Premier tuîleau (pi. V, A). — (Pour la coiffure de la déesse Ouadjit. voir
pi. G, 11° 12.)
Le roi (» — >-), coiffé de la couronne du sud, B. (1, offre un objet qui est
détruit, mais que la ligne 1 (titre du tableau) indique comme étant le vase
à huile w, à Mandoulis le Jeune tout nu et coiffé de la tresse bouclée des enfants.
A. 6, surmontée du diadème C. 9, et à une divinité féminine dont le nom est
détruit, mais qui doit être Ouadjit. d'après sa coiffure ^J (B. 1 1).
Titre du tableau : (- — ») ] -<*=- Tn (») - ^ ■ ^ZllL1"^'
Le «<>■:( — )K Wfcsajii Jl^JlXf |i UJZV
Mandoclis le Jeune : („) { j^^V.'T^ | f|JL - Hd^ î
2 I I I ■ ^~v~A A ©
|l|9/]. j/1_..:»_\ '" I I=™z " A — '* *■
_l (sir'l
Oi ADJur : - — « i I %"' (ligne détruite
M© m. I V D
va:-
Le roi a les chairs et le visage rouges, le collier et les bracelets ornementés
2â II. GAUTHIER.
et multicolores. Il esl coiffé de la couronne du sud (dite couronne blanche*),
peinte en violet, et de l'urœus, également violet. Il est vêtu du costume ordinaire
des rois (jupon empesé pointant en avant), plus ornementé que les précédents,
mais très effacé et décoloré.
Mandoulis le Jeune a les chairs et le visage violets, le collier et les bracelets
ornementés et multicolores. Il est coiffé du diadème déjà décrit (voir pi. G,
ii° 7), très décoloré, et présentant cette particularité que les deux urœus latéraux
(violets) ne sont pas surmontés des disques habituels. La perruque est bleue,
le bandeau frontal et l'urœus sont violets; la tresse de cheveux parait avoir été
bleu-gris assez foncé. Le dieu est absolument nu, porte le sceptre (violet) et
le signe ■¥■, mais n'a pas le doigt à la bouche, malgré la tresse de cheveux
indiquant qu'il est considéré comme enfant. Il porte au cou une amulette en
forme de cœur, décolorée.
La déesse Ouadjit a les chairs et le visage décolorés, les bracelets, la ceinture
et les bretelles violets, le collier rave en rouge. Elle est coiffée de la couronne du
nord, où le Jt est bleu, le ç rouge, et le bord inférieur violet. Un urœus violet
se dresse sur le front de la déesse. Ouadjit est vêtue de la longue robe de plumes,
violettes et bleues, fort bien conservée, et terminée à son extrémité inférieure
par des franges alternativement rouges et bleues. Le sceptre est vert, le signe ■¥■
semble avoir été bleu(?).
Deuxième tableau (pi. III, B). — Le roi (» — >■), coiffé du diadème B. 3, offre
l'encens t à Mandoulis, coiffé de la couronne B. 7 sur A. ^ , et à une déesse dont
le nom est détruit, mais qui doit être Ouadjit. d'après sa coiffure, ^J (B. 1 1).
Titre du tableau : (» — ► ) 1 ■<*- I * t~~~*i m T~Tl\\'
l< »o, : (-)r*(S5igii3g(K»raa=itë1i IXJïJ
Mandoulis : («—) , g/\ ^ \ , J^^j ^ — | e11Ul=w^
^A | ^»vArTTTT~^DJ V^ — (peut-être y avait-il encore après k. — le signe "^^)-
r\ 1 \*! i- n oi .0.1 n "• <£, '
U&Jd n 1
(sir)
LE TEMPLE DE K \l.\r.CII \ll. 25
Le roi a les chairs et le visage rouges, les bracelets violets (?) , le collier
composé de plusieurs rangées multicolores, de teinte générale violette. Le disque
de la coiffure esl violet, les deux plumes sont vertes, les cornes noires; il n'y
a pas d'uraeus (voir pi. H, n" 1). Le roi est vêtu d'un justaucorps violet, d'un
jupon mi -partie violet, mi -partie rave en vert et violet (les deux moitiés étanl
séparées par un bandeau rouge, bleu, rouge, bleu, etc.), et d'un long costume
multicolore, mais très effacé (rayé longitudinalement en violet, rouge et bleu),
tombant jusqu'aux chevilles. La ceinture est décolorée, la queue violette.
Le # offert par le roi aux divinités est décoloré, sauf la flamme et les deux
grains, qui sont rouges.
Le dieu Mandoulis est absolument décoloré, parce qu'il se trouve au-dessous
de la fenêtre et a reçu l'eau et tout ce qui pouvait tomber de cette fenêtre. Seul
le sceptre a conservé quelques traces de violet.
La déesse Ouadjit a les chairs et le visage violets, mais cette couleur a passé
par endroits au rouge cuivre, par décoloration. Le collier et les bracelets sont
rayés en vert et rouge. La coiffure est la couronne du nord (bleue et rouge)
avec l'uranis, violet. La déesse est vêtue de la longue robe de plumes rouges et
bleues, semblable à celles précédemment décrites, mais beaucoup plus mutilée
et décolorée. Le sceptre a perdu sa couleur, le signe ■¥• tenu par la déesse est bleu.
Troisième tableau (pi. III, A). — Le roi (. — »-), coifle du pschenl B. 1 a , offre
encore l'encens ^(?) (l'objet est cassé et il ne reste que 7), mais cette fois à
Osiris coiffé de la couronne C. 8. et à Isis coiffée du diadème D. 3 surD. î.
llTIÎE DU TAISLEAl : (» ► | a~~a ! • ~ Jl I -=— ' I »~*** •
I ^m i I • x i ' ^v^ I m <■ « («) ■=»- »>~~\
™=si "V V V '» a — I"-"-»-,,** io oT% vie?)
— h- I JRsJ^ JM ^»»i^-i-^^ tt I A I TÊ wn
Le Temple de Kalabchah. h
26
IL GAUTHIER.
[SIS : (-
hI/i. i i â ■? l»j ^ m © ï «\ ï % ^ £i
T 1 1 1 I I » I 5^
Tout ce tableau est absolument décoloré, de même que le tableau voisin
Taisant partie de la section nord de la salle.
DEUXIÈME REGISTRE.
(PL VIII, IX. X.)
Ce registre a la même hauteur tjue le premier (1 m. (i'i cent.), et sa décora-
tion est semblable. Il comprend, comme le précédent, sept tableaux, dont deux
sur la paroi est, deux sur la paroi sud, et trois sur la paroi ouest. La plupart
des divinités sont assises sur leur trône, tandis qu'au premier registre elles
étaient toutes debout.
*
a. Paroi est (pi. IX, A).
Celte paroi (déduction laite de la décoration spéciale de la porte d'entrée :
voir plus haut, p. 6-8) est large de 3 m. 8o cent., et se partage en deux tableaux
égaux de i m. qo cent, chacun de largeur.
Premieb tableau (voir pi. E, n"s i et .2, pour les sièges d'Osiris et d'Isis). —
J>(i roi (» — ►), coiffé de la couronne A. 1 1 sur le bonnet A. 'i , offre les millions
d'années &l à Osiris et à Isis assis. Osiris porte la coiffure C. 8. Isis la coiffure
D. 5 surmontant le voile D. i .
Titre du tableau : (- — » ) | — ^- ^ ?», m „ [*~I^At '
i-..». : (~ > ; s(m^| ï r~(EHs!ÏHJiJ \ÎU
C^* A 8 A 1
-III»
I
©
\\\
LE TEMPLE DE KALABCHAH. ±1
Le roi a les chairs et le visage rouges, le collier rayé en verl et violet, les
bracelets verts. Le disque de la coiffure est rouge, les cornes noires, les plumes
sont rayées transversalement en violet, rouge et vert, les deux urseus sont
violets, et nulles chacun d'un disque rouge. La perruque, absolument décolorée,
recouvre l'oreille et la cache complètement. Le bandeau frontal el l'urœus sonl
violets. Le roi ne porte pas ici la I cesse de cheveux pendante sur l'épaule, qu'il
a généralement. L'ensemble de la coiffure a beaucoup moins de rouge que les
autres coiffures analogues : le vert et le viole! \ dominent.
Le roi est vêtu d'un justaucorps verl. d'un jupon mi-partie violet (devant),
mi-partie rayé vert et violet (derrière), et d'un long costume rave vert et violet
(mais d'où le violet a presque totalement disparu), tombant jusqu'aux chevilles.
La queue esl violette. Dans le \&\ , qu'il offre aux divinités, le personnage du
milieu et le disque sont rouées, les deux pousses j et le -^^ sont verts.
Osiris a les chairs el le visage bleus, les bracelets violets (ou noirs), le collier
rouge et verl, les bretelles et les ceintures violettes. La coiffure est le diadème
alof. dont les cornes sont noires, le bonnet central violet, les disques rouges,
les plumes vertes, l'urœus antérieur rouge (?) (voir pi. H, n° a). Sur l'épaule
retombe la tresse, peinte ici en rouge, alors que sa teinte habituelle est le violet.
Le dieu est vêtu d'un justaucorps (décoloré) et d'un jupon court rave longitudi-
nalement en vert et violet. La queue est seulement peinte en violet, et n'a
pas été sculptée.
Pour le siège, voir pi. E, n° 1 . Le dossier en est rouge, le double encadrement
(extérieur et intérieur) violet; l'intérieur du cadre est orné de rangées horizon-
tales d'écaillés alternativement bleue, verte, bleue, rouge, bleue, verte, etc.;
le petit carré de droite était orné d'un dessin, qui a disparu. Le socle est divisé
en deux moitiés dans le sens de la largeur; la partie supérieure est elle-même
subdivisée en sept compartiments égaux, dans lesquels étaient peints des dessins
variés et multicolores, aujourd'hui effacés; la partie inférieure esl subdivisée en
trois compartiments égaux à l'intérieur desquels sont tracées quatre lignes horizon-
tales parallèles (violette, rouge, verte, violette); l'encadrement du socle est violet.
Isis a les chairs et le visage violets; le collier et les bracelets sont décolorés.
Elle porte la coiffure ordinaire des Isis (voir pi. G, n° 2) : le I l'urœus et le
coussinet en sont violets, le disque rouge, les cornes noires. Le voile est bleu,
rouge, et vert; la tète de vautour sur le devant du front est verte. La déesse esl
vêtue de la longue robe de plumes multicolores (très effacées); son sceptre est
vert, l'our le siège, voir pi. E, n" •>. Le dossier en est rouge, le double encadre-
ment multicolore; il est orné de lignes verticales parallèles divisées sur toute
'1.
28 II. GAUTHIER.
leur hauteur en zones multicolores (bleu, vert, bleu, violet, bleu, vert, bleu,
violet, bleu). Le petit carré porte sur un fond vert le groupe * fi. dans lequel
les deux sceptres et le ■¥• sont rouges, le -^ violet, et le losange central du -*^
rouge encadré de blanc. Le socle est divisé en deux moitiés transversales, subdi-
visées chacune en six compartiments égaux, renfermant des dessins variés et des
ornements rectilignes multicolores, dont les teintes sont assez bien conservées.
Le cadre du socle est violet.
Deuxième tableau (voir pi. E, n° 3, pour le siège de Mandoulis). — Le roi
(m — ► ), coiffé du diadème C. 9, offre un objet cassé et difficile à reconnaître, (.
à Mandoulis assis, coiffé du diadème B. 7 sur le bonnet A. à, et à la déesse
Ouadjit debout, coiffée de la couronne du nord, r>. 11, sans uraeus. Le graveur
a interverti les deux lignes du bas concernant l'offrande du roi et le présent fait
par le dieu Mandoulis en échange (1. 1 et 7).
Tenu: du tableau (?) : (— ->-) j Aj ^^ , , , 7; 1 g y^ ( cette phrase
doit être placée en réalité à la ligne 7, dans la bouche de Mandoulis).
Zïrâ'à-
Mandoulis : (— ) ] j^^^V^ll îevïvl^Ç'"' %
11 II -^ (cette ligne 7 doit être placée en réalité à la
ligne 1, dans la bouche du roi, et constitue le titre du tableau).
Ouadjit : («— ) \ j^| \\ Tfj -^ 3& m \ \ «Rj ~ 'f ~ ^ f g,
I \\ J
1119
Le roi est peint en rouge, selon la règle, et ses bracelets sont verts. 11 est
coiffé du diadème déjà décrit plus haut à propos de Mandoulis (voir p. 2 1). très
mutilé et décoloré. 11 est vêtu d'un justaucorps vert, et du jupon empesé pointant
en avant particulier aux rois, orné de rayures longitudinales très larges, multi-
colores, et bien conservées. La ceinture est bleue, rouge et violette. La queue
"' Ou peut-être + (?) : l'objet détruit offert par le roi sérail dans ce cas un miroir(?).
LE TEMPLE DE k VLABCHAH. 29
est violette; les débris de l'objet que le roi offre aux divinités sont décolorés.
Mandoulis a les chairs tout à l'ail décolorées, mais on y aperçoit encore
quelques traces permettant d'affirmer quelles étaient peintes en bien; son
collier est violet, rehaussé de lignes vertes; ses bracelets et bretelles sont violets,
les ceintures multicolores. Il est coiffé du diadème aiïf sans cornes ni disques
solaires : le bonnet du sud y est violet, les deux plumes latérales vertes. La
perruque est d'un bleu très foncé, presque noir, et le bandeau frontal est violet.
Le dieu est vêtu d'un justaucorps qui semble avoir été violet, et d'un jupon rayé
longitudinalement en vert et violet. Le sceptre, la queue el le signe •¥■ sont violets.
Le siège a le dossier rouge, le double encadrement violet. La décoration se
compose de deux parties différentes : la moitié supérieure consiste en rangées
horizontales d'écaillés, toutes violettes; la moitié inférieure porte un lion (?)
assis sur ses pattes de derrière, peint en violet (mais presque partout décoloré
en jaune-rouge), sur fond bleu (?). Dans le petit carré de droite, le symbole de
l'union du Sud et du Nord wtfw, décoloré, est peint sur fond violet. Le socle a
son encadrement violet. Il est divisé, comme les socles des deux sièges précé-
dents, en deux moitiés dans le sens de la largeur; la moitié supérieure est elle-
même subdivisée en sept compartiments égaux contenant des dessins divers et
multicolores, assez peu reconnaissahles; la moitié inférieure est subdivisée en
quatre compartiments égaux, dont trois portent des ornements géométriques, et
le quatrième un homme étendu, les mains attachées derrière le dos. Le rouge et
le vert sont les couleurs dominantes.
La déesse Ouadjit, représentée debout, a les chairs et le visage décolorés
(peut-être originairement bleus); ses colliers, bracelets et ceinture sont violets
(les bracelets des chevilles sont raves, tandis que ceux des bras sont tout unis).
Elle est coiffée de la couronne du nord ^7 bleue et rouge, sans urœus, et à
rebord inférieur violet. Elle est vêtue de la longue robe collante des femmes,
tombant jusqu'aux chevilles : le fond est, vert, et des lignes brisées violettes
(verticales en haut Ili}, horizontales en bas ZZZZ) courent sur ce fond. Le
signe Hp tenu par la déesse est bleu; elle n'a pas de sceptre dans sa main droite,
qui est élevée verticalement contre l'épaule de Mandoulis.
6. Paroi sud (pi. VIII).
Cette paroi se divise en deux tableaux de mêmes dimensions que ceux du
premier registre, mais beaucoup moins bien conservés, et chacun légèrement
30 II. GAUTHIER.
mutilé par la présence d'une fenêtre de o m. g3 c. de hauteur sur o m. 79 c.
de largeur creusée au sommet de la paroi , en son milieu.
Premier tableau (pi. VIII, A). -- Le roi (. — ►). coiffé du pschent B. 1 2, offre les
deux couronnes du sud et du nord, k utW, à Harendotès hiéracocéphale et
coiffé aussi du pschent B. 1 9 , à Hathor coiffée du diadème D. 3 sur le voile D. 1 .
et à Mandoulis le Jeune coiffé seulement de la perruque et de la tresse bouclée
(A. (\), tous les trois assis (pour les sièges, voir pi. E, u"s h . 5 et (>).
TlTRE DU TABLEAU : (— * ) ]i— '^P^S/^^^ff-
Harendotès : -> — «) 1 1^1 (««) ^1 |- f 1 *~~* ♦
©
Hathor : (-
Ï1V1LS
©
n.-
C"
(?)
©
i.O
JOV
e 1 11
Mandoulis le Jeune : (
,3/A— ;!"!-; "*^n
de 0 m. 60 cent, en hauteur et o m
> f I
^ïiyl^^ï-^j^fj^wïC1^ détruite)
[La fenêtre, qui empiète sur le tableau sur une surface
> 2 cent, en largeur, n'a pas permis au
décorateur de donner une coiffure à Mandoulis enfant. lequel est. du reste,
représenté le plus souvent ainsi, sans diadème.]
Le roi a les chairs et le visage rouges, le collier vert, les bracelets violets el
verts. Il est coiffé du pschent (le bonnet du sud violet, celui du nord bleu et
rouge) et de l'uraeus violet (voir pi. (î. 11" 8). 11 est vêtu d'un justaucorps com-
posé d'écaillés en rangées horizontales vertes, rouges et violettes, et du jupon
empesé pointant en avant, spécial aux rois (voir pi. k. n" 3); la ceinture est
violette, ainsi que la queue; le jupon est multicolore, avec prédominance du
rouge, du vert et du violet. Le devauleau est divisé en compartiments portant
ebacun un dessin spécial, et terminé à sa partie inférieure par deux uraeus
violets. Les deux couronnes que le roi offre aux divinités sont peintes aux mêmes
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 31
couleurs que dans le pschenl dont il est coiffé : celle du sud est violette, celle
iln nord est bleue et rouge.
Harendotès, hiéracocéphale, est coiffé «lu pschent aux mêmes couleurs que
celui du roi. Il a les chairs et le visage bleus, lé collier et les bracelets violets.
Le voile est rayé en violet et bleu. Le justaucorps, décoloré, parait avoir été
violet el vert; la ceinture est violette, le jupon rayé en vert et violet. La queue.
le sceptre et le signe ■¥- sont violets.
Pour le siège, voir pi. E. n° h. Le dossier est rouge, le double encadrement
est violet, La décoration consiste en carrés multicolores et en losanges tous
rouges; ces derniers ont disparu sur toute la moitié inférieure. Le petit carré
porte une Heur violette et rouge sur fond décoloré. Le socle est composé de sept
rectangles emboîtés les uns dans les autres, de couleurs différentes (le plus
extérieur, formant cadre, est, violet, puis vient un bleu, un vert, un rouge, un
bleu, un vert, un bleu, el tout à l'intérieur, une ligne droite horizontale violette).
La déesse Hathor a les chairs et le visage violets, le collier vert; les bracelets
sont décolorés, mais étaient probablement aussi verts. Elle <^st coiffée des cornes
noires entre lesquelles est engagé le disque solaire rouge, et de l'uraeus violet
(voir [il. II. n° 3). Le voile est vert, bleu, rouge et violet, la tète de vautour du
front est verte. La robe est divisée en zones parallèles de couleurs diverses (bleu,
rouge, vert, bleu), et sur la jambe cette robe est rayée en violet et bleu. Le
sceptre est vert, le signe >*• est bleu.
Pour le siège, voir pi. E, n° 5. Le dossier et le double encadrement sont
\iolets. La décoration consiste en rangées horizontales d'écaillés multicolores:
le petit carré de droite porte le symbole ^| très effacé. Le socle est encadré
de violet, et décoré de dessins uniquement géométriques, peints en vert et en
violet; cette dernière couleur est devenue presque partout jaune cuivré, mais il
n'y a nulle part trace de rouge ni de bleu.
Mandoulis le Jeune a les chairs et le visage bleus; le collier est ornementé
en violet, rouge et vert; les bracelets, la queue (repliée derrière la jambe par
manque de place), le sceptre et le signe $■ sont violets. Il n'a pas de coiffure, et
porte simplement la perruque bleu-noir et l'uraeus frontal violet. La tresse
caractéristique des enfants est peinte en vert (voir pi. 11. n" '\). Le justaucorps csl
vert, les ceintures violettes, le jupon rayé eu vert et violet.
Pour le siège, voir pi. E. n" (i. Le dossier est rouge, le double encadrement
violet; la décoration consiste en lignes brisées disposées horizontalement et
parallèles r^T, alternativement violette, verte, violette, bleue, violette, verte.
violette, bleue, etc. Le petit carré de droite contient une Heur de lotus rouge,
32 II. GAUTHIER.
bleue et verte, sur fond bleu. Le socle est encadré de violet. La décoration
consiste en onze rectangles disposés verticalement, et juxtaposés; ds sont alterna-
tivement violets et bleus, et l'intérieur des rectangles violets est coloré en vert,
tandis que l'intérieur des rectangles Meus est coloré en rouge.
Deuxième tableau (pi. VIII, li). — Le roi (» — >-), coiffé simplement du kla/t
rayé et de l'uraeus, A. 1, offre l'emblème de la Justice et de la Vérité, u . à
Amon-Ra-Harmakbis, hiéracocéphale et coilfé des longues plumes et du disque
solaire, A. 1 2 , à la déesse Tanennit d'Héliopolis(?) coiffée du pschent IL 1 a (sans
uraeus) sur le voile D. 1, et à Mandoulis coiffé du diadème C. o,; les deux dieux
sont assis sur le trône habituel (voir pour ces deux sièges, pi. F, nos 1 et •»),
mais la déesse est représentée debout.
Titre du tableau : (» — ► )
Le ro, : (~) |S( M±] j' (ligne détruite) \<j(ï ~ '^fâ'
*-»**"'"» ■■ (— ) î w\ H] ™ J^l I — ï i 41 \ M
<? m
MAx,,orus:(^)yj^^^\,^"|t^Tr^r^r:<^^^r
,3 ±-*^^~ 1 1
m I £^^^ a îf
Le roi a les chairs et le visage rouges, le collier et les bracelets violets. Il ne
porte aucune couronne, mais simplement le hlaft rayé en bleu et violet, et 1 uraeus
violet (voir pi. H, n° 5). Le justaucorps est vert, la ceinture violette et rouge.
Le jupon empesé est analogue aux précédents; les deux uraeus terminant le
devanteau à sa partie inférieure sont violets, et le devanteau lui-même est
rouge et violet; le devant du jupon est multicolore, le derrière rayé vert et violet.
" Sur l'original , la déesse porte une plume ï aussi bien sur les genoux (au lieu du signe ■¥•) 'l'"'
sur la tète.
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 33
La queue est violette. Le symbole \i offert par le roi a le corps bleu, le
visage rouge, les deux plumes l rouges, le ■«■^ vert et serti de rouge à sou bord
supérieur.
Le dieu Amon-Ra-lIarmakhis, hiéracocéphale, a les chairs et le visage bleus,
les bracelets rouges, verts et violets, les bretelles violettes, le klajï rayé en
vert et violet et terminé à son bord inférieur par une lisière analogue aux
bracelets; le collier est rayé en vert et violet comme le klnfl. La coiffure (voir
pi. Il, n° 6) a le disque rouge, l'urseus violet, les deux longues plumes caracté-
ristiques d'Ainon divisées en zones horizontales alternativement bleue, rouge,
bleue, verte, bleue, rouge, bleue, verte, etc. Le justaucorps est composé de
rangées horizontales d'écaillés vertes, bleues et violettes; les ceintures sont
rouges, vertes et violettes, le jupon est rave en vert et violet. La queue, le sceptre
et le signe •¥■ sont violets.
Pour le siège, voir pi. F, n° 1. Le dossier est rouge, le double encadrement
violet. La décoration consiste en rangées d'écaillés vertes, bleues, rouges, bleues,
vertes, etc.. disposées en \y, parallèlement les unes aux autres. Le carré de
droite porte le symbole Pri, blanc (?) sur fond rouge. Le socle est encadré de
violet, et se divise en deux moitiés dans le sens de la largeur; celle du bas ne
comporte que des lignes droites, horizontales et verticales, formant trois com-
partiments, et peintes en violet et rouge; celle du haut consiste en cinq com-
partiments, dont trois décorés de fTl violets, et les deux autres ornés de
fleurs(?), effacées, sur fond vert. Encadrant en haut et en bas la moitié inférieure
du socle, sont peintes deux lignes parallèles d'ornements rectangulaires rouges,
verts, violets, verts, rouges, verts, violets, verts, etc.
La déesse Tanennit, debout, a les chairs et le visage bleus, les bracelets
violets, le collier ornementé vert et violet. Elle est coiffée du pschenl (bonnet du
sud violet, bonnet du nord bleu et rouge), sans urseus. Le voile est violet; la
coiffure est celle que nous avons déjà décrite lorsqu'il s'est agi des déesses Isis
et Hathor, mais elle est détruite. La déesse est vêtue de la longue robe de
plumes multicolore (rouges, bleues, vertes). Le sceptre est vert, bordé de rouge
à l'extrémité supérieure; le signe •¥• est bleu.
Le dieu Mandoulis a les chairs et le visage bleus, le collier rayé en vert et
violet, les bracelets verts et violets, la ceinture verte, les bretelles vertes. Il est
coiffé du diadème déjà décrit à la page 21 (voir pi. G, n° 7) : les cornes sont
noires, les six disques rouges, les urseus violets coiffés chacun d'un disque rouge,
tlJ Même remarque que ci-conlre, p. 3a, note.
Le Temple de Kalabchah. 5
34 11. GAUTHIER.
les trois fleurs rayées longitudinalement en violet, vert et rouge. La perruque
est bleue, le bandeau frontal et Furaeus violets. Le dieu est vêtu d"un justau-
corps violet, d'un jupon rayé en vert et violet. La queue, le sceptre et le signe ■¥■
sont violets.
Pour le siège, voir pi. F, n° 2. Le dossier est rouge, le double encadrement
bleu. La décoration consiste en un quadrillage de lignes perpendiculaires uni-
quement violettes et vertes. Le petit carré de droite porte une fleur de lotus
bleue et verte sur fond décoloré. Le socle est encadré de violet, et se divise
en trois compartiments superposés :
i° Celui du haut est divisé en huit sections contenant des fleurs et des rosaces
de diverses couleurs;
a° Celui du milieu consiste en huit -^ alternativement bleu, rouge, bleu,
vert, bleu, etc.;
3° Celui du bas est divisé suivant sa longueur en trois sections, comprenant
de larges bandes horizontales violettes et rouges.
c. Paroi ouest (pi. IX, B, et X).
La paroi ouest mesure 5 m. 90 cent, de largeur, et se divise en trois tableaux
de chacun trois personnages : le premier est large de 1 m. 9b cent., le
second de 1 m. 80 cent., le troisième de 2 m. i5 cent. Au milieu du second
tableau est percée une fenêtre de 0 m. 93 cent, de hauteur sur o m. 78 cent, de
largeur.
Premier tableau (pi. IX, B). — Le roi (- — ► ), paraissant être coiffé du simple
T, à Isis assise coiffée du diadème
ebout coiffé de la tresse bouclée des
klnft rayé A. 1, offre deux tiges de papyrus,
D. 3 sur le voile D. 1 , et au dieu Harpocrate ( 1
enfants A. 6 et du pschent B. 12; ce dernier est absolument nu sous un grand
manteau entr'ouvert (voir pi. K, n° 6); il porte la main droite à sa bouche et
tient de la main gauche un oiseau relth, Tf* . par les ailes.
TlTllE DU TABLEAU : (— *) ! [ £^ J ~"d «ÏT */ ' T " inn£ m 0e del'mei' Slëm PSl
indistinct).
u „o, : (~) ; mŒmA) ï HdHœHïU ! ïï\U
LE TEMPLE DE KALABCHAII. 35
©
I I I
9 (•«) '
Le roi a les chairs et le visage rouges, les bracelets et le collier violets. Il ne
reste plus de coiffure visible, et il semble qu'il ait porté simplement le hlaft
rayé en bleu et violet (voir pi. II, n° 5). Il est nu jusqu'à la ceinture, et celle
dernière est violette. Il est vêtu du jupon court empesé, pointant en avant. Les
Heurs qu'il offre aux divinités sont vertes, et bordées de rouge à leur extrémité
supérieure.
Les chairs et le visage d'Isis sont décolorés, ainsi que le collier et les bracelets
et la plus grande partie du voile; ce dernier semble pourtant avoir été peint en
rouge et en bleu. La déesse est coillée du disque rouge inséré entre les cornes
noires, et de l'urœus violet. La robe de plumes est multicolore (bleue, rouge,
verte, violette); le sceptre est vert, le signe •¥- tenu par la déesse est bleu.
Pour le siège, voir pi. F, n° 3. Le dossier est rouge, le double encadrement
violet. La décoration consiste en un quadrillage multicolore, les couleurs des
différents petits carreaux étant disposées de façon à former des lignes de la
lorme suivante f\f\f\, alternativement bleues, vertes, bleues, rouges,
bleues, vertes, bleues, etc. Le socle est très effacé et décoloré. Il se divise en
deux longues moitiés superposées; la moitié supérieure est elle-même subdivisée
en sept compartiments, ornés de rosaces et de fleurs bleues et vertes; la moitié
inférieure est ornée d'une succession de lignes verticales juxtaposées, alternati-
vement bleues et vertes. L'encadrement du socle est violet.
Harpocrate a les chairs et le visage violets; le collier est constitué de plusieurs
rangées rouges et bleues: les bracelets sont rayés, mais ont perdu leurs couleurs.
Le dieu est coiffé du pcAen/(bonnet du sud violet, bonnet du nord bleu et rouge,
urseus violet), et porte la tresse bouclée des enfants, décolorée, mais paraissant
avoir été violette (voir pi. H, n" 7). Il est tout à fait nu, sous un grand manteau
largement ouvert (voir pi. Iv. n° G): le fond du manteau est bleu, et les bords
sont composés de lignes parallèles divisées chacune en petits rectangles multi-
colores; les couleurs des rectangles de deux lignes voisines (bleu, rouge, vert
et violet) sont disposées de façon à s'alterner, et l'ensemble devait être du
5.
30 II. GAUTHIER.
plus bel effet. L"oiseau tenu à la main gauche par le dieu paraît avoir été vert.
Deuxième tableau (pi. X, A). — Le roi (» — ►), coiffé du diadème B. 8, offre
le lait, sous la forme de deux vases iir à Mandoulis le Jeune assis coiffé de
la tresse et du bonnet, A. 6, avec uraeus, et à la déesse Ouadjit debout coiffée
de la couronne du nord, B. 1 1 , sans urœus. Aucune des deux divinités ne tient
le sceptre. Le dieu Mandoulis est représenté sous les traits d'un enfant, avec la
tresse de cheveux caractéristique, et portant un doigt à sa bouche. Une fenêtre,
large de o m. 78 cent., empiète sur le tableau sur une hauteur de o m. ho cent.,
et sa présence a obligé le décorateur à graver la ligne 5 dans le sens horizontal,
immédiatement au-dessous de l'ouverture.
Titre du tableau : (» — *•) j t~~~\{ i "_ïll%'
Lb „o, : (~) J ""à] j — ..fàîllOI j <t (le reste
de la légende n'a pas été gravé).
Mandoulis le Jeune : (*— ) j ~\" l'j^ltl^ ï ££ î î ^ .7!"^ T '
' \vi\\ %*\\mQ\ I i I O(-) m i i I L S.A "\ vl
"^^ I i (la ligne 8 n'est pas visible sur la photographie, qui avait été
prise avant que le bloc en contenant les débris n'eût été remis en place).
Le roi a les chairs et le visage rouges, le collier et les bracelets bleus. 11 est
coiffé du diadème alef sans cornes : le bonnet du sud est violet, les deux plumes
vertes serties de rouge à leur bord extérieur, le disque rouge et l'uraeus violet.
11 est vêtu d'un justaucorps décoré d'écaillés en rangées horizontales vertes et
violettes, et du jupon empesé spécial aux rois. La partie postérieure du jupon est
rayée en vert et violet , le devanteau est rouge et bleu , terminé à son extrémité infé-
rieure par deux urseus rouges; la partie antérieure est violette et bleue, la pointe
est rayée en rouge, vert et bleu. La queue esL violette, ainsi que la tresse retom-
bant sur l'épaule. Les deux vases offerts par le roi ont une forme toute spéciale
(voir la photographie); le haut est rouge, le bas et les deux oreilles sont violets.
Mandoulis est tout à fait décoloré, parce qu'il est placé au-dessous de la
fenêtre, et a reçu l'eau qui en descendait. Du socle du siège, il reste seulement
quelques losanges formés de carreaux rouges juxtaposés; le centre de chacun
des losanges est marqué par un carreau rouge.
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 37
La déesse Ouadjit a les chairs el le visage verts, le collier et les bracelets
rouges (avec peut-être un peu de bleu ou de violet). Elle est coiffée du bonnet
de la Basse-Égvpte, qui n'est pas uni, comme à l'ordinaire, mais tacheté de
petits cercles; le tout est peint en bleu, et le Ç de ^ est rouge; il n'y a pas
d'urœus (voir pi. H, n° 9). La déesse est vêtue de la longue robe de plumes
ordinaire, très effacée et décolorée. Elle est debout, et le -^ qu'elle tient à la
main n'est pas bleu, comme c'est généralement l'usage pour les déesses, mais
bien violet.
Troisième tableau (pi. X, B). — Le roi (— *), dont la coiffure est détruite,
sauf quelques débris du bonnet à bandeau frontal, A. h, offre les étoffes(?) à
Mandoulis coiffé du diadème B. 7 sur le bonnet A. h, et à la déesse Ouadjit
coiffée de la couronne du nord, B. 1 1, sans ureeus.
Titre du tableau : (— -) j ^ (.wr) q ,(.■,)'! , 1 î
0»aw1t:(— ) , |fjj,,88|| | .ftf.
*1
III 95
Les couleurs de ce tableau ont totalement disparu.
VI. PARTIE DE DROITE (NORD).
PREMIER REGISTRE.
(PL XI. XIII, XIV, XVI, B, XVIII, B.)
Ce registre, mesurant 1 m. 6^1 cent, de hauteur comme dans la moitié sud
de la salle, comprend toute une série de tableaux commençant sur la paroi est, à
38 II. GAUTHIER.
droite do la porte d'entrée, se poursuivant sur la paroi nord, et se terminant au
milieu de la paroi ouest. Tous les personnages, roi et divinités, y sont repré-
sentés debout.
a. Paroi est (pi. XIII).
Cette paroi mesure k m. 92 cent, de longueur, mais le premier registre ne
commence pas immédiatement à la porte; une partie de la paroi (1 m. 1 0 cent. )
est occupée par des représentations qui font partie de la décoration de la porte
venant de la procella, et que nous avons décrites avec cette porte môme. Le
premier registre (comme aussi le second) ne mesure donc sur celte paroi que
3 m. 82 cent, de longueur, et se divise en deu\ tableaux légèrement inégaux, le
premier avant 1 m. 0,7 cent, de largeur, le second 1 m. 80 cent, seulement.
Premier tableau (pi. XIII, B). — Le roi (« — -), coiffé du pschent 1). 1 •> , offre
le vin, sous la forme de deux vases ë# à Mandoulis coiffé du diadème B. -
sur le bonnet A. h, et à Mandoulis le Jeune coiffé du diadème B. h sur la
tresse bouclée A. (i.
Titre du tableau : (*— ) j *— '^^L J^ M^ I Z^\ ^Âf
l* ,0, :hî| (SM33 ï r£ (KMPr^i!J-J ; Xti
Mandoulis : (~) ) [j^ | ] ^[^IM HHT I JL . . 1T
Le roi a les chairs et le visage rouges, le collier cl les bracelets verts (?). Il
est coiffé du pschent déjà plusieurs fois décrit (bonnet du sud violet, bonnet du
nord bleu et rouge, urœus violet). Le justaucorps est bleu; le jupon empesé est
celui que portent ordinairement les rois; il n'a pas de violet, mais seulement du
bleu, du vert et du rouge; les sept grandes bandes divergentes, partant de la
pointe antérieure, sont respectivement bleue, verte, bleue, rouge, bleue, verte,
bleue. La partie postérieure est bleue, avec des lignes parallèles noires.
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 30
Mandoulis ;i les chairs et le visage Meus; les bracelets et le collier sont
décolorés. Il est coiffé du diadème ale-f sans cornes (honnet du sud violet,
plumes latérales rayées transversalement en Ideu et vert). La perruque est bleu-
noir, le bandeau frontal et l'uraeus sont violets. Le dieu est vêtu d'un justaucorps
décoré de rangées horizontales d'écaillés vertes et violettes, et d'un jupon court
divisé en deux parties : le devant est décoloré, mais devait avoir des écailles
vertes et violettes, comme le justaucorps; le derrière est rayé en Ideu et vert. Le
sceptre et le signe •¥■ sont violets.
Mandoulis le Jeune a les chairs et le visage violets; le collier et les bracelets
sont décolorés. Dans sa coiffure (précédemment décrite et représentée), le disque
est rouge, les plumes vertes (?), les cornes noires, les uraeus violets, coiffés
chacun d'un disque rouge. La perruque est bleu-noir, la tresse bouclée a perdu
sa couleur, le bandeau frontal et l'uraeus sont violets. Le dieu est absolument nu.
Deuxième tableau (pi. XIII, A). — Le roi (« — «), qui parait être coiffé du bonnet
A. 5, et dont la tête est surmontée du disque solaire flanqué des deux uraeus,
\%j. offre cinq vases mu sur un plateau à une divinité mâle dont le nom
est détruit (Mandoulis le Jeune [?]), coill'ée du diadème (!. 7 sans le disque
inférieur, et à la déesse Ouadjit, coiffée de la couronne du nord (B. 1 1) sans
uraeus.
t™ du tu,l,!,u : <*— ) i K.~:\LK.^\iT" ■
^ = (-) î *(k!1S1 ! H (SEMIïSJ \VJ
Mandoulis le Jeune (/) : (» — *) i iy | - ^ , ■ j »~~~v =L
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(JUADJIT : (» — ►) , J - ■! J JJJ . ' .... f". {>•') i *~~* -*mr Q
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J («" r>
(sic).
Le roi a la tète détruite, mais on voit cependant qu'il portait comme coiffure le
casque de guerre et l'uraeus. Il a les chairs et le visage rouges, ainsi que le collier
et les bracelets; c'est là du reste une chose exceptionnelle, car ordinairement
40 II. GAUTHIER.
le collier et les bracelets sont toujours d'une couleur tranchant nettement
sur la teinte des chairs. Au-dessus de la tête est sculpté le disque solaire rouge
flanqué des deux uraeus violets. Le roi est nu jusqu'à la ceinture; celte dernière
est rouge. Le jupon empesé a le devant vert, le derrière rayé en bleu (ou vert [?])
et violet. Le long manteau, tombant jusqu'aux chevilles, est rayé en bleu et en
une autre couleur, qui a disparu; entre les jambes, à la partie supérieure, le
manteau a des rayures horizontales bleues; à la partie inférieure, les mêmes
rayures, mais verticales. Les cinq vases w offerts par le roi aux divinités sont
alternativement violets et rayés transversalement (1, 3, 5) et rouges et unis
(.,4).
Mandoulis a les chairs et le visage bleus, le collier et les bracelets violets,
les bretelles rouges. Il est coiffé du diadème alej et porte la tresse bouclée des
enfants (voir pi. I, n° î). Le centre du bonnet est décoloré; vient ensuite, de
chaque côté, en allant du centre vers les bords, une partie rouge, puis une
bleue, et les deux plumes latérales sont vertes; entre chacune des sections de
couleur différente, et aussi entre le bonnet central et les deux plumes, un filet
violet sépare entre elles les différentes teintes. Les cornes sont noires, les urœus
violets; chaque uraeus est coiffé d'un disque violet [non rouge, comme ordinai-
rement]. Le costume est absolument décoloré, sauf quelques traces de vert
par-ci par-là. La queue, le sceptre et le signe ■¥• sont violets.
La déesse Ouadjit a les chairs et le visage violets, le collier, les bracelets et
les bretelles bleus. Elle est coiffée de la couronne du nord (bleue et rouge),
sans urœus. Les colliers, bracelets, ceintures, franges de la robe, ainsi que le
sceptre, ne sont pas unis comme à l'ordinaire, mais ornementés. De la longue
robe, formée probablement de plumes, on ne voit que quelques lignes avec
traces de pointillé rouge et bleu.
b. Paroi nord (pi. XIV et XVIII, B).
Cette paroi mesure 5 m. G. '5 cent, de largeur, et se divise en deux tableaux, me-
surant le premier 2 m. 95 cent, de largeur, le second 2 m. 68 cent, seulement.
Premier tableau (pi. XIV, A et XVIII, B). — Le roi (-. — «), coiffé du pschent
B. 1 2 , suivi de la reine, coiffée du diadème D. 7, offre à Osiris coiffé du diadème
C. 8. à Isis coiffée du diadème D. 5 sur le voile D. 1 et à Nephlhys coiffée du
diadème D. 6 sur le voile D. 1, le symbole de la Vérité, J ■
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 41
TiTIIE DU TABLEAU : (-« — «) i * 1 ^ » a»^ » .Y. .
La reine (pi. XVIII, B) : («—) | (ligne non gravée) '[ ^ * ^ ^ J J
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Le roi a les chairs et le visage rouges; le collier et les bracelets sont décolorés.
Il est coiffé du pschent (bonnet du sud violet, bonnet du nord bleu et rouge,
uraeus violet). Il est nu jusqua la ceinture, et porte le jupon empesé des rois,
avec prédominance de vert et de violet; les rayures de la partie postérieure sont
vertes et violettes. Le symbole J qu il offre aux divinités est décoloré.
La reine, dont c'est ici la seule représentation qui existe dans tout le temple
de Kalabchah, a les chairs et le visage décolorés, ainsi que le collier et les
bracelets. Elle est coiffée du disque rouge inséré entre les deux hautes cornes
de vache, noires, le tout sur deux plumes plus hautes encore que les cornes :
ces plumes se divisent chacune longitudinalement en deux moitiés, et sont
rayées transversalement en rouge, violet et vert. Le coussinet sur lequel est
posée cette coiffure est violet, ainsi que le bandeau frontal. La perruque est
bleue. La reine est vêtue dune peau d'animal rayée en rouge, violet et vert comme
les plumes de la coiffure, et tombant jusqu'aux chevilles (voir pi. K, n° 7). Elle
tient de la main droite rabattue sur la poitrine un long fouet (ou chasse-
mouches), dont le manche est divisé en petits rectangles alternativement bleus,
Le Temple île Kalabchah. 0
42 M. CALTIlIEIi.
verts, bleus, rouges, etc., et les lanières ou plumes de l'extrémité sont vertes.
De la main gauche pendante elle tient le signe •*• bleu.
Osiris a les chairs et le visage hleus. le collier, les bracelets et les bretelles
violets, la ceinture rouge. Il est coiffé du diadème atef avec cornes, déjà décrit
(bonnet du sud violet, disques rouges, cornes noires, plumes latérales rayées
transversalement vert et jaune, uraeus violet). Il est vêtu d'un justaucorps vert,
et du jupon court divisé en deux parties (le devant vert, le derrière rayé lon-
gitudinalement vert et blanc) (voir pi. K, n° 8). La queue est violette.
Isis a les chairs et le visage décolorés, le collier et les bracelets bleus. La
coiffure présente une particularité curieuse : le disque y est peint en violet (au
lieu d'être rouge); les cornes sont noires, le | bleu et violet; il n'y a pas d'urœus.
Le voile est multicolore (bleu, rouge, bleu), avec toute la partie postérieure
verte; sur le front, la tête de vautour est peinte en vert. La robe est complètement
décolorée, le sceptre vert.
Nephthys a les chairs et le visage violets; le collier et les bracelets sont
décolorés. Le disque de la coiffure est rouge, les cornes noires, le 17 violet et
bleu (voir pi. I, n° 3). La déesse est vêtue de la longue robe, multico ore, dont
il ne reste plus que quelques lignes verticales rouges et vertes, au bas. Le
sceptre est vert.
Deuxième tableau (pi. XIV, B). — Le roi (-. — «), coiffé du diadème A. î î, offre
le vin, sous la forme des deux vases èé Harendotès hiéracocéphale et coiffé
du pschent B. î 2 , à Hathor coiffée du diadème D. 3 sur le voile D. 1, et à Man-
doulis coiffé du diadème G. ().
Titre du tableau : («— ) j i~i^Bs=j ^^ ^ in~-
H»«E»DOTiS : (— ) ; j^( "^ jj 3: ' i '. » H î $ $ ~~ Pi"1"
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LE TEMPLE DE KAI.AliCH AIL
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Le roi a les chairs et le visage rouges; le collier et les bracelets sont rayés
multicolores. La coiffure (A. 1 1), déjà plusieurs fois décrite, a le disque rouge,
les plumes rayées transversalement en vert et rouge, les cornes noires, les
uraeus violets, coiffés chacun d'un disque rouge. Cette coiffure repose sur le
bonnet A. 3, bleu, muni à sa partie antérieure de l'uraeus violet. Il porte le
costume ordinaire des rois. Les vases qu'il offre aux divinités sont divisés en
deux moitiés, celle du haut peinte en rouge, celle du bas non colorée.
Harendotès, biéracocéphale, a le corps et le visage bleus; il est coiffé du
pschent, dans lequel le bonnet du sud est resté sans couleur; le bonnet du nord
est bleu et rouge, l'uraeus violet. Les bracelets et le collier sont décolorés, les
bretelles rouges. Le dieu est vêtu d'un justaucorps vert(?) et du jupon court
divisé en deux parties (le devant vert, le derrière rayé en vert et blanc). La
queue, le sceptre et le signe •¥• sont violets.
Ilathor a les chairs et le visage violets, le collier et les bracelets verts (?).
Elle est coiffée du disque rouge, inséré entre les cornes noires; l'urœus est
violet. Le voile est analogue à celui que portent toujours les divinités féminines:
on y voit encore des traces de rouge et de vert. La robe était composée de
plumes peintes en vert, bleu et rouge, mais très effacées et décolorées.
Mandoulis a les chairs et le visage bleus; le collier et les bracelets sont
constitués de plusieurs rangées multicolores; les deux ceintures, au-dessus et
au-dessous du maillot, sont rouges. 11 est coiffé du diadème C. 9 décrit plusieurs
fois déjà : les trois fleurs sont divisées chacune en cinq zones longitudinales de
couleur différente (verte, violette, rouge, violette, verte); les six disques sont
rouges, les deux cornes vertes, les uraeus violets et coiffés chacun d'un disque
rouge. La perruque est bleu-noir; le bandeau frontal et l'uraeus sont violets. Le
dieu est vêtu du justaucorps vert et du jupon court divisé en deux parties (le
devant vert(?), le derrière rayé en vert et blanc). La queue est violette.
c. Paroi ouest (pi. XI et XVI, 11).
Cette paroi mesure en tout 11 m. 80 cent, de largeur; la moitié qui dépend
de la partie droite (nord) est exactement égale à l'autre, précédemment décrite.
6.
44 II. GAUTHIER.
et sa largeur de 5 m. go cent, est divisée en trois tableaux, les deux premiers
mesurant 1 m. 85 cent, chacun, le troisième a m. 20 cent.
Premier tarleau (pi. XVI, B). — Le roi (-. — «). coiffé de la couronne du nord
B. 11, offre deux fleurs de lotus à Isis coiffée du diadème D. 5 sur le voile
D. 1, et à Harpocrate coiffé du pschent B. 12 sur la tresse bouclée A. G.
Titre du tableau : (-< — -) j £ n^a-^^t — 1» -3=> .
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I —H— UU ^V7l O I »~~A <S I I I 1 il \\
Le roi a les chairs et le visage rouges; le collier et les bracelets sont décolorés.
Il est coiffé de la couronne du nord, peinte en bleu et rouge, et de l'urœus violet.
11 porte le jupon ordinaire des rois, mais très décoloré. Les deux fleurs de lotus
oflèrtes aux divinités ne laissent plus apercevoir que quelques traces de couleur
violette sur leurs calices.
Isis est décolorée; la coiffure porte encore quelques traces de rouge et de vert,
les bracelets ont conservé aussi un peu de couleur (rouge ou violet [?]).
Harpocrate a les chairs et le visage verts, les bracelets et les bretelles violets;
le collier est composé de plusieurs rangs multicolores. Le pschent est décoloré,
la tresse est noire. Le justaucorps n'est pas uni ni composé décailles, mais
porte un losange violet sur fond blanc (?). La ceinture est bleue et rouge. Le
jupon court est divisé en deux parties : lavant se compose de rangées horizontales
d'écaillés, alternativement bleue, rouge, verte, bleue, rouge, bleue, etc.,
l'arrière est rayé longitudinalement en bleu et blanc. La queue et le sceptre
sont violets.
a
"' Sur l'original le signe traversé par « — est orienté en sens inverse, [1.
LE TEMPLE DE KALABCIIAII. 45
Deuxième tableau (pi. XI, B). — Le roi («— ), coiffé de la couronne du sud
H. 6, fait offrande du vase à huile w à Mandoulis coiffé du diadème B. 7 sur le
bonnet A. 'j, et à la déesse Ouadjit coiffée de la couronne du nord H. 1 1.
Titre du tableau : (•> — «) 1 •«>- TH s*~ ^ * *~~1 A T '
le bo, : (^ » ; s (kHS ï Sf « (SiïÊïlIQIEl I X
Mandoulis : (— ) j' j^( ^V,' -*«"] j — ' | ^ M ^$ _<**^ j *
ouaDJ,t : (— )î[j^K37I^'Z/»11lTrr.^>A^?TÎTS
Le roi a les chairs et le visage rouges, fortement décolorés. Les bracelets sont
verts; le collier est composé de plusieurs rangs multicolores. La couronne du
sud dont il est coiffé est peinte en rouge (non en violet comme c'est l'usage
dans ce temple, ni en blanc comme elle devrait l'être d'après son nom); l'urœus
est violet (voir pi. I, n° k). Le justaucorps est vert, la ceinture porte une ligne
brisée violette sur fond rouge (?). Le roi est vêtu du jupon ordinaire des rois,
dont il reste surtout des traces de vert et de violet; la partie postérieure est
rayée en violet et blanc, et le bandeau oblique est vert. Le vase w offert par le
roi est rayé transversalement en violet.
Mandoulis a les chairs complètement décolorées; le collier, les bracelets et
les bretelles sont rayés en vert et violet, ainsi que les deux ceintures, au-dessus
et au-dessous du justaucorps. La coiffure est le diadème atef sans cornes, dont
le bonnet du sud est violet, et les plumes vertes. La perruque est bleu-noir,
fixée par un bandeau frontal violet; l'urœus est violet. Le jupon est divisé en
deux parties, l'avant peint en vert, l'arrière rayé en vert et violet (le violet seul
est resté). La queue et le sceptre sont violets.
La déesse Ouadjit a les chairs et le visage violets; le collier est formé de
plusieurs rangs multicolores, les bracelets et les bretelles sont décolorés. Elle
est coiffée de la couronne du nord, bleue et rouge, avec l'urœus violet. Elle est
vêtue de la longue robe de plumes, ornée de larges bandes multicolores, et
/iG
H. GAUTHIER.
terminée à sa partie inférieure par huit rangées parallèles de franges, peintes
respectivement en bleu, rouge, bleu, vert, bleu, rouge, bleu. vert.
TnoisiÈME tableau (pi. XI, A). — Le roi (-( — «), coiffé de la couronne du nord
B. 1 1. et la tête surmontée du disque solaire flanqué des deux uraeus l%j . offre
l'encens % à Isis coiffée du diadème D. 5 sur le voile D. î . et à Harendotès hiéra-
cocéphale, coiffé du pschent B. 12.
TlTIiE DU TABLEAU : (■> ■) l a. •— * , , *• <î> , A~~A •¥• A '-"i.
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Les couleurs de ce tableau ont totalement disparu.
(»>)
w.
©
DEUXIEME REGISTRE.
(PL XV, XVI, A, XVII cl XVIII. A.)
Ce registre mesure, comme le précédent, 1 m. 64 cent, de hauteur, et affecte
la même disposition générale et les mêmes divisions en tableaux. La seule
différence est qu'ici les divinités sont, en général et sauf de très rares exceptions,
représentées assises sur le trône habituel, tandis qu'au premier registre elles
étaient debout.
a. Paroi csl (pi. XVI, A).
Cette paroi comprend deux tableaux, sur une longueur totale de 3 m. 8a cent.,
le premier mesurant 2 m. 02 cent., le second 1 m. 80 cent, de largeur.
m
Sur l'original , le signe 1 est orienté en sens inverse.
LE TEMPLE DE KALABCHA11. hl
Premier tableau. — Le roi (« — «), coiffé du diadème C. 6, offre deux miroirs
^^ à Isis dont la coiffure est détruite, et à Hathor, coiffée du diadème D. 7
sur le voile D. 1 .
Titre du tableau : (« — « ) | Jk.Hr * T T **-^ (ï(c) J % ■
lbl& • V ' I I* (J»/iiTLJfcjf « J* ©I .L-6JJU©] -I^^TIl
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Le roi a les chairs et le visage rouges, le collier et les bracelets verts. La
coiffure est un composé du diadème atef (avec les cornes) et de la couronne du
nord (voir pi. I, n" 5). Les cornes du diadème sont noires, les deux disques
rouges, le bonnet central divisé en trois zones longitudinales (celle du milieu
verte, les deux latérales violettes); les plumes sont rayées transversalement en
rouge et en bleu; les deux uraeus sont violets, et coiffés chacun d'un petit disque
rouge. La couronne du nord est peinte comme toujours en bleu, le Ç en rouge,
l'urœus et le voile retombant sur l'épaule en violet. Le justaucorps est décoloré;
le roi porte aussi le jupon ordinaire, dont il ne reste que les couleurs verte et
violette. Les deux miroirs offerts par le roi aux divinités sont décolorés.
Isis est décolorée; les bracelets et le collier sont violets. La coiffure est
détruite; on voit encore quelques traces de vert sur le voile et sur la tète de
vautour ornant le front. La déesse est vêtue de la longue robe collante décorée de
petits losanges rouges sur fond blanc, au centre de chacun des losanges, et à
l'intersection de toutes les lignes rouges, un point violet (presque partout
décoloré). Le sceptre est vert, avec bordure rouge à l'extrémité supérieure de
la Heur.
Pour le siège, voir pi. F, n° h. Le dossier en est rouge, le double encadre-
ment violet; la décoration a complètement disparu. Le socle est un peu mieux
conservé; il est divisé en deux moitiés allongées superposées; la moitié supérieure
/,8 11. GAUTHIER.
est subdivisée en sept compartiments dont chacun portait un dessin différent,
mais dont il ne reste plus rien. La moitié inférieure est décorée de lignes
droites verticales et horizontales de couleurs diverses. L'encadrement du socle
est bleu (ou vert[?]), tandis que celui du siège est violet; c'est là une anomalie
à noter, car généralement siège et socle ont des encadrements de même teinte.
llathor a les chairs et le visage violets, la ceinture et les bretelles vertes;
le collier et les bracelets ont perdu leurs couleurs. Elle est coiffée du diadème
que nous avons déjà décrit à propos de la ligure de la reine, représentée au
premier registre de la paroi nord (voir plus haut, p. Ai). Le voile est vert,
bleu et rouge, comme tous les autres voiles de divinités féminines; la tête de
vautour qui se dresse sur le devant du front est verte. La robe est effacée; on
voit seulement quelques traces de points violets, verts et rouges, et de franges
aux mêmes couleurs; c'était probablement la robe de plumes que nous avons
déjà vue portée par presque toutes les déesses.
Pour le siège, voir pi. F, n° 5. Le dossier du siège est rouge, les deu\ encadre-
ments sont violets; la décoration consiste en écailles, mais celles-ci ne sont pas
disposées uniformément en rangées parallèles, comme c'est généralement l'usage.
La moitié supérieure comprend six rangées horizontales (hleue, rouge, bleue,
verte, bleue, rouge); la moitié inférieure comprend onze rangées obliques (verte,
rouge, violette, verte, rouge, violette, rouge, verte, violette, rouge, verte). Dans
le petit carré de gauche, il semble qu'il y ait eu une Heur sur fond rouge. Le
socle est encadré de rouge, et divisé en deux moitiés allongées superposées :
celle du haut est subdivisée en sept, celle du bas en six compartiments, qui devaient
contenir des dessins divers, de couleurs variées, dont la plupart sont effacés.
Deuxième tableau. — Le roi ( -. — «), coiffé du diadème A. 1 1 , offre deux palmes
entre-croisées | Jj à Mandoulis coiffé du diadème C. 9, et à la déesse Ouadjit,
coiffée de la couronne du nord, V^ (B. 11), sans urœus.
Titre du tableau : ( - — «) 1 ©il ] -^pti.
l. - ■ (~) ; m (HEÏ3 î H (vhp-^[;iu;-1 ; X
LE TEMPLE DE KALABCHAH. W.)
Ocadjit (la déesse est debout et ne tient pas de sceptre) : (» — ► ) . i^| I
■ 111 ^-^m. kllllll III I A»^ JV *
10 m
Le roi a les eliairs et le visage rouges, le collier et les bracelets verts. Il porte
la coiffure déjà décrite plus baut, dans laquelle les deux plumes latérales sont
rayées transversalement en bleu, vert, bleu, rouge, etc., un filet violet séparant
chaque ligne de sa voisine; le disque est rouge, les cornes noires, les urœus
violets, coiffés chacun d'un petit disque rouge. La perruque est bleue, le bandeau
frontal violet. Le justaucorps est décoloré, la ceinture rayée en vert, bleu, rouge,
vert, etc. (Pour le costume du roi, voir pi. K, n" 10.) Le jupon court, divisé
en deux parties, a son avant violet, son arrière rayé longitudinalement en vert et
violet. Un étroit bandeau orné de petits rectangles bleus, rouges, bleus, verts,
sépare entre elles ces deux parties; le même bandeau, horizontalement disposé,
termine le jupon à sa partie inférieure. Le roi porte en outre le long manteau
descendant jusqu'aux chevilles, rayé en violet sur fond vert. La queue est
violette. Les guirlandes offertes par le roi aux divinités sont vertes et violettes.
Mandoulis a les chairs et le visage bleus, les bracelets et le collier verts. Il est
coiffé du diadème spécial qu'il porte très souvent au temple de Kalabcbah, et
qui a été déjà décrit ici plusieurs fois; dans cette coiffure les trois fleurs sont
divisées en trois zones longitudinales chacune, celle du milieu étant rouge, celles
des côtés bleues; chacune des couleurs différentes est séparée de sa voisine par
un trait violet. Les six disques sont rouges, les cornes noires, les uraeus violets
et coiffés chacun d'un petit disque rouge. La perruque est bleue, le bandeau
frontal et l'urams sont violets. Le justaucorps est formé de rangées horizontales
d'écaillés multicolores. La ceinture, très décolorée, semble avoir eu du rouge et
du bleu. Le jupon court est rayé en vert et violet. Le sceptre, la queue et le
signe "V- sont violets.
Pour le siège, voir pi. F, n° 6. Le dossier est rouge, le double encadrement
vert. La décoration consiste en rangées horizontales d'écaillés violettes peintes
intérieurement en bleu, rouge, bleu, vert, bleu, rouge, bleu, vert, etc. Le petit
carré de gauche semble avoir porté une fleur de lotus sur fond vert(?). Le socle
est encadré de rouge, et porte trois rangées horizontales superposées de chacune
trois lignes courbes ^-^; ces lignes sont peintes en violet sur fond blanc.
La déesse Ouadjit a les chairs et le visage violets; le collier, les bracelets et
les bretelles sont décolorés. Elle est coiffée de la couronne du nord (bleue et
rouge) sans urœus. Elle est vêtue de la longue robe collante bleue piquée de
Le Temple de Kalabchah. -
H. GAUTHIER.
points violets, et terminée à sa partie inférieure par une lisière violette. La
ceinture est colorée en rouge, bleu, vert, bleu, rouge. Le signe ■¥■ est ici bleu
(au lieu detre violet), à seule fin de se distinguer de la main qui elle-même
est peinte en violet. La déesse est debout la main droite pendante tandis que
la gauche est élevée à la hauteur de la nuque de Mandoulis.
b. Paroi nord (pi. XV).
Cette paroi comprend deux tableaux sur une largeur totale de 5 m. 63 cent.,
le premier mesurant 2 ni. y5 cent., le second 2 m. 68 cent. Elle est coupée en
son milieu par une fenêtre rectangulaire, mesurant 0 m. 93 cent, de largeur
sur 0 m. 8A cent, de hauteur à partir du plafond.
Premier tableau (pi. XV, A). — Le roi (-. — «), coiffé de la couronne du nord
B. 1 1 , offre le vase f à Khnoum criocéphale et coiffé du diadème C. y, à la déesse
Satit coiffée du diadème D. 8, et à Mandoulis, coiffé de la seule perruque et de
la tresse bouclée A. 6.
Titre du tableau : (« — « ) j »~~a a\ I ^ q q.
l. „o, ; (~) i éé&HS ï H (mw-^-u-) j VJ
© I ^»n X a~~* Q Q
* I
a
Sath : (— * ) \ j^ jf, ^ f »J l ^ , — ' | (détruite) \° t£ tt
Mandoulis : (• — ► ) (il n'a pas de coiffure, à cause de la fenêtre qui empiète
sur l'angle du tableau de 0 m. 63 cent, en hauteur et 0 m. 56 cent, en largeur)
ïi^v:~ ï^::^: ; ;ï="¥-
Le roi a les chairs et le visage rouges, le collier vert, les bracelets bleus. 11
est coiffé de la couronne du nord et de Fur.eus (la couronne bleue et rouge.
LE TEMPLE DE KALABCHAH. r.l
l'urœus violet). Le justaucorps est vert, la ceinture ornée d'une ligne brisée
rouge sur fond violet. Outre le jupon empesé ordinaire des rois, muni du
devanleau vert, rouge et bleu, le roi porte un grand manteau à rayures et à
ornements divers violets et blancs; les lignes arrondies entre les jambes sont
bleues, violettes, rouges et vertes. La queue est violette. Le vase f offert par le
roi aux divinités est décoloré.
Khnoum, criocépbale, a les chairs et le visage bleus, le collier et les bracelets
rouges. 11 est coiffé du diadème a<ç/'(avec les cornes), dans lequel le bonnet du
sud, aujourd'hui décoloré, devait être violet; les plumes sont vertes, les disques
rouges, les ura-us violets, coiffés chacun d'un petit disque rouge (voir pi. I, n° 6).
Le klaft est rave en violet et blanc, et terminé à ses extrémités inférieures, en
avant comme en arrière, par une lisière horizontale à rayures rouges et violettes.
Le justaucorps est décoloré, le jupon court est rayé en vert et violet; la queue,
le sceptre et le signe •*• sont violets.
Le siège est assez décoloré, sauf le dossier, qui est rouge; la couleur des
deux encadrements a disparu; la décoration consistait en rangées horizontales
d'écaillés multicolores; il reste encore des débris de rouge. Dans le petit carré
de gauche, on voit encore une Heur de lotus, très décolorée. Le socle a son
encadrement violet. 11 porte quatre Heurs de lotus juxtaposées et se reliant toutes
les unes aux autres; la première et la troisième ont le calice vert et la corolle
bleue, tandis qu'inversement la seconde et la quatrième ont le calice bleu et la
corolle verte. Les tiges reliant les Heurs entre elles sont violettes, et terminées
par cinq boutons, alternativement verts et bleus.
La déesse Salit a les chairs et le visage violets (?), le collier et les bracelets
verts. Elle est coiffée d'un diadème qui lui est spécial, formé de la couronne du
sud (peinte ici en vert), des deux hautes cornes (noires) et de la tète de vautour
(verte). Elle est vêtue de la robe de plumes, très décolorée, ayant seulement
conservé quelques traces de vert et de rouge.
Le siège a le dossier rouge; le double encadrement est décoloré. La décoration
consiste en lignes brisées parallèles, alternativement vertes et rouges. Dans le
petit carré de gauche, il semble qu'il y ait eu une rosace dessinée en noir et
peinte en blanc sur fond rouge.
Le cadre du socle est violet; le socle se divise en trois parties allongées super-
posées; celle du haut est subdivisée en sept compartiments contenant des dessins
divers (peu visibles, sauf le f ■¥■ 1 dans le compartiment du milieu); celle du
milieu compte sept ^^ alternativement bleus et rouges ('?); celle du bas est
divisée en trois compartiments décorés de lignes horizontales rouges et vertes.
7-
52 II. GAUTHIER.
Mandoulis est tout à fait décoloré, sauf quelques traces de vert sur le costume
et sur le siège. Le dessin de ce dernier est invisible; le socle a le cadre vert, et
est divisé, comme le précédent, en trois zones superposées; celle du haut devait
compter sept compartiments et sept dessins différents; celle du milieu contient
sept ■*»- alternativement bleus et rouges; celle du bas se subdivise en trois
compartiments, ornés de lignes horizontales violettes et bleues.
Deuxième tableau (pi. XV, B). — Le roi (•< — -), coiffé de la simple perruque,
du klaj'l et de l'uraeus (A. 1), offre l'emblème de la Vérité û à Amon-Ra coiffé
du diadème B. 1, à Maut coiffée du psclicnt B. 12 sans urœus sur le voile D. 1,
et à Harendotès hiéracocéphale coiffé du psclient B. 12 avec uraeus.
TlTIiE DU TABLEAU : (< -) j a^a T O if? _ x «T ^^ T
-, i(?)ILJi 1 1*^^"^'
•
Le roi : (1 — «) (il ne porte pas de couronne, à cause de la fenêtre qui empiète
sur l'angle du tableau de 0 m. 43 cent, en hauteur et o m. 28 cent, en largeur)
:; «s»
Amon-Ra : (— * | lin 1 7XZZ T T f 1 t 11 ■ *w' ~l 8 1 \}
yi yi ^ip
Maut : („) (elle est debout) | |Vl "il T ^ j^ "^ T T "T" î {
'' A~~* (««) •*■ 1 "W [I S
(«')
o I ^^ I h J e 111
Le roi a les chairs et le visage rouges, le collier et les bracelets verts. 11 n'a
pas d'autre coiffure que le klafl, et ce dernier ne semble pas être rayé comme
à l'ordinaire, mais peint d'un bleu uniforme; l'uraeus est violet, la perruque est
décolorée. H est nu jusqu'à la ceinture, et cette dernière est verte. Il porte le
jupon empesé habituel aux rois, mais très effacé, et conservant seulement
quelques traces de vert et de rouge. Le symbole m offert par le roi aux divi-
nités est décoloré.
LE TEMPLE DE KALABGHAH. 53
\mon-Ra a les chairs et le visage verts, les bracelets, le collier et les bretelles
violets(?). Il porte la coiffure spéciale à Amoa (aussi sous sa forme de Min
itli\ phallique, voir plus bas au second registre de la paroi nord de l'antichambre);
celte coiffure est reproduite, avec ses couleurs, pi. I, n° 8. Elle consiste en un
disque solaire rouge, et deux hautes plumes arrondies à leur sommet; ces plumes
sont divisées en une série de zones transversales de couleurs différentes (rouge
bleu, vert, bleu, rouge, bleu, vert, etc.). Le tout repose sur un bonnet peint en
bleu, traversé en son milieu par un bandeau rougi; qui tourne à angle droit
pour venir descendre derrière le dieu presque jusqu'au niveau du sol, |~. Le
justaucorps est détruit, le jupon court a perdu ses couleurs.
Le siège a le dossier violet, le double encadrement bleu. La décoration consiste
en lignes brisées verticalement disposées et parallèles, peintes alternativement
en violet, bleu, et vert. Le petit carré de gauche contient une rosace blanche
sur fond violet. Le socle est encadré de violet, et divisé en trois étages super-
posés : celui du haut se subdivise lui-même en sept compartiments contenant
chacun un dessin spécial (le numéro 1 . en commençant par la gauche, le numéro
3 et le numéro 7 portent un œil ^«g vert et blanc sur fond bleu; le numéro
•> porte une rosace bleue et verte sur fond rouge; les numéros U à 6 sont effacés);
l'étage moven consiste en petits rectangles alternés bleus et rouges; l'étage infé-
rieur est divisé en cinq compartiments décorés de rectangles bleus, verts et
violets insérés les uns dans les autres.
La déesse Maut a les chairs et le visage violets, le collier et les bracelets
rouges. Sa coiffure est le pschent, sans urœus (couronne du sud violette, couronne
du nord bleue et rouge). Le voile, bleu, vert, rouge, est analogue à celui des
déesses précédemment décrites. La robe est composée de plumes très décolorées:
il ne reste que des traces de rouge. La ceinture est rouge, le sceptre vert.
Harendolès a les chairs et le visage décolorés: le collier, les bracelets et
le hlajt sont rayés en violet et blanc. La coiffure est le pschenl avec lirais violet
(couleurs pareilles à celles du psclwnl précédent). Le justaucorps est composé
île rangées horizontales d'écaillés multicolores. Le jupon court est rayé en vert
et violet.
Le dossier du siège est rouge, le double encadrement est divisé en zones
multicolores. La décoration consiste en lignes d'écaillés multicolores obliquement
disposées en \/. Le petit carré de gauche semble avoir contenu une rosace,
très effacée. Le socle a un encadrement divisé, comme celui du siège, en zones
multicolores. Il est partagé en deu\ étages superposés; celui du haut se subdi-
vise en six compartiments (le numéro 1, à gauche, porte un œil ^*>| décoloré.
54 11. GAUTHIER.
le numéro a un §§ blanc sur fond vert, le numéro 3 uni violet sur fond
rouge, le numéro U un •¥• violet sur fond vert, le numéro 5 un d'il ^a blanc
sur fond bleu). L'étage inférieur est divisé en trois compartiments, décorés de
lignes horizontales parallèles violettes el bleues.
c. Paroi ouest (pi. XVII et XVIII, A).
Cette paroi présente la même décoration et la même division en trois tableaux
qu'au premier registre, et chacun des tableaux a les mêmes dimensions que le
tableau situé immédiatement au-dessous de lui, soit î m. 85 cent, pour le
premier, î m. 85 cent, pour le second, et a m. 20 cent, pour le troisième
Le second tableau est coupé par une fenêtre, haute de 0 m. 90 cent, depuis le
plafond et large de o m. 81 cent.
Premier tableau (pi. XVII, A). — Le roi (< — «), coiffé de la simple perruque,
du klafl et de l'uraeus (A. 1). et surmonté du disque solaire flanqué des deux
urœus, t#j offre deux fleurs de lotus 1 | à Mandoulis assis coiffé du diadème
G. o,, et à la déesse Ouadjit debout coiffée de la couronne du nord B. 1 1 .
Titre nu tableau : (-. — .) j a — 1 1 ""-p. "'-p *"~~* A -*>.
Maçons : ( — ) \ 1Y1 ^ ^ ï -« "| | — ; rtj ~ — ~ ,— .
' \ 0
Le roi a les chairs et le visage rouges; le collier et les bracelets sont décolorés.
Il n'est coiffé que du lclaft rayé en violet sur fond blanc, et de l'uraeus (violet).
Son costume est le jupon ordinaire des rois avec prédominance de violet. Les
Heurs qu'il offre aux divinités sont décolorées (verte?), sauf la bordure du haut,
qui est rouge.
Mandoulis est absolument décoloré, ainsi que son siège. Seul le socle de ce
dernier, encadré d'un filet divisé en petits rectangles multicolores, a conservé
quelques traces de sa décoration; celle-ci consistait en grands losanges formés
eux-mêmes de plus petits losanges juxtaposés violets, bleus et verts: le contour
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 55
extérieur de chaque grand losange est violet, et il contient à l'intérieur trois
losanges emboîtés les uns dans les autres, allant toujours en diminuant de
grandeur, bleu, vert, violet; le point central de chaque losange est bleu.
La déesse Ouadjit est décolorée, niais semble avoir été peinte en violet.
Deuxième tableau (pi. XVII, B). — Le roi (*—■), coiffé du casque de guerre
A. .">. surmonté du diadème B. 5, offre les pièces d'étoffe à Mandoulis le Jeune
assis, coillé de la simple perruque et de la tresse bouclée des enfants (A. 6), et
à une divinité féminine debout, dont, le nom est détruit, mais dont la coiffure
^ nous montre qu'il s'agit, selon toute vraisemblance, de la déesse Ouadjit.
Titre du tableau : (-< — -) j *i_i^~gi - r=ï l£^ A l-r-
Hun» le Jeune : (— > ) î ™ ^ ',' -**îî *£> 1 1 JL ^ î ÏE U
Déesse (?) : (— *.) | ] w -p, _ { ... !«■■■■ ■ i
~3T O "•"
Ç III
La fenêtre creusée à cet endroit de la paroi empiète sur l'espace réservé à ce
tableau de o m. 8i cent, en largeur et o m. Ao cent, en hauteur. Le décorateur
a dû modifier quelque peu la disposition habituelle des lignes de tevtes pour
pouvoir faire entrer tout ce qu il avait à graver sur cette surface ainsi réduite.
C'est pourquoi les lignes 3 , 5 et 8 sont tracées horizontalement et en hiéro-
glyphes très petits et étroitement serrés. Aucune des deux divinités ne porte le
sceptre. Mandoulis n'a pas de couronne; il a la tresse bouclée caractéristique
de l'enfance et porte un doigt à sa bouche. La déesse est debout et tient la main
gauche élevée. Les cinq derniers signes de la ligne 5 ne sont pas encadrés par
les deu\ traits en relief, comme le reste de la ligne.
Le roi a les chairs et le visage rouges, le collier et les bracelets verts. Le
casque est entièrement décoloré, et du diadème, déjà décrit et représenté plus
haut, on voit seulement que le disque solaire était rouge, les uraeus violets et les
cornes noires; les plumes sont décolorées. Le roi porte le jupon empesé habituel,
II. GAUTHIER.
presque lout entier décoloré. Les pièces d'étoffe offertes aux divinités ont égale-
ment perdu leurs couleurs.
Mandoulis le Jeune a les chairs violettes, et est représenté absolument nu.
Tout le reste est décoloré.
Le siège est décoré de lignes d'écaillés rouges, vertes et bleues, disposées
en V' et dans 'e Pet^ carr^ de 8auc^e il } ava^ un dessin violet (peu recon-
naissable) sur fond vert. Le socle a un cadre divisé en petites zones multicolores.
11 se partage en deux étages superposés; celui du haut se subdivise lui-même
en sept compartiments, dont chacun parait avoir contenu un homme, assis ou
agenouillé, de couleurs diverses, sur fonds variés; le tout est très effacé. L'étage
du bas comprend sir compartiments, ornés de lignes horizontales parallèles
violettes, bleues et vertes. Les deux étages sont séparés entre eux par un bandeau
étroit composé de rectangles bleus, verts, bleus, rouges, etc.
La déesse Ouadjit(?) est décolorée, mais semble avoir eu les chairs vertes(?):
les bracelets sont rayés violets. Elle est vêtue de la longue robe de plumes, dont
on voit encore quelques rayures vertes, bleues et violettes.
Troisième tableai (pi. XVIII , A). — Le roi («-— ), coiffé du diadème G. 8.
offre le lait, sous la forme des deux vases +Lh Mandoulis coiffé du diadème
G. 9, et à Ouadjit coiffée de la couronne du nord B. 1 1 sans uraeus. Les deux
divinités sont assises.
T.TRE DU TABLEAU : («— ) j [ VJ VT' i i "H wX^ Âf
i"- = (~> ! WÊÊÊB) 1 WÊÊÊ. SSîmUÏ
Mandons : (~) ] j^ C« ^tf m W|J — ï^ — f ^ V- *^_
O o ■ I ^ — ' I I JiM i-*r-, * I . 111 ^= " • s I II I L A J fil rrrr : ^^.
0» * = (-) 1 ^t:t;:i:^ i ^".".tvh
•>*
» w *
\ . -,
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 57
Il ne reste absolument rien des couleurs de ce tableau. Les costumes des
divinite's sont sculptés en relief, ce qui ne se retrouve nulle part ailleurs dans
toute cette salle.
VII. INSCRIPTION DU BANDEAU DE LA FRISE.
Celte bande horizontale, haute de o m. :>o cent., court tout le tour de la
salle au-dessus du second registre. Elle est tracée dans le même sens que
l'inscription du bandeau du soubassement, c'est-à-dire en sens inverse de la
marche des tableaux. Elle est double, et les deux moitiés commencent, comme
les deux moitiés du bandeau du soubassement, exactement au milieu de la paroi
ouest, pour se diriger chacune de son côté dans les deux directions opposées :
SECTION DE GAUCHE (SUD).
Cette section occupe la moitié sud de la paroi ouest, la paroi sud tout entière
(sauf les parties de ces parois où sont percées les fenêtres), et enfin la paroi est
jusqu'à la porte venant de la procella. Elle consiste en une inscription identique
à celle de la section de droite, ou à peu de chose près, et cette analogie permet
fort heureusement de combler les lacunes respectives de chacune des deux
inscriptions au moyen de l'autre. Sa longueur est d'environ quinze mètres :
i é ï /a*****^
III (»«) V— i x T a~v~v 1 L 1 J I O «—
\ , ; lenetre)IIlA~~An-"-' — ' _J < V T
détruite).
"' "y- ■
Le Temple de Kaiabchah.
58 H. GAUTHIER.
SECTION DE DROITE (NORD).
La section nord de cette inscription occupe la moitié nord de la paroi ouest,
la paroi nord tout entière (sauf les parties de ces parois où sont percées les
fenêtres), et enfin la paroi est jusqu'à la porte venant de laprocella. Elle mesure
donc une longueur totale de 5 m. 10 cent. -I- k m. 80 cent. + h ni. 92 cent.,
soit 1 k m. 82 cent. :
(«)(h»i«-.)^55e!jé:>si^,Hic::fïïî
. — \\ 1 (fenêtre) ..;<*«"•"* 1 ^^MlWw
— (lacune d'un mètre, ;=£( V H=f ^TUFf
1/ v>>(»ir)- -, (toute la fin est détruite).
VIII. FRISE.
La frise se compose uniquement de signes khakerou ftâft juxtaposés, sans
cartouches à leur sommet, hauts de o m. 3o cent. Tous les disques de ces signes
sont rouges, et eux-mêmes sont alternativement violets, hleus, verts, hleus,
violets, etc., c'est-à-dire qu'il y a deux hleus pour un vert et un violet.
Toutes les lignes séparant entre eux les registres ou les textes sont peintes
en bleu, ainsi que les contours des cartouches. Le ciel ■— ■ surmontant les repré-
sentations du premier registre est composé d'étoiles bleues *** juxtaposées,
tandis que le ciel surmontant les scènes du second registre est peint uniformé-
ment en bleu, sans étoiles.
Les couleurs sont, d'une façon générale, beaucoup moins bien conservées
dans la colla que dans la salle suivante (procella), et dans l'une comme dans
J\
♦ • V /»**+**\
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 59
l'autre, c'est la partie nord qui a le plus souffert de la décoloration, parce que
c'était elle qui, orientée vers le sud, était le plus exposée à l'effet des rayons
solaires.
Pour la coloration des inscriptions et des hiéroglyphes, voir plus bas. Il con-
vient seulement de noter ici qu'il entre dans cette coloration beaucoup moins
de bleu et de violet pour la cella que pour la procella, et au contraire beaucoup
plus de rouge et de vert. Quoique portant toutes deux les cartouches de l'em-
pereur Auguste, ces deux salles ne semblent pas avoir été peintes par les mêmes
artistes, et le style général de la cella est assez inférieur à celui de la procella.
que nous allons décrire dans les pages suivantes.
CHAPITRE II.
PROCELLA.
(PL XIX-XXXVII.)
I. DESCRIPTION GÉNÉRALE.
Cette salle, précédant immédiatement le sanctuaire (ou cella) que nous venons
de décrire, mesure 10 mètres de longueur sur 5 m. 5o cent, de largeur. Elle est
un peu plus élevée que la cella (6 m. 20 cent, au lieu de 5 m. i5 cent.), mais
par contre, elle est sensiblement moins vaste.
Les parois est et ouest sont percées chacune d'une porte, lune débouchant de
l'antichambre, l'autre conduisant à la cella. Ces portes mesurent, la première
a m. 20 cent, d'ouverture, la seconde 1 m. 60 cent, seulement. Elles ne sont
pas ouvertes au milieu des parois qu'elles interrompent, mais beaucoup plus
rapprochées du sud que du nord (a m. 95 cent, contre h m. 80 cent., pour la
première, et a m. 75 cent, contre k m. 58 cent, pour la seconde).
Cette salle communique, en outre, avec la cella, par une autre porte, beau-
coup moins considérable (o m. 78 cent, seulement d'ouverture sur 2 mètres de
hauteur), percée à l'extrémité ouest de sa paroi sud, et allant déboucher à l'ex-
trémité sud de la paroi est de la cella.
Une autre porte, de mêmes dimensions que la précédente, creusée à l'extrémité
est de cette même paroi sud, conduit dans un petit réduit obscur mesurant
1 m. 06 cent, de largeur, k m. 06 cent, de longueur (derrière la paroi sud de
la procella), et 2 m. 62 cent, de hauteur, et qui devait probablement servir de
magasin.
La salle est à ciel ouvert comme la précédente; il ne reste plus que deux des
architraves qui formaient jadis le plafond, une à l'extrémité sud, 1 autre à l'ex-
trémité nord.
La paroi ouest a deux fenêtres, une de chaque côté de la porte, la paroi nord
en a une en son milieu.
62 H. GAUTHIER.
La décoration consiste, comme dans la cclla, en six parties superposée- :
i° Un soubassement de Nils;
2° Une bande horizontale de textes faisant tout le tour de la salle au-dessus
de ce soubassement;
3° Un premier registre de scènes d'offrandes, où tous les personnages, roi
et divinités, sont debout:
U° Un second registre de scènes d'offrandes, où la plupart des divinités sont
assises sur des sièges richement décorés;
5° Une bande horizontale de textes faisant tout le tour de la salle, au-dessus
de ce registre supérieur;
6° Une frise composée de cartouches et de signes khakerou 444 alternant.
Toutes les scènes, ainsi que les légendes hiéroglyphiques, sont coloriées, et
ces couleurs sont conservées dans un meilleur état de fraîcheur que celles de la
salle précédente.
Gomme pour la cella, nous commencerons par décrire la porte donnant accès
dans la salle, puis nous décrirons la salle même.
II. PORTE CENTRALE.
(PI. X1X-XX.)
Cette porte mesure, dans ses plus grandes dimensions, 6 m. 27 cent, de
hauteur sur h m. 33 cent, de largeur, et elle se détache en relief sur la paroi
occidentale de l'antichambre dune épaisseur de 0 m. oi cent, aux montants,
0 m. 17 cent, au boudin arrondi, et o m. 26 cent, au sommet de la corniche.
Elle ne porte aucune trace de couleur.
FAÇADE EXTÉRIEURE.
(PI. XIX, A.)
La porte se compose, en ce qui concerne sa façade extérieure :
i° Dune corniche haute de o m. o,5 cent, et large de 3 m. 20 cent, à sa
partie inférieure et h m. 33 cent, à sa partie supérieure. Cette corniche était
décorée du disque solaire aux ailes éployées et flanqué des deux urams, mais le
disque même est absolument détruit, et les ailes sont très mutilées.
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 63
2° D'un boudin do o m. 17 cent, de hauteur, 0 m. 17 cent, d'épaisseur, et
3 m. 6 1 cent, de longueur, débordant de 0 m. 20 cent, de chaque côté des deux
montants de la porte.
3° D'un linteau de 0 m. ^h cent, de hauteur sur 3 111. 20 cent, de largeur,
partagé en deux parties (''gales, dont chacune porte deux tableaux sculptés.
h" De deux montants, hauts de !\ m. ho cent, au-dessus du sol, et de
h m. 32 cent, au-dessus du petit seuil avancé qui les sépare du sol. Ces montants
ne sont p<is rigoureusement rectangulaires, mais mesurent, celui de gauche
o m. 66 cent, à son extrémité inférieure et o m. y3 cent, à son extrémité supé-
rieure, celui de droite 0 m. 67 cent, à son extrémité inférieure et o m. 72 cent,
à son extrémité supérieure. Les deux lignes extérieures qui forment les limites
de la porte sont verticales, mais les deux lignes intérieures qui délimitent l'ou-
verture de cette porte sont légèrement inclinées, de sorte que chacun des deux
montants va en sélargissant progressivement de bas en haut. La conséquence
de cette particularité de la construction est que l'ouverture même de la porte va
au contraire en se rétrécissant légèrement du bas (où elle mesure 1 m. 85 cent,
de largeur) vers le haut (où elle ne mesure plus que 1 m. 76 cent.). Chacun
des deux montants est divisé en cinq tableaux de hauteur sensiblement égale
(0 m. 81 cent, à 0 m. 83 cent.), et ces dix tableaux sont décorés de sculptures
ainsi que les quatre tableaux du linteau. Chacun des deux montants est encadré
par deux longs sceptres fi, qui courent sur toute leur hauteur.
a. Moulant de gauche (sud) (pi. XIX, B).
Ce montant est très mutilé dans sa partie inférieure. Il comprend un tableau
formant soubassement, et quatre tableaux superposés en quatre registres,
depuis ce soubassement jusqu'au linteau de la porte. Chacun de ces tableaux ne
comporte que deux personnages, et aucun d'eux n'est exactement rectangulaire;
tous mesurent de un à deux centimètres de plus à leur partie supérieure qu'à
leur partie inférieure.
Premier tableau (ou soubassement). — Ce tableau mesure o m. 92 cent, de
hauteur, o m. 66 cent, de largeur à son extrémité inférieure et o m. 67 cent, à
son extrémité supérieure. Il est extrêmement mutilé. Il contient deux dieux Nils
orientés (» — ► ); du premier, on ne voit que les fleurs qu'il apporte et la première
ligne de la légende : ('» — ►) I t#j fîCsS J; t'11 second, on ne voitque
la tète, et encore n'est-il pas possible de distinguer quelle est sa coiffure.
64 II. GAUTHIER.
Deuxième tableau. — Il mesure o ni. 67 cent, de largeur à son extrémité
inférieure et o m. G8 cent, à son extrémité supérieure. Sa hauteur devait être
de o m. 85 cent, environ, comme celle du tableau correspondant de l'autre
montant, mais on ne voit ni la limite du haut, ni celle du bas. Ce tableau est
encore plus mutilé que le précédent; il ne reste que le bas de la tète, le buste
et les bras du roi (» — ► ), et derrière ces débris le fragment suivant de la légende
habituelle : (» — >-) Yt'1"^"'' jL: • B nest pas possible de distinguer ce
(pie le roi offrait à la divinité, et de cette dernière il n'y a plus aucune trace.
Troisième tableal. — Il devait mesurer 0 m. 83 cent, environ de hauteur;
sa largeur est de 0 m. 68 cent, en bas et 0 m. 69 cent, en haut. Les deux tiers
supérieurs sont seuls bien conservés. Le roi (- — ► ), coiffé du pschent B. 1 2, verse
de la main droite le contenu d'un vase ;X_ sur un autel (qui est détruit), et de
la main gauche il offre ( probablement) l'encens + (également détruit). Devant
lui le dieu Osiris (« — -) est représenté debout, coiffé du diadème B. 7; il n'en
reste (pue la tète, la poitrine et le haut des bras.
Titre du tableau : (» — ► ) 1 (détruit).
1- - : (~) î i , (ËE1 1 H ■•" (*"pr 1 î X U
Osib.s : (*— ) j j^| (j1^(?) ] nt^/jà© KCette !ij'Ue °Sl de'truile'
si tant esl qu'elle ait jamais existé).
Quatrième tableau. — Il mesure o m. 83 cent, de hauteur, o ni. 69 cent, de
largeur en bas, et o m. 71 cent, en haut. Le roi (- — ►), coiffé du diadème G. c,,
offre à Harendotès (-. — «). hiéracocéphale et coiffé du pschent B. 1 r> . une pièce
d'étoffe (?) J.
Titbe du tableau : (» — ►) j * — 1 I ^J ^T~ * W ' 'At-
'* '■'"■■ « ~ ) ï = (SUS ï H '- (EmÊEIID I' X u
Harenbotès : (— ) ' frl \J T£ '"' ", J ° 1 ! Il u*j Cl l i M
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 6S
Cinquième tableau. — Il mesure o m. 81 cent, de hauteur, o m. 71 cent, de
largeur en bas et o ni. 73 cent, en haut. Le roi (—— ), coiffé du diadème C. 1,
offre à la déesse Nephthvs (••—), coiffée de la couronne D. 6, deux tiges d'une
piaule t .
Titre du tableau : (- — ► ) ! *>— if * — 1* -3L ^v*»* A J2.
'- « ■ (-) i ~ (SIS î H " (VMPrAj ]PJto
1
"-™ : (-) î ivi i:t:ir (« y>: ;■ a^ w!+jlî
h. Moitié gauche du linteau (pi. XX, A).
Le linteau est divisé en deux parties égales, larges chacune de 1 ni. Go cent.;
il est haut de o m. 7 4 cent. Chacune des parties est orientée en sens inverse,
celle de gauche (< — «), faisant suite aux cinq tableaux du montant gauche, celle
de droite (- — >-), faisant suite aux cinq tableaux du montant droit. Enfin chacune
de ces deux parties se subdivise elle-même en deux tableaux de largeur
inégale, le premier (au-dessus du montant) mesurant seulement 0 m. 64 cent,
et ne comprenant que deux personnages, le second mesurant, au contraire,
0 m. 96 cent, et comprenant trois personnages. Chacune des divinités des quatre
tableaux est représentée assise sur le trône habituel.
Premier tableau. — Le roi (— >), coiffé du diadème B. h, offre à Harendotès
(-< — -), hiéracocéphale et coiffé du pschent B. 1 2 , le vase à vin f.
Titre du tableau : (. — ► ) j [ ■ |*~~a AJ2..
l* - : (~)î*«(£ïl3ïH«(EraîXïJtS-;î^i-
Deuxième tableau. — Le roi (— >), coiffé de la couronne blanche du sud
B. 6, offre les deux couronnes de Haute et de la Basse-Egypte, À et V^, à Osiris
(«— ), coiffé du diadème C. 8, et à Isis (<•-—), coiffée du diadème D. 5.
(l) La tige est légèrement recourbée vers la gauche sur l'original.
Le Temple de Kalabchah. ,.
00 II. GAUTHIER.
TlTRE DU TABLEAU : (— ) [ | vJ4 l*/.l W J t-^Zlt^
■ lll-.lllilllllll.lll -V > J— M- V
J 1
©
c. Montant do (boite (nord) (pi. XIX, B).
Ce montant est fort bien conservé sur toute sa hauteur; il comprend, comme
le montant de gauche, un tableau formant soubassement, et quatre tableaux
superposés en quatre registres, depuis ce soubassement jusqu'au linteau de la
porte. Chacun de ces tableaux ne comporte que deux personnages, le roi et une
divinité: tous les personnages sont debout.
Premier tableau (ou soubassement). — Ce tableau mesure o m. 93 cent, de
hauteur, o m. 67 cent, de largeur à sa partie inférieure, et o m. 68 cent, à sa
partie supérieure. Il comprend deux Nils personnifiés (-< — •), l'un sous les traits
d'un homme, l'autre sous la figure d'une femme, qui apportent leurs offrandes
(en l'espèce, des fleurs). Le Nil homme est coiffé de JT, et le Nil femme est coiffé
»»=(-) i <-4-r(KMi'=Aiî=^viirLi
ne
LLLLfl
Premier
rap
V
■•""= (~> î i «tœhs is^vi-an
(«ic).
Deuxième tableau. — Ce tableau mesure o m. 80 c. de hauteur, o m. 68 c.
de largeur à sa partie inférieure et 0 m. 69 cent, à sa partie supérieure. Il
représente le roi (-> — -), coiffé du diadème C. 7, offrant au dieu Mandoulis coiffé
du diadème C. 9, le symbole des champs et de leurs produits, I II
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 67
I.ITBE DU TABLEAU : ( « — m) . t. llll » ■ a-^-a A Ai
Tboisième tableau. — Ce tableau mesure o m. 83 c. de hauteur, o m. 6q c.
de largeur à sa partie inférieure et o m. 70 cent, à sa partie supérieure. Le roi
(«-—), coiffé du pschent B. 12, offre l'encens * et verse le contenu d'un vase à
libations jj sur un autel où est dressé un pain j], devant le dieu Mandoulis, coiffé
du diadème B. 7.
Titre du tableau : (-. — «•) j . . ^|ç|l-
Quatrième tableau. — Ce tableau mesure o m. 8a c. de hauteur, o m. 70 c.
de largeur à sa base, et o m. 71 cent, à son sommet. Le roi («— ), coiffé du
diadème B. 10, offre deux vases à lait _^. _^_ à Mandoulis coiffé du pschent B. 12
et portant la tresse bouclée des enfants; le dieu est nu, sous un grand manteau
flottant el largement ouvert; il ne tient pas de sceptre, et porte un doigt à sa
bouche.
Iitbe du tableau : (*— ) i * il. J ~ w («) f[-f.
G8 II. GAUTHIER.
Cinquième tableau. — Ce tableau mesure o m. 8a cent, de hauteur,
o m. 71 cent, de largeur à la base, et o m. 72 cent, au sommet. Le roi (-< — -),
coiffé du diadème A. i3, offre un vase à vin $ à Mandoulis, coiffé du diadème
H. 3.
Titre du tableau : (-. — .) 1 * — il - + W**^H'f'.
o*"
d. Moitié droite du linteau (pi. XX, A
Cette moitié se compose, comme la moitié gauche précédemment décrite, de
deux tableaux hauts de 0 m. 7 h cent, et d'inégale largeur (0 m. 6ft cent, poul-
ie premier, o m. 96 cent, pour le second). Toutes les divinités y sont assises
sur le trône habituel, tandis que dans les tableaux des montants elles étaient
représentées debout.
Premier tarleau. — Le roi (« — «), coiffé du pschent B. 12. offre un vase à lait
■X. à Mandoulis, coiffé du diadème B. 7.
/ \ 1 à "■=*■ A~~* l £=BC:I -=*>- A O
llTRE DU tableau : (-< «J | i il (sif) • , * ('») A-¥-.
Mandoulis : (— * ) jJ kjTï * ~ V " _*& 1 "1 1 -*■»- >ul 1
©
Deuxième tableau. — Le roi (« — «), coiffé de la couronne du nord B. 11,
offre les deux couronnes de la Haute et de la Basse-Egypte, é et ^7, à Man-
doulis, coiffé de son diadème spécial C. 9, et à la déesse Ouadjit, coiffée de la
couronne du nord y^.
, i 1 »~~* | C3SE3 -«>- 1 Q
llTRE DU TABLEAU : [- -) i A 0/ m + (">) A»*".
LE TEMPLE DE k A LAliCII AU. 09
le .0. : (~) ; p_ m Ck^H î H « (V'MPrAJ î X LÎ ï
Mandons : (~ ) ] jft ^ ^ ',' j* \ -| | ~ jjl W ^ J ** %|ÎJ
FEUILLURES.
(PL XX, Bel G.)
La porte mesure 1 in. 85 cent, d'ouverture à sa base au-dessus du seuil de
o m. 09 cent, qui la limite à l'entrée, et 1 m. 76 cent, seulement, nous lavons
vu. à son sommet. Les parois latérales encadrant cette ouverture mesurent
o m. 5o cent, de longueur sur h m. 32 cent, de hauteur, et sont décorées
chacune de deux longues lignes verticales d'hiéroglyphes, portant les noms d'un
empereur de la famille des Antonins; il est donc certain que ces parois ou
feuillures avaient été laissées sans décoration par Auguste, et que ce fut un de
ses successeurs qui les décora. Le style des hiéroglyphes n'est, du reste, pas, à
beaucoup près, aussi bon que celui des inscriptions de la cella et de la procclla;
les signes sont grands, maladroitement dessinés, d'une inélégance et d'une
incorrection frappantes. Je crois qu'on peut appliquer la même observation aux
quatre lignes verticales des feuillures de la porte de la cella, bien que nous
n'ayons là, pourtant, aucun cartouche d'empereur, par conséquent aucune
donnée précise quant à la date de leur exécution. Le manque du recul nécessaire
m'a empêché d'obtenir en photographie toute la hauteur des deux lignes de la
feuillure nord; celles de la feuillure sud sont, par contre, reproduites sur toute
leur hauteur. Les signes en sont, malheureusement, très petits et tellement
serrés les uns contre les autres que la lecture en est rendue fort difficile.
a. Feuillure de gauche (sucty (pi. XX, B).
Elle comporte deux lignes, larges respectivement de 0 m. 1 6 cent., et hautes
de U m. 32 cent.; ces deux lignes ont, malheureusement, beaucoup souffert du
temps, et les parties détruites y sont longues et nombreuses :
(~>iT::T"SÀTLi«r-rîni-*:,i >v»'
70
11. t; AL ÏIIIEIÏ.
3 A
I " " ^^1T ^Sll^^N ?J W^ (lacune de i ni. 35 cent .)|
!>, 1- ■■ Il ?) /*!.■». — « "^^ # m/SL M
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(lacune de 2 mètres) — \\ « | » f J
b. Feuillure de droite (nord) (|d. XX, C).
Cette feuillure se compose également de deux lignes de mêmes dimensions
que les précédentes, et presque aussi mutilées :
(?)
1
., m
(«)
IXl *T (lacune de 1 m.
i)i) C.
La porte subit ensuite un ressaut de o m. 18 cent, de chaque côté, s'élargit
ainsi de o m. 36 cent, (elle passe de 1 m. 85 cent, à a m. 91 cent.), et con-
serve cette largeur jusqu'à son arrivée dans la procella, c'est-à-dire sur une
longueur de 1 m. 1 0 cent. Les feuillures latérales de cette ouverture ainsi élargie
ne semblent pas avoir jamais été décorées.
Du plafond de la porte, il ne reste aucun bloc en place; mais il est certain
qu'il portait la décoration ordinaire des plafonds, c'est-à-dire une alternance
de bandes transversales portant le vautour ailé ou Furseus ailé. Des blocs et
fragments de blocs ont, du reste, été retrouvés parmi les décombres de cette
salle, qui ne laissent aucun doute sur cette décoration: mais ils étaient en trop
mauvais état pour qu'on put songer à les remettre en place.
t') Le signe ~— est retourné en sens inverse.
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 71
LINTEAU INTÉRIEUR (DANS LA PROCELLA).
(PL XXI, A.)
Ce linteau mesure 2 m. 3^t cent, de largeur sur o m. f)5 cent, de hauteur,
c'est-à-dire qu'il est de quelques centimètres plus large que la porte elle-même,
car cette dernière ne mesure que a in. 2 1 cent, d'ouverture. Il est décoré de deu\
tableaux d'inégale largeur, celui de droite (sud) mesurant 1 ni. ->o cent., et
celui de gauche (nord) mesurant 1 m. 1 h cent. Les divinités femmes y sont
représentées debout, à la différence du linteau extérieur de la même porte, où
elles sont assises, aussi bien que les divinités masculines. La moitié inférieure
du linteau est détruite.
Tableai de diioite (sud). — Le roi (< — «), coiffé du pschenl B. îa, offre deux
vases à lait -à- -à- à Osiris assis, coiffé du diadème C. 8, et à Isis debout, coiffée
de la couronne D. 5 sans uraeus.
Titre du tableau : (< — «) j i — il W ;
; '
O I t'^^Ti]
(?)
\PJti
o...»:(^)îi^rîr&ïrgTiHi.T.ri
î«*yHt*m™r>-:tr=;;:ï
Ira : (—.) î jyl jrAf^/TJH! T (l:Kne ^truite).
Le roi a les chairs rouges, le collier et les bracelets verts. Il est coiffé du
pschenl, dans lequel la couronne du sud est violette, la couronne du nord bleue
et violette (au lieu de bleue et rouge), et l'urœus violet. Les deux vases à lait
sont violets et rouges (?).
Osiris est décoloré, sauf le collier et les bracelets, qui sont violets. 11 est
coiffé du diadème atef avec cornes, dont les disques sont rouges, la Heur divisée
en zones longitudinales alternativement vertes et violettes, les plumes ravées
transversalement, mais décolorées.
7-2 II. GAUTHIER.
Isis a les chairs et le visage violets; le collier et les bracelets ont perdu leurs
couleurs. Dans la coiffure, le disque est rouge, les cornes noires, le | violet (et
bleu?). Le voile est bleu, vert et rouge, la tête de vautour du front est verte.
La déesse est vêtue de la longue robe de plumes multicolores, assez effacée.
Tableau de gauche (nord). — Le roi (» — >■), coitfé de la couronne du sud 15. 6,
offre l'encens ^ à Mandoulis assis, coiffé du diadème C. 9, et à la déesse Ouadjil
debout, coiffée de la couronne du nord R. 1 1 sans uneus.
Titre du tableau : (» — A 1 -«>- ! iif , *
Z. ■■
Makdoolis : (~) î j^l T '.' T 11 ï ^r^ ï £3ll i 11 î «•*
ouad.,.t : („) \ îg\\\— M«!7kA T sfil 11-
Le roi a les chairs et le visage rouges, le collier et les bracelets verts. La
couronne du sud et l'uraeus dont il est coiffé sont violets. Le costume est le costume
ordinaire des rois. Le brûle -.parfums i offert aux divinités est peint en violet.
Mandoulis a les chairs et le visage bleus, le collier et les bracelets violets.
Le diadème a déjà été décrit plusieurs fois (disques rouges, fleurs rayées longi-
tudinalement en violet, vert et bleu, uraeus violets coiffés d'un petit disque rouge;
plumes latérales vertes). La perruque est bleue.
La déesse Ouadjit a les chairs et le visage décolorés (bleus?), le collier et les
bracelets violets. Elle est coiffée de la couronne du nord, sans uraeus, bleue et
rouge, et vêtue du costume habituel de plumes, divisé en larges bandes paral-
lèles alternativement bleues, rouges et vertes.
La porte est plus élevée du côté de la procella que du côté de l'antichambre;
elle mesure en effet h m. ho cent, de hauteur au-dessus du sol le long de ses
parois latérales et h m. 55 cent, en sa partie médiane. Le plafond de la porte
subit un relèvement de 0 m. 1 5 cent, à partir de l'endroit où l'ouverture de la
porte s'élargit.
F.E TEMPLE DE KALABCHAH. 73
III. SOUBASSEMENT.
(PI. XXI, Bà XXV.)
Le soubassement de la procolla mesure 1 ni. 5o cent, de hauteur, et
i ni. yS cent, avec Je bandeau horizontal qui le surmonte. Il court tout le tour
de la salle, et se décompose en deux sections de décoration identique, mais de
longueur inégale, la section nord, à droite de la porte d'entrée mesurant au
total 1 h m. 93 cent., tandis que la section sud, à gauche de cette même porte,
ne mesure que 9 in. 55 cent. La décoration ne diffère pas de celle que nous
sommes habitués à trouver sur les soubassements des temples de basse époque;
elle consiste en une double procession de figures symboliques qui viennent, à la
suite du roi, offrir des présents aux divinités locales du temple : ces présents
consistent en (leurs, vases et oiseaux. Au lieu d'un défilé des nomes de l'Egypte,
comme dans l'antichambre (voir plus bas), nous voyons ici des personnifications
du Nil Taisant offrande aux divinités. Mais cette double procession présente un
supplément de décoration que l'on ne rencontre pas toujours : en avant de
chacune des figures représentant le Nil marche un animal, tantôt une gazelle
(ou autre animal de la famille des antilopes), tantôt un bœuf, tantôt une oie
fc^ ou une oie "5t. aux ailes ouvertes; le Nil ne se contente donc pas d'offrir
aux dieux de Talmis les produits végétaux des champs qu'il fertilise chaque
année; il leur présente aussi des animaux. Les Nils sont coiffés tantôt de III-
tantôt de kfff. tantôt de JT. Ceux qui sont coiffés de III et <le ¥#ê sont figurés
sous forme de femmes, tandis que ceux qui sont coiffés de JT sont des hommes.
Tous les Nils ont le corps bleu, la perruque noire, les mains vertes, le collier,
les bracelets et la ceinture violets. Parmi les coiffures, les ééé sont peints en
vert, les JT ont la partie inférieure (motte de terre d'où sortent les pousses)
peinte en violet, les tiges, fleurs et boutons verts; quant aux \\\ ils affectent
deux formes légèrement différentes, jjjjjj et | J| J| les premiers sont complètement
verts et unis, les seconds sont rayés en violet, rouge et vert. — Les vases [? que
portent les Nils sont violets, les tiges fleuries sont vertes, les sceptres 1 sont
violets.
Toutes les lignes de séparation entre les différents registres, tableaux ou
textes, sont bleues, ainsi que les ciels ■— ■ surmontant l'ensemble des scènes d'un
Le Temple de Kalabchah. 10
7.'» II. GALTIIIER.
même registre et l'ellipse encadrant les cartouches (comme clans la cella décrite
précédemment).
SECTION DE GAUCHE (SUD).
dette section, moins longue que la section nord, mesure 2 m. 7/1 cent, sur la
paroi ouest + 3 m. 85 cent, sur la paroi sud (où sont percées deux portes larges
respectivement de o m. 78 cent, et o m. 76 cent.)+ 2 m. 96 cent, sur la paroi
est, soit au total 9 m. 55 cent. La décoration est identique à celle de la section
nord; les divinités seules changent, et le nombre des Nils est plus restreint : il
v en a neuf seulement (au lieu de seize); avec le roi et les trois divinités devant
lesquelles il s'avance, Osiris, Isis et leur fils Harendotès, nous avons donc, en
tout, treize personnages.
a. Paroi ouest (pi. XXI. B).
Cette section du soubassement mesure 2 m. 7^ cent, de longueur, et contient
simplement les trois divinités, Osiris, Isis et Harendotès. le roi, et derrière lui
la longue légende verticale concernant le premier Nil.
Le roi (- — ► ), coiffé de la couronne du sud B. 6, et suivi des Nils, offre un
plateau chargé de pains, çpQgD' <l Osiris coiffé du diadème G. 8, à Isis coiffée
du diadème D. 5, et à leur fils Harendotès, biéracocépbale et coiffé du pschent
B. 12.
Titre du tableau : (— *) j & * («) CD J ^J | |^ | £sH J % (l'offrande est
adressée à Isis spécialement, bien qu'elle ne soit pas la première déesse repré-
sentée).
0— (-)ii^ncsisi+îîî.nn,iit^i^j=:
, •¥< /~~~+ M î I («0 .
! I *s~~* 1119 L
LE THMl'Li; DE K \I.\I5CIIAI
habendotès : («) ',■ ^ \i x, ± v l' i i $ n ^ n
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Premier Nil : («) , JJ ^ £ ^
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ii
o
h. Paroi sud (pi. XXII, A).
Cette paroi mesure 5 m. 53 cent, de longueur totale, niais n'est décorée que
sur une; surface de 3 m. 85 cent., le reste étant occupé par deux portes, larges
respectivement de o ni. 78 cent, et o m. 76 cent., et conduisant lune à la
cclla, l'autre à un magasin obscur ménagé dans l'épaisseur de la paroi. Elle
comprend la ligure du premier Nil de la procession avec les deux petites lignes
de texte complétant sa légende, puis quatre autres Nils (nos 1 à 5 inclus).
Premier Nil (suite) : (~) ] * — m (K MI^Ï^Ki;"
/«| (devant lui marche une gazelle).
» O >
i 1
»m-)ï j:jW7t
«
Q
111 •(?) 1 1 1
ï^mr.^:
A T '^^ f| rt (devant lui marche un bœuf).
« I (devant lui marche une oie iO-
(l) Sur l'original le couteau a la poinle dirigée vers le sol, \.
|2) Sur l'original , le poteau auquel est attaché l'oiseau est fourchu à son sommet, T.
70
H. GAI THIEH.
© l.,ï)
;*jo*;iii;ï'fi^iŒii2]ïi?Mj:A^a
(devant lui marche un bœuf).
s-»-<~)ïi:jt3-<M:M.:.:*?r,?.>â
Y' _*"<s>~ I /»] («levant lui marche une gazelle).
c. Paroi' esf (pi. XXII, B).
(jette section mesure 3 m. <)6 cent, de longueur et contient les quatre
derniers Nils de la procession (nos 639 inclus).
(devant lui marche un bœuf).
7-»-:(~)îj>|,;>»si!«"tT;iJ*TrîT— -fa
l* ,?: r« = î ^ dumimEi ï ? r i 11 1 z,
/V| (»•<■) (devant lui marche une oie ^O-
(devant lui marche un bœuf).
(devant lui marche une gazelle).
'" Les deux signes QQ sont en réalité les vases à lait ^^. qui affectent ici une forme peu
rorrecte.
''-' Sur l'original, le signe f est retourné et porte la boucle à droite.
©
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 77
Les Nils n°« 1, 3, 5, 7, 9, 11, 1 3 et 1 5 de la procession nord, et if 1, 3, 5,
7 et 9 de la procession sud, ont sur la tête la plante *f*; les Nils nos 2, 6, 10 et
là de la procession nord, et n"s h et 8 de la procession sud, ont sur la tète le
'<»ne lM' °" iU: enfin ,es Nils n°S 4' 8- 12 et l6 de ,a procession nord, et
! et 6 de la procession sud, oui sur la tète ^^, et portent comme offrandes
s
jy avec des plantes (lotus et papyrus) et des oiseaux (oies), tandis que les
ffrandes portées par les deux autres groupes sont d'une nature différente.
SECTION DE DROITE (NORD).
('-elle procession commence sur la paroi ouest, immédiatement à droite du
montant de la porte conduisant à la cella, se continue tout le long de cette paroi,
puis sur la paroi nord, et vient finir sur la paroi est, à l'angle de la porte
débouchant de l'antichambre; elle mesure h m. 58 cent, sur la paroi ouest
1-5 m. 55 cent, sur la paroi nord + 4 m. 80 cent, sur la paroi est, soit une
longueur totale de \k m. 93 cent. Elle comprend vingt personnages, savoir :
trois divinités orientées dans le sens (— ->), le roi qui leur fait lace («— ), et
seize dieux Nils qui viennent derrière le roi et sont orientés dans le même sens
(- — «) que lui.
a. Paroi ouest (pi. XXI11, A et B).
Cette paroi mesure h m. 58 cent, de longueur; elle comprend les trois
divinités (Mandoulis coiffé du diadème C. 9. Mandoulis le Jeune coiffé du pschent
B. 12 et portant la longue tresse bouclée, et la déesse Ouadjit coilfée de la
couronne du nord B. 1 1, sans uraeus), l'empereur Auguste, et trois dieux Nils.
L'empereur (•«—), coiffé de la couronne du nord. B. 1 1, présente aux divinités
un plateau mutilé, sur lequel on voit encore cependant des pains de formes
diverses; les Nils apportent des plantes, et chacun un animal différent, à savoir
le premier une gazelle, le second un boeuf, le troisième une oie Z^.
Titre du tableau : («—) [ ^^iTÎîS ( ) )wïE? J 1 (remarquons que
I offrande est adressée par inadvertance du graveur à Isis, et que pourtant
aucune des trois divinités qui sont devant le roi ne porte le nom ni les attributs
<1 Isis).
78 II. GAUTHIER.
8 i^i_J O fà
Mandons le Jeune : (~) J j^^ V,'^ $> T AltS* *ï
M o
' I il -w * fV a™~a m « ■ i i m M 1 1 J i i i - —
V _%* I I 'i Ivj (devant lui marche une gazelle).
|j (*;<■) (devant lui marche un bœuf).
3' Nil : (,— ) ■ * ESS^a , *"** . -£--=
i- 1 ^ csiii] t i; r y;~i t - fàr:
(devant lui marche une oie ^O-
b. Paroi nord (pi. XXIV, A et B).
Cette paroi mesure 5 ni. 55 cent, de longueur, et comprend sept dieux Nils
avec leurs légendes (nos U à î o inclus).
'') Sur l'original le signe ^ a une forme un peu différente.
(2) Même remarque pour le groupe fy.
i i [il U > i i i i i i r
LE TEMPLE DE KALABCIIAH. 79
m I 1 («*) (devant lui marche un bœuf).
^ztizz^l î ?* (sus ; 1 2: ir y>u
f% («'«) (devant lui marche une gazelle).
|j (devant lui marche un bœuf).
7-«~:(~)ijHK*=wiTî.7;i*;n«k
î r^j (devant lui marche une gazelle).
8e Nil : («— ) \à I f * Il I X * Jfw* S ° fi ' "*" S * *Jfcï~
I il -wn> LUlU * à. ^ <2 a«~a > III ll-^-K c=j • • • J%<=[ —
m -%«nj^»'rvj (devant lui marche un bœuf),
une oie aux ailes ouvertes "3t.).
■••"M~)Tj:jW?t=™~;hrI[: ^s
11 Même remarque que p. 76, note 1.
>-) Le signe }**■ est retourné en sens inverse.
O
80
11. GALTIIIKH.
■»VVr^ilCI^(KMPrf^;
~N - O >
V jhS™ I "*• "Ï\J a (devant lui marche un bœuf).
c. Paroi est (pi. XXV, A et B).
Celte paroi mesure h ni. 80 cent, de longueur, et contient les six derniers
Nils de la procession (nns 1 1 à 16 inclus).
os * —
• I |/ A.-.v.-.-A,
* ' «h D ° ' • i A 4Ï. (V°5^1 ï ° * "V"-«l! (derant lui
marche une gazelle).
V"_fcs,"l tr^j- "" (devant lui marche un bœuf).
lui marche une oie ^O-
ïl^MJ^SnsÎjJkT^I.Î
I * — s —
' Md I (devant lui marche un bœuf).
i5c Nil : (-. — -) V A trt A Ml -r7-- a M *ï
' I JJ i =™c * . M ll^^Ts V\ -mn • I* -A I — I 11 ■▼ I
marche une gazelle).
<1] Le signe ■» est retourné en sens inverse. — M Le signe f est relourné en sens inverse.
— t3) Le signe f est relourné en sens inverse.
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 81
V j*» î,*^'^\î T (devant lui marche un bœuf).
COLORATION DES HIÉROGLYPHES DANS LES DEUX SALLES PEINTES
(('.ELLA ET PROCELLA).
Voici les règles principales qui président à la coloration des hiéroglyphes :
I. Les signes représentant des parties du corps, mains, jambes, doigts, bras,
bouche, tète (de face et de profil), morceaux de chair, etc., sont peints en rouge;
exception pour les seins 9 9. qui sont violets. L'homme assis ^^ a le corps rouge
vêtu à demi de vert.
II. Le disque solaire o. le H et le —h—, le T et le j=, les points #*#. le ^.
le haut du |, le e, le haut des vases # et _jl, le I, le a, les contours du -^^,
du I, du L-jtj. etc., le has du ! et du JT sont également rouges.
III. Les vases divers w, ^, FJ, ^, et aussi le bas de # et de jl, les animaux
iK/ V' £*,' -**' |k.' Yk> °tc- (exception pour le serpent * _), les urseus
des disques solaires, le j, le J* (sauf le siège), le f, le 3), le », le ■+•, le =L,
v, etc., sont violets.
IV. Le *~~a (seul ou dans c^^>), le •^»". le ^m, le vêtement de ^^- le ■
les trois T du signe iffc, le 1 le serpent * — , le 8, le I, le =|=>, la partie supé-
rieure du ! et les tiges du JT, le N^, etc., sont verts.
V. Le siège de (sli, le trait vertical de H, les lignes horizontales du 4j±, le
bas du JT, les traits du pluriel 111. le -, le V, le |, le 7, etc., sont 6/e».s,
ainsi que les contours des cartouches (le lias de ces derniers, V J . est, au
contraire, tantôt violet, tantôt rouge).
Ces règles ne sont peut-être pas absolues, mais elles souffrent cependant très
peu d'exceptions. Je rappelle seulement que le peintre de la cella a une tendance
Le Temple de Kalabckah. 1 1
82 II. GAUTHIER.
à mettre du vert là où il y a du bleu dans la procella, et du rouge là où il y a du
violet dans la procella.
IV. BANDEAU DU SOUBASSEMENT.
(PI. XXI. B à XXV.)
Ce bandeau se compose dune seule inscription, et non de deux comme cest
d'ordinaire la règle. Cette inscription commence sur la paroi ouest de la salle,
du coté sud, contre le montant sud de la porte conduisant à la cella; elle se
continue sur la paroi sud, puis sur la paroi est jusqu'à la porte venant de
l'antichambre; elle recommence alors sur la paroi ouest, du côté nord, contre
le montant nord de la porte conduisant à la cella, puis se poursuit tout le long
de la paroi nord pour venir enfin se terminer sur la paroi est, à la porte venant
de l'antichambre. Elle mesure o m. 18 cent, de hauteur et s h m. 5o cent, de
longueur totale. Les hiéroglyphes en sont assez bien conservés, sauf aux endroits
où la pierre a été cassée par les chercheurs de queues d'aronde. La première
moitié (section sud) est tracée dans le sens (- — >■); la seconde moitié (section
nord) est, au contraire, écrite dans le sens (-. — «).
SECTION SUD.
(~) (Paroi ouest) ^ .111^^11^X1^
i intn<s(§J~'"';=.l1JfcSiliJry Is s„„(i«"'»'
<i)(xm^(ïn<pr^;M^jriiV7,mvi,,,u
su
T II I I - lil I l>
SECTION NORD (SUITE DE LA PRÉCÉDENTE).
1 1 1
LE TEMPLE DE KALABCHAII. 83
V.'—JL!^ s?nr> lfi~î£iJ,',SB
Ut^O/^ii—i"-"^— ?tfe,wBI;; ':'Ci
NMjkiHKjH®" V.', ' ■£ VI ' i,aroi esl OÔ+'T.
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V. SECTION DE GAUCHE (SUD).
(PI. XXVl-XXX, et XXXVII, B.)
PREMIER REGISTRE.
La section sud de la salle occupe une surface beaucoup moins considérable
que la section nord, et les parois est et ouest n'ont qu'un seul tableau de ce côté.
Le premier registre de cette section comprend donc cinq tableaux, un sur la
paroi est, trois sur la paroi sud, un sur la paroi ouest.
o. Paroi est (pi. XXVI, A, et XXXVII, B).
Cette paroi, longue seulement de a m. 96 cent., ne comprend qu'un seul
tableau.
Tableau unique. — Le roi (—>•), coiffé du pschent (B. îa), offre d'une main
le vase à encens * à Osiris vêtu de son grand manteau flottant tacheté en violet,
rouge et blanc, et coiffé du diadème C. 6 (cf. pi. XXXVII, B), et à Mandoulis
coiffé du diadème C. 9 ; il verse de l'autre main le contenu d'un vase f sur un
autel chargé de pains et de fleurs. Devant lui. trois lignes verticales de texte
servent de légende explicative.
ITRE DU TABLEAU
iT.-4fl=H)raM^niE£Î2""
81 II. GAlTHIEIi.
v ■ — * A >****. © I \M\ m. U ©s ^! Jii I v\ pp^is Jo/wv^a ^" ^=
(¥îoEI
] (««0
III
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lb « : (~) ; s (SUS ' H (^'ig^ii-l
détruite).
o-:(«)ï^hc^=]i+tfnnniiti;rîs:iJX-
"— -.:(-)!M^i':--int-ï»i^!3èj!>c:
ïi:+£i«"ï«ffl.~[S-t
Le roi a les chairs et le visage rouges; le collier et les bracelets sont décolorés.
Le pschenl, la couronne du sud et l'uraeus sont peints en violet, la couronne du
nord est bleue et rouge. Le vase à encens + offert par le roi aux divinités est
tout entier violet, tandis que généralement la flamme en est peinte en rouge.
Osiris a les chairs et le visage verts, le collier violet. 11 est coiffé du diadème
atef sans cornes (pi. J, n° 1), dans lequel le bonnet du sud semble avoir été
blanc (conformément à l'étymologie de son nom); les plumes latérales sont
violettes, les disques rouges, et l'uraeus violet. Le dieu tient le fouet A peint en
bleu et le sceptre 1 , décoloré. Il est vêtu d'un l'ong manteau quadrillé (pi. L, n° î)
de lignes blanches limitant entre elles des losanges violets; à l'intersection de
chacune des lignes blanches avec les autres, et au centre de chaque losange, est
un point rouge. Les franges du bas sont verticales, et alternativement rouges,
vertes, rouges, etc., de deux en deux; elles sont séparées du manteau lui-même
par une bande horizontale divisée en petits rectangles alternativement rouges et
verts, comme les franges.
Mandoulis a les chairs et le visage bleus, le collier, les bracelets et les bretelles
violets. Le diadème dont il est coiffé a les disques rouges, les trois Heurs divisées
en cinq zones : bleue, violette, verte (au centre), violette et bleue; les plumes
latérales sont vertes, serties de rouge sur tout leur contour; les uraeus sont violets
et coiffés d'un petit disque rouge. Le justaucorps est décoloré, la ceinture violette.
LE TEMPLE DL KALABCII Ail. 85
Le jupon court est divisé en deux parties, I avant violet, lanière rayé en vert et
violet. Le sceptre, la queue et le signe •¥• que le dieu lienl à la main sont violets.
b. Paroi sud (pi. XXVI, 15 et XXVII).
Cette paroi est longue de 5 ni. 5a cent., et divisée en trois tableaux, dont deux
plus petits que le reste du registre au-dessus de chacune des portes ménagées
dans celle paroi, et celui du milieu très grand au contraire. Les deux petits
tableaux mesurent, celui de gauche, î m. 5a cent, de hauteur sur i m. 12 cent,
de largeur, celui de droite, i ni. 5a cent, de hauteur sur î m. 07 cent, de
largeur; le grand tableau central mesure 1 m. 85 cent, de hauteur sur
3 m. 33 cent, de largeur. Ce dernier compte quatre personnages, tandis que
chacun des deux petits tableaux n'en compte que deux.
Premier tableau (pi. XXVI. H). — Ce tableau est immédiatement au-dessus de
la porte conduisant dans le petit réduit obscur, et mesure seulement 1 in. 5 a c.
de hauteur sur 1 m. 1 a cent, de largeur.
Le roi (- — >•), sans autre coiffure que le casque A. 3 et l'uraeus, et surmonté
du disque solaire \Hj offre de la main gauche l'encens t à un dieu masculin à
tète de félin et coiffé de la couronne A. 1 1 : la légende nous apprend que nous
avons là le dieu protecteur de la Nubie, Teloiin. De la main droite, le roi verse
des grains d'encens sur un petit brasero dressé devant le dieu.
Titre du tableau : Il n'y en a pas.
»*™:(~)i*fKllÂTIî?S(K«P-fa;i izVÏU
Tetoun : (— ) î (- jjft J**.\ Ou >-m) ^ ^ ] 1 [— •$ jj 1 SE
Le roi a les chairs et le visage rouges, le collier et les bracelets verts (?). Le
casque A. 3 est bleu, l'uraeus violet, et au-dessus de la tète est un disque rouge
flanqué de deux uraeus violets (pi. .1. n° a). La ceinture de la poitrine est verte,
le justaucorps et la ceinture de la taille sont décolorés. Le roi porte le jupon
empesé ordinaire, multicolore. L'autel placé devant lui est bleu, avec brasero
86 H. GAUTHIER.
rouge, et grains d'encens violets; le petit vase à encens « qu'il offre à Tetoun
de la main gauche est entièrement peint en violet.
Le dieu Tetoun, à tète de félin, a les chairs et le visage violets. La coiffure se
compose du disque solaire rouge, des deux plumes rayées transversalement en
rouge, violet, vert, des cornes noires, des deux urœus violets surmontés chacun
d'un petit disque rouge. Le klaft du dieu, retombant sur les épaules, est rayé
longitudinalement en hleu et blanc. Tout le haut du corps est détruit; on ne
voit plus que le jupon divisé en deux parties, l'avant uni, l'arrière rayé en deux
couleurs. Le violet des chairs a souvent été décoloré en rouge cuivre.
Deuxième tableau (pi. XXVII, A). — Ce tableau mesure 3 m. 33 cent, de
largeur et î m. 85 cent, de hauteur. Il représente le roi (» — >■), coiffé du diadème
G. î o, versant le contenu d'un vase U sur un autel chargé de pains, liquides et
volailles, devant trois divinités : Osiris, coiffé de la couronne C. 8 sans urœus,
Isis coiffée du diadème D. 5 , et Mandoulis le Jeune portant la longue tresse
bouclée et la double couronne W. De chaque côté de l'autel j^| sont debout
deux vases en bronze semblables à celui que le roi tient dans sa main.
Titbe du tableau : (» — ► ) j *~~*li^ ^^^tpll J^"'
U «0, : (-.) ■; s (SUS î H (MEŒSIMBI î X
(le reste est détruit).
o™.s:(~)îj^n(±siMn;i;i nt ;!£!=:* j
a j -^^ dr II *~~*, \k \k \l~*v (ce dernier signe est en dehors de la
ligne, au-dessous, et à peine indiqué) i ^m\^W
h,» : (<— ) | j^ f psppp |° tf %
rj yw^^rt**^ ^^^^^r ^*w^w#\ ri
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111 Le vase a les anses plus longues et le fond plat, non pointu.
('2) Les deux vases à lait sont affrontés.
? r
•!• III KT//
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 87
Le roi a les chairs et, le visage rouges, le collier et les bracelets verts. Pour
la coiffure, voir pi. J, n" 3. Les six disques sont rouges, les urseus violets, le
scarabée bleu et blanc; les fleurs de lotus sur les côtés sont vertes, serties de
rouge à leur extrémité supérieure; les deux plumes ont la nervure médiane bleue,
et sont rayées transversalement de toutes les couleurs; le bouquet du centre est
divisé en zones longitudinales alternativement vertes et violettes; les deux <zs> du
diadème sont rouges, les cornes noires. Le klaft est rayé en violet et bleu,
l'uraeus frontal est violet.
Pour le costume, voir pi. L, n° 2. Le justaucorps est décoloré, la ceinture
verte; le jupon est divisé en deux parties, lavant vert uni, l'arrière rayé en violet
et bleu, avec queue pendante violette; les deux parties sont séparées par un
étroit bandeau multicolore. Le long manteau, tombant jusqu'aux chevilles,
forme sur les deux genoux et entre les jambes des rayures arrondies bleues et
violettes; le bas est divisé en bandes verticales bleue, violette, rouge, bleue,
verte, bleue, verte, bleue, chaque couleur étant séparée de ses voisines par un
filet violet.
Les vases à libations et 1 autel sont violets; sur ce dernier, les pains sont
rayés les uns en bleu et violet, les autres en vert et violet,. le vase 5 est mi-
rouge (haut), mi-bleu (bas), les oies sont décolorées.
Osiris a les chairs et le visage verts, les bracelets violets; le collier et les
bretelles sont décolorés. La coiffure est le diadème atcf à cornes, déjà décrit
plusieurs fois. Les deux disques en sont rouges, les cornes noires; le bonnet
central est divisé en bandes longitudinales violette, bleue, violette, verte, violette,
bleue; les deux plumes latérales ont perdu leurs couleurs. Le voile retombant
sur l'épaule est violet, ainsi que l'uraeus frontal. Le dieu est vêtu d'un justaucorps
violet, dune ceinture décolorée, et d'un jupon divisé en deux parties, l'avant
décoloré (violet?). L'arrière rayé en bleu et violet. La queue, le sceptre et le signe
■+■ sont violets.
Isis a les chairs et le visage violets, le collier, les bracelets, la ceinture verts.
Le disque de la coiffure est rouge, les cornes noires, le I violet et bleu, l'uraeus
violet. Le voile est rayé en bleu, rouge et vert, la tète de vautour du front est
verte; les extrémités du voile, en avant comme en arrière, sont bleues. La déesse
est vêtue de la robe de plumes multicolores, avec larges bandes parallèles
bleues, rouges, vertes, à la taille; le bord inférieur de cette robe est vert (pi. L,
n° 3). Le sceptre est vert, et le haut de la fleur est serti de rouge, le signe •*■ est
violet.
Mandoulis a les chairs et le visage bleus, le collier, les bracelets et bretelles
88 II. GAUTHIER.
violets. Le bonnet du sud (dans le pschenù est décoloré (violet?), celui du nord
est bleu et rouge; la tresse bouclée est décolorée, l'urœus violet, ainsi que le
voile retombant sur l'épaule. Le justaucorps est violet, le jupon détruit ou
décoloré; la queue et le signe ■¥• sont violets.
Troisième tableau (pi. XXVII. B ). — Ce tableau est immédiatement au-dessus
de la petite porte latérale conduisant à la cella, et occupe une position symétrique
à celle du premier tableau du même registre; il mesure 1 m. 07 cent, de largeur
sur 1 m. 5a cent, de bauteur. Le roi (» — ►). coiffé de la simple couronne du sud
(B. (i), offre l'encens $ à un dieu masculin sans autre coiffure que le casque A. 3.
Cette singularité s explique par ce fait qu'il s'agit ici, non pas véritablement
d'un dieu, mais d'un homme divinisé. Imkotep, celui que les Grecs ont assimilé à
leur Asklêpios. Un petit temple lui était spécialement consacré à Philœ, et il
n'est pas sans intérêt de le rencontrer figuré ici en compagnie des autres dieux
de Philœ. On voit encore quelques grains d'encens séchappant de l'autre main
du roi , ce qui indique qu'il devait v avoir entre le roi et le dieu, comme au
premier tableau, un petit brasero à brûler l'encens; mais il n'en reste rien, tout
le tiers inférieur du tableau étant absolument détruit.
Titre du tableau : I- — ► ) î fHHSi (détruit).
x ' I mm '
i.EKo,:(^);^,,(oâ^T|ï4Tt^aa!L^;ij^1iyiJÎ
(le reste est détruit).
Le roi a les chairs et le visage rouges; le collier et les bracelets sont décolorés.
La couronne du sud et l'urœus sont violets. Le justaucorps est décoloré; les deux
ceintures (poitrine et taille) étaient primitivement violettes, mais sont passées
au rouge cuivre. Le jupon court est divisé en deux parties, lavant violet (ce qui
laisse à penser que le justaucorps devait être également violet), l'arrière rave
en bleu et violet.
Imbotep a les chairs et le visage bleus, le collier vert, les bracelets et bretelles
violets. Le casque A. 3 est décoloré, l'urœus et le voile retombant sur l'épaule
sont violets. Le justaucorps est également violet, la ceinture décolorée, le jupon
LE TEMPLE DE KALABGHA1I. 89
divisé en deux parties, l'avant décoloré (violet?), l'arrière rayé en vert et blanc.
Le sceptre et le signe •¥• sont violets.
c. Paroi ouest (pi. XXVIII, A).
Cette paroi mesure 2 m. 7^1 cent, de longueur, et ne comporte qu'un seul
tableau à chacun des registres.
Tableau unique. — Le roi (» — »), coiffé du diadème C. 5, offre un plateau
chargé de pains et de liquides à Isis coiffée de sa couronnne spéciale, D. 5, et
à Mandoulis, coiffé du diadème B. 5.
Titre du tableau : (-— <-) j ffi _ 1 JJ j/^J 1 \\ *jHj t •
5 1_^ J - A Q "^ J*» "~~« » 6 » W ^^ <=» 1^ ^ S *~~*
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7 ^»»^=|*'2^rw— 8 [A — nvi — «— g rjc^)
I I 1 I I "^^S LU <2 [ III J
Le roi a les chairs et le visage rouges; le collier est composé de plusieurs
rangs ornementés, multicolores (vert, rouge, violet). La coiffure est composée du
diadème alef avec cornes et de la couronne du nord. Tous les disques du diadème
sont rouges, le bonnet central est divisé en bandes longitudinales alternativement
vertes et violettes; les plumes latérales sont vertes, les urseus violets, les cornes
noires. La couronne du nord est bleue (non unie, mais tachetée de petits cercles)
et rouge. L'ureeus frontal est violet. Le roi est vêtu d'un justaucorps orné de
rangées horizontales d'écaillés alternativement vertes, bleues, rouges, bleues,
vertes, etc., et du jupon empesé ordinaire, où dominent le violet et le bleu; le
devanteau est divisé en zones superposées violettes, rouges, et vertes; l'arrière
et l'angle supérieur de droite sont rayés en bleu et violet.
Isis a les chairs et le visage violets; les bracelets semblent avoir été bleus ('?);
Le Temple de halnbchah. 13
90 11. CAUTHIER.
le collier est composé de plusieurs rangs multicolores. La coiffure est analogue
à celle des autres Isis précédemment décrites, avec cette différence toutefois que
les cornes de vache paraissent être colorées en bleu, tandis quelles sont géné-
ralement noires. Le voile est semblable à celui des autres déesses féminines, et
les couleurs sont aussi les mêmes (bandes parallèles rouge, bleues et vertes); la
tête de vautour sur le front est verte. La déesse est vêtue de la longue robe de
plumes, disposées en rangées alternativement rouges, bleues et vertes, tombant
jusqu'aux chevilles, et terminée à sa partie inférieure par une lisière bleue et
rouge. Le sceptre est bleu, le signe •¥• violet.
Le dieu Mandoulis est tout à fait décoloré.
Derrière Mandoulis est un espace taillé de o m. 12 cent, de largeur sur toute
la hauteur du tableau; il avait peut-être été préparé pour recevoir une ligne de
textes complétant la légende d'Isis (ligne 8 bis\ mais il ne porte aucune trace
de sculpture ni peinture et semble bien être resté vide.
DEUXIÈME REGISTRE.
Ce registre ne comprend que trois tableaux, dont un sur chacune des trois
parois est, sud et ouest. Toutes les divinités y sont représentées assises sur des
sièges somptueusement décorés. Le registre entier est fort bien conservé, et les
couleurs y sont encore très vives.
a. Paroi est (pi. XXVIII, B).
Le roi (» — >), coiffé du diadème C. 10 et tenant dans la main gauche le long
bâton droit et la massue T, offre aux deux déesses Isis et Satit le sceptre ■#•; Isis
est coiffée de la couronne D. 3 , et Satit de la couronne D. 8. Entre les pieds du
roi et le siège d'Isis sont trois rangées horizontales d'offrandes consistant en
viande de boucherie : têtes, corps et pattes de bœufs, veaux et gazelles, et des
légendes hiéroglyphiques donnent les noms de ces diverses viandes. Enfin, une
longue légende de quatre lignes, la première horizontale et les trois autres verti-
cales, explique la scène.
Titre du tableau ; (— ) j J^Vf^j^ | V^Tfolt^WT
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LE TEMPLE DE KALABCHAH. 91
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- f ♦ I -^r. I *w»^ 1119 -^v
Les légendes des viandes dépecées sont les suivantes : (■ — ►) î "^
0
£53; elles sont écrites en trois rangées superposées et horizontales.
Le roi a les chairs et le visage rouges; le collier n'existe plus, les bracelets
sont décolorés. 11 est coiffé du diadème que nous avons déjà décrit au deuxième
tableau du premier registre de la paroi sud (voir plus haut, p. 86); les couleurs
sont les mêmes que dans l'exemple précédent, mais elles sont dans un état de
conservation très inférieur. Le casque 4 sur lequel est posé ce diadème est
décoloré, mais semble avoir été peint en bleu. Tout le costume a disparu avec le
corps du roi, on ne voit plus que la pointe antérieure du jupon court empesé.
Le roi tient la massue (manche vert, o violet), le sceptre 4- (également vert et
violet), et le bâton (décoloré, mais paraissant avoir été vert).
Les animaux dépecés sont peints en rouge, et les membres sont attachés à
laide de liens verts. Les têtes et les pattes coupées étaient également rouges,
mais beaucoup ont perdu leur couleur.
Isis semble avoir eu les chairs peintes en rose(?), couleur que nous ne trouvons,
à la vérité, nulle part ailleurs à Kalabchah, et qui n'est guère usitée sur les palettes
des peintres égyptiens; ce n'est en tout cas ni du violet, ni du bleu, ni du vert,
ni le rouge vif dont sont peints les corps des rois. Le collier, les bracelets et les
bretelles sont violets. La coiffure ne comporte que le disque (rouge), les cornes
(noires), et l'urœus (violet), sans le I caractéristique de la déesse. Le voile est
(l) Le signe f esl retourné.
('2) Le signe ^Ji. est retourné.
92 H. GAUTHIER.
bleu, rouge, vert, comme toujours, mais il y a. en outre, une bande violette
inusitée; la tète de vautour du front est verte; les extrémités du voile, à l'avant
comme à l'arrière, sont bleues. La déesse est vêtue de la robe de plumes, très
soignée dans ses détails et fort bien conservée. Cette robe comprend des bandes
à fond uni (bleu), et des bandes rayées, l'une en rouge et violet, l'autre en vert
et violet, la troisième en bleu et violet. Ces rayures se continuent sur la jambe
pour se terminer aux chevilles.
Le siège a le dossier rouge, le double encadrement violet; un coussin bleu,
rouge, bleu, vert, supporte le corps de la déesse. La décoration consiste en
rayures brisées horizontales et parallèles, bleu, violet, vert, violet, bleu, violet,
vert, violet, bleu, etc. Dans le petit carré de droite, une fleur de lotus bleu,
rouge et verte, sur fond rouge cuivre (primitivement violet). Le socle a un enca-
drement violet, et se divise en trois bandes horizontales superposées :
i° Celle du haut se subdivise en six compartiments : le numéro 1 (à gauche)
porte un œil g^ vert sur fond blanc; le numéro a porte le groupe Y'fi yi0^
sur fond bleu; les numéros 3, k et 6 sont analogues au numéro î; le numéro 5
est analogue au numéro 2.
a° La bande médiane compte treize rectangles multicolores (bleu, rouge,
bleu, vert, bleu, rouge, etc.).
3° La bande du bas se divise en trois compartiments décorés de lignes hori-
zontales bleues, vertes et rouges.
La déesse Satit a les chairs et le visage violets; les bracelets et le collier sont
décolorés. La coiffure est composée de la couronne du sud (bleue?), insérée
entre les deux hautes cornes noires, et munie à sa partie antérieure de la tête
de vautour verte. Le costume est semblable à celui d'Isis qui vient d'être décrit,
mais beaucoup plus décoloré. Le sceptre est tout entier vert, sans liseré rouge à
l'extrémité supérieure de la fleur.
Le dossier du siège est rouge, le double encadrement vert. La décoration
consiste en rangées horizontales d'écaillés dessinées au trait violet et coloriées
intérieurement alternativement en bleu, rouge, bleu, vert, bleu, rouge, etc.
Le petit carré de droite contient une rosace violette sur fond vert. Beaucoup des
écailles ont leurs contours décolorés du violet au rouge cuivre. Le socle est
encadré de vert, comme le siège, et se divise en deux bandes horizontales
superposées :
i° Celle du haut se subdivise en sept compartiments : le numéro î (à gauche)
LE TEMPLE DE KALABGHAH. 93
poilu une rosace verte et violette sur fond bleu; le numéro 2 contient une fleur
bleue(?) sur fond rouge; les numéros 3, 5, 7 sont analogues au numéro 1; le
numéro h porte une fleur violette sur fond vert; le numéro 6 est analogue au
numéro a.
20 La bande du bas comprend dix rectangles verticaux [ ]], dont tous les
contours extérieurs sont bleus, et dont chacun contient à l'intérieur une ligne
violette, une ligne bleue et une ligne verte. D'autres lignes verticales multi-
colores séparent entre eux ces dix groupes.
La ligne horizontale séparant entre elles les deux bandes du socle est verte,
comme le cadre extérieur.
h. Paroi suû r Cl»1- XXIX^ A et B>
Elle comprend un seul tableau sur toute sa longueur, et ce tableau contient
six personnages, le roi debout et cinq divinités assises sur des sièges somptueu-
sement décorés.
Tableau unique. — Ce tableau mesure 5 m. 5a cent, de longueur. Le roi (» — ►),
coiffé de la couronne G. 1 1 , offre le grand encensoir à cinq divinités assises, Osiris
coiffé du diadème C. 8, Isis coiffée de son diadème spécial, D. 5, Harendotès,
hiéracocépliale et coiffé du pschent B. 12, Mandoulis coiffé de son diadème
spécial C. 9, et Ouadjit coiffée de la couronne du nord B. 1 1 sans urseus. Le roi
fait en même temps une libation sur un autel chargé d'offrandes et placé entre
lui et Osiris.
Titre du tableau : (» — ► ) ! ,w~~v |ç'~*^_ ^ ['•
le ro. : („) ■ g, m (y;ga]| ; « (ynp^f^HiTWl
Osiris :(_ ) | î^fl (SSEI1 1 î Z ^J ~Ô lîîl
I « © I (?) 1 1 1 A =ffm= ç 1 1 1 © © I -^^ m 4 t e 11 1
:" Le signe fc est retourné.
94 II. GAUTHIER.
HarendotÈs : («) *,' fr| W ^ X £ ^ j ^ ',' £)p[ïZf?\
o
<«nA 'O -,
Mandoulis : ( V-) f j^( ^ ^ " jm *| 1 — Y rtj w V- -w» <^*>
"d-n* iT'
O..AD.HT : («) a,° j^ i ; w r^ © n m n ^ t r^ n w z .\
Le roi a les cliairs et le visage rouges, le collier, les bracelets et les ceintures
verts. Le diadème est d'un type unique clans tout le temple de Kalabchah. La
couronne du nord V^ qui devait supporter ce diadème n'est figurée que par le
haut du bonnet \ (bleu) et par le f> (rouge). Les trois disques du bas, ainsi que
les trois autres dont sont coiffés les trois faucons sont peints en rouge. Les trois
fleurs sont divisées en bandes longitudinales bleues, violettes et vertes; les deux
plumes latérales sont rayées transversalement en rouge, vert et violet; les trois
faucons ont la tête et les pattes violettes, les ailes et le corps verts; les deux
urœus sont violets, et coiffés chacun d'un disque rouge; les cornes sont noires.
Le roi est vêtu du costume ordinaire (jupon empesé ornementé et multicolore,
et justaucorps uni).
L'encensoir est vert; la main, le disque et la moitié supérieure du personnage
qui y est figuré sont rouges. L'autel a les pieds bleu, le corps vert, le plateau
supérieur violet. Les pains sont rayés en violet et bleu. Le vase à encens * est
tout entier violet.
Osiris a les chairs et le visage bleus: les bracelets sont décolorés, le collier est
formé de plusieurs rangs multicolores. Le diadème alef a le bonnet central
divisé en cinq zones longitudinales (bleu au milieu, violet et vert de chaque
côté); les plumes latérales sont vertes, et séparées du bonnet central par un filet
violet. Les disques sont rouges, et les cornes paraissent également avoir été
rouges, contrairement à l'usage courant qui les représente en noir. Le dieu est
LE TEMPLE DE KALABGHAH. 95
vêtu d'un justaucorps orné d'écaillés en rangées horizontales rouges, bleues,
vertes, bleues, etc., d'une ceinture rouge et violette, et d'un jupon rayé en vert
et violet.
Le dossier du siège est rouge, le double encadrement violet. La décoration
consiste en rangées horizontales d'écaillés bleues, rouges, bleues, vertes, etc.,
le petit carré de droite contient une rosace (?) décolorée sur fond rouge. Le socle
est encadré de violet, et divisé en six compartiments décorés de lignes verticales
bleues, violettes et vertes, et séparés entre eux par deux lignes verticales rouges.
Isis est décolorée, sauf le socle du siège; sur le talon de la déesse, on voit une
tache jaune cuivre, qui permet d'affirmer avec presque certitude quelle était
peinte en violet. Le socle du siège est assez compliqué. Il est divisé en quatre
bandes superposées :
i° La bande du haut se subdivise en sepl compartiments : le numéro 1 (à
gauche) contient un œil g^ blanc sur fond vert; de même les numéros 3, 5
et 7: le numéro 2 porte une fleur verte sur fond rouge; de même le numéro 6
(mais la fleur semble avoir été bleue, non verte); le numéro h contient une
rosace verte et violette sur fond bleu.
20 La seconde bande consiste en sept *m^ juxtaposés (bleu, vert(?), rouge,
violet (?), rouge, vert(?), bleu); l'espace compris entre deux -^^- voisins est
violet.
3° La troisième bande compte treize rectangles alternativement bleus,
rouges, bleus, verts, etc.
h" La bande du bas se divise en trois compartiments décorés de lignes hori-
zontales bleues, rouges et vertes.
Harendotès, à tète de faucon, a les chairs et le visage bleus; les bracelets sont
violets, le collier est composé de plusieurs rangs multicolores. II est coiffé du
pschënt, dans lequel la couronne du sud est décolorée (violette?), la couronne
du nord bleue et rouge, l'uraeus violet. Il est vêtu d'un justaucorps à quatre
rangées d'écaillés horizontales, bleue, rouge, bleue, verte, dune ceinture violette,
d un jupon rayé en vert et violet.
Le dossier du siège et le double encadrement sont décolorés; la décoration
consiste en rangées horizontales d'écaillés bleues, rouges, bleues, vertes; le
petit carré de droite contient une rosace bleue et violette sur fond décoloré. Le
socle est encadré de violet, et comprend sept rectangles emboités les uns dans
96 II. GAUTHIER.
les autres : le plus grand est vert, puis vient un rectangle violet (?), puis un bleu,
un violet, un vert, un violet (?) et enfin un bleu (le plus petit); à l'intérieur de
celui-ci, une ligne horizontale violette.
Mandoulis a les chairs est le visage verts; les bracelets, le collier et les
bretelles sont décolorés. Sur une perruque bleue, fixée par un bandeau violet,
repose le diadème spécial à Mandoulis déjà souvent décrit : six disques rouges,
trois fleurs peintes en violet, bleu, violet, vert (le centre), violet, bleu, violet,
deux plumes unies vertes, deux urseus violets coiffés de disques rouges, deux
cornes noires. Le dieu est vêtu d'un justaucorps uni violet et d'un jupon rayé en
bleu et violet.
Le dossier du siège est rouge, le double encadrement violet; la décoration
consiste en sept rangées horizontales de rayures bleues, rouges, bleues, vertes,
etc. Le petit carré de droite contient une fleur bleue et verte sur fond décoloré.
Le socle est analogue à celui du siège d'Isis précédemment décrit, mais beau-
coup plus décoloré, et portant des rosaces au lieu de Heurs.
Ouadjit a les chairs et le visage violets, le collier et les bracelets bleus. La
couronne du nord est bleue et rouge, sans urams. Le costume est la longue robe,
portant de larges bandes parallèles bleues, vertes, rouges, sans traces de violet.
Le dossier du siège est rouge, le double encadrement vert. La décoration
consiste en lignes brisées horizontales et parallèles alternativement bleues,
rouges, vertes, bleues, rouges, bleues, rouges, bleues, vertes, bleues, rouges.
Le petit carré de droite contient une rosace bleue et violette sur fond décoloré.
Le socle est encadré de vert, et décoré de quatre fleurs de lotus bleues, rouges
et vertes, reliées par des tiges violettes à l'extrémité desquelles sont des boutons
bleus et verts non épanouis.
c. Paroi ouest (pi. XXX. A).
Cette paroi est décorée, comme au premier registre, d'un seul tableau large
de a m. 7^1 cent. Elle est coupée par une fenêtre haute de î in. 02 cent, et large
de 0 m. 80 cent., qui commence immédiatement en-dessous du plafond.
Tableau unique. — Le roi (» — ► ), coiffé de la couronne du sud B. 6, verse le
contenu de deux vases TJrf sur un autel chargé de pains et de fleurs dressé
devant Osiris assis, vêtu de son long manteau tacheté blanc et rouge, et muni de
tous ses attributs ordinaires (sceptre et fouet), et devant Isis coiffée du diadème
D. 5 et également assise. La coiffure d'Osiris est le diadème C. 8. Une fenêtre
LE TEMPLE DE K'AEABGHAll. 97
qui occupe dans le tableau une surface de 0 in. 80 cent, de largeur sur
o m. 3s cent, de hauteur a obligé le décorateur à ne tracer qu'un seul des
deux cartouches du roi et à le disposer horizontalement.
Titre du tableau : (_*) [ ^ jj = ^ J ~ ^ • ° _ ^ ^ ^
(»<•)
li ™< : (~) ; (snprïïiiH^n î wU ïï? wjEX (le si^
V a été omis en tête de cette ligne).
— ••— 1 osi-i"»"s — . — f~~~\
• I -^*- I (w) =■■= - ' ' /u~w*
Le roi a les chairs et le visage rouges; les bracelets sont décolorés, le collier
est formé de plusieurs rangs multicolores. La couronne du sud et l'uraeus sont
violets. Le justaucorps est orné de rangées horizontales d écailles bleues, rouges,
bleues, vertes, etc. Le jupon empesé est analogue à celui des autres rois, mais
avec plus de vert et moins de violet. Le roi porte, en outre, le long manteau
descendant jusqu'aux chevilles, orné de larges rayures multicolores, avec prédo-
minance de vert et de rouge.
L'autel semble avoir été vert(?), les deux vases 11 sont violets.
Osiris porte le même costume que sur la paroi est, premier registre, mais il
est ici figuré assis : ce costume est le grand manteau violet, rouge et blanc,
décrit et représenté plus haut. Les chairs et le visage étaient bleus (ou verts?).
Le diadème atej est très décoloré; on voit seulement que les disques solaires
étaient rouges, et que les plumes latérales étaient rayées transversalement.
Le dossier du siège est rouge, le double encadrement vert avec des traits
noirs de temps à autre. La décoration consiste en quinze rangées d'écaillés
bleues, rouges, bleues, vertes, etc. Le carré de droite contient le groupe îïM
peint en bleu(?) sur fond rouge. Le socle est encadré de vert, et décoré de
losanges pointillés rouges, bleus et verts.
Isis a les chairs et le visages violets. La coiffure est la même que celle des
Isis précédemment décrites, mais sans urœus (disque rouge, cornes noires, I
Le Temple de Kalabchah. ,3
98 II. GAUTHIER.
décoloré): le voile est identique à celui des autres déesses, et devait être peint
aux mêmes couleurs, mais il est très décoloré. De même la robe de plumes a
perdu toute trace de couleur.
Le dossier du siège est rouge, le double encadrement violet: la décoration
consistait en lignes pointillées multicolores obliquement tracées et se coupant
perpendiculairement, de façon à former par leur intersection une série de
losanges; les lignes rouges seules ont subsisté. Le carré de droite porte une fleur
de lotus verte, bleue et rouge, sur fond décoloré. Le socle, encadré de violet,
est assez compliqué; il se divise en quatre rangées superposées décorées de
façon différente :
i° La rangée supérieure se subdivise en sept compartiments : les numéros 1,
3, 5 et 7 portent une rosace violette sur fond bleu; les numéros a et G ont
une rosace blancbe sur fond rouge; le numéro 6, assez effacé, semble avoir
contenu une fleur (ou un œil ^g) sur fond vert.
2° La seconde rangée compte sept -*»• juxtaposés, rouge (?), bleu, vert('?),
bleu(?), rouge(?), bleu, vert(?). Le dessous est violet, ainsi que l'intervalle
compris entre deux -*mr.
3° La troisième rangée compte seize (?) rectangles bleus et rouges.
h° La rangée inférieure se divise en trois compartiments décorés de lignes
horizontales parallèles rouges et bleues.
VI. SECTION DE DROITE (NORD).
(PI. XXXI-XXXVII, A.)
PREMIER REGISTRE.
Ce registre mesure î m. 85 cent, de hauteur, et contient six tableaux, dont
deux sur la paroi est, deux sur la paroi nord, et deux sur la paroi ouest. Toutes
les figures y sont représentées debout.
a. Paroi est (pi. XXXI, A et B).
Cette paroi mesure a m. 8o cent, de longueur, et se divise en deux tableaux
presque égaux : le premier a, en effet, 2 m. hk cent, de largeur, le second
2 m. 36 cent. On voit sur chacun d'eux la représentation d'une divinité assez
LE TEMPLE DE KALABCHAII. 99
peu commune dans les temples égyptiens, Arihem-moufir, l'Arsnouphis des Grecs.
Premier tableau (pi. XXXI, A). — Le roi (■> — «), coiffé du diadème B. 3, offre
le vin, sous la forme des deux vases # #. à Ariliemsnoufir, coiffé de la couronne
A. 1 1 , et à la déesse Tafnouil à tète de lionne, coiffée du disque solaire peint en
rouge ( D. a), et sans sceptre.
i
(•«<•)
^nZw^'EAf
Titre dl tableau : (« — «)
Arihemsnoufib :
îi^^-ïlil^lIuLi^S.î^H^A
o(,i" JL. i
Taf.nouit
1 1 1 _s> (•«)
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(»)
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(sir)
Le roi a les chairs et le visage rouges, les bracelets et le collier violets (?).
Le disque de la coiffure est rouge, les plumes sont décolorées, les cornes noires.
Il est nu jusqu'à la ceinture, et porte le jupon ordinaire empesé dont on ne
voit plus que quelques lignes violettes et rouges.
Les deux vases sont divisés en deux moitiés, celle du haut rouge, celle du
bas décolorée, mais ayant probablement jadis été violette.
Le dieu Arsnouphis (Ari-hems-noufir) a les chairs et le visage bleus, le collier,
les bretelles et les bracelets violets. Son diadème, déjà souvent décrit, consiste
en un disque rouge, deux plumes rayées transversalement en rouge, vert, et
violet (?), deux cornes noires, deux uraeus violets coiffés chacun d'un disque
rouge. La perruque semble avoir été rouge (?), le bandeau frontal noir(?). Le
dieu est vêtu d'une ceinture verte, et d'un jupon mi-partie violet, mi-partie rayé
en vert et violet, terminé en arrière par une queue pendante violette.
La déesse Tafnouit a les chairs et le visage violets, les bracelets verts, le
collier rouge brun(?). Le disque de la coiffure est rouge, luraeus violet. Elle
est vêtue de la longue robe de plumes bleues, rouges et vertes.
(1) La ligne 8 n'a pas été sculptée, mais seulement peinte; elle est très effacée, et je ne présente
que sous loutes réserves les signes que j'ai cru pouvoir y lire.
i3.
100 H. GAUTHIER.
Deuxième tableau (pi. XXXI. B). — Le roi (-< — -), sans couronne, coiffé du
simple klaft et de i'urœus (A. 1), et surmonté du faucon aux ailes éployées coiffé
du disque solaire et tenant dans ses serres le Q, présente un vase à lait jl à Man-
doulis coiffé de son diadème spécial C. g, et à Arihemsnoufir (Arsnouphis) coiffé,
comme dans le tableau précédent, de la couronne A. 11.
JTBE DU TABLEAU : (-. | f 4 il
l. «0, ; (~) ; mŒUEÂ) ï H (Kmc^sifcil ï VJ
"i:=^w _
Arihemsnocfib : (— ) I |Vl ^î _^_ t J 1 1 =^ w _ © ï ^ ^ ^ #W*
V--Ï-; I
o •
Le roi a les chairs et le visage rouges, les bracelets et le collier violets (?),
très décolorés. Le klaft est de couleur brune, sans rayures. Le faucon a le corps
violet, les ailes bleues en dehors, bleues et rouges en dedans, la queue bleue,
le disque rouge, le Q violet. Le roi est nu jusqu'à la ceinture, et porte le jupon
empesé habituel, bien conservé : ceinture multicolore, rayures longitudinales
bleues et violettes à l'arrière, rayures arrondies bleues, et violettes à l'angle
supérieur de gauche, bandes divergentes rouges, bleues, et violettes à l'avant,
devanteau divisé en compartiments rouges, verts et bleus, queue pendante
violette. Le vase à lait qu'il offre aux divinités est entièrement rouge.
Mandoulis a les chairs et le visage bleus, le collier, les bracelets et les bretelles
violets. Le diadème comprend trois fleurs, celle du centre rouge et verte, les
deux autres rouges et violettes; deux plumes latérales (vertes), six disques
(rouges), deux cornes noires, deux urœus violets coiffés chacun d'un disque
rouge, complètent la coiffure. La perruque est gris-bleu, le bandeau frontal
violet (?). Le dieu est vêtu d'un justaucorps violet, d'un jupon divisé en deux
parties (l'avant vert uni, l'arrière rave en violet, vert et blanc), dune queue
violette, et de deux ceintures rouges.
Arsnouphis porte la même coiffure que dans le tableau précédent, avec les
mêmes couleurs. Il a les chairs et le visage verts, le collier violet; les bracelets
LE TEMPLE DE KALABCH AH. 101
sont décolorés, mais oui dû être aussi violets. La perruque est bleu-noir, le
bandeau frontal violet(?). Le justaucorps est décoloré, le jupon est violet à
Pavant, rayé en violet et bleu à l'arrière. La ceinture du haut est violette, celle
«lu bas présente des traces de rouge; les bretelles sont blanches (peut-être
violettes jadis mais décolorées).
b. Paroi nord (pi. XXXII, A et B).
Cette paroi mesure 5 m. 53 cent, de longueur, et contient deux tableau*
inégaux, le premier large de 2 m. 3i cent., le second large de 3 m. 22 cent.
Premier tarleau (pi. XXXII, A). — Le roi (* — «), coiffé de la couronne C. 8,
présente le vin, #*. à Mandoulis coiffé du diadème B. 7 sur A. h, et à Man-
doulis le Jeune coiffé du pschent B. 1 2 sans uraeus(?) et portant la longue tresse
bouclée retombant sur les épaules.
Titre du tableau : (« — -) j * — il - ^_ j»T,,r) £^At'
L, no, : (_) ; É(¥!1Î1 î HCHmiiH] î PJ
mudool» =(—►)' j^~ y/ --»*"i t t '-• î ^ n ri jl o '■"
| a^^ î tp -^j. (la même phrase est prononcée par Mandoulis sur le
tableau suivant, à la ligne 1 0 ; voir plus bas, p. 1 o3 ).
Mandoulis le Jeune : (»— >) 'j j^| ^ ^ " JhS fy * m ]^ J "] | ^ ^
vi 1 , w f=™= 1 a~~»a-w o ■ («0 la même pnr
est prononcée par Mandoulis le Jeune au tableau suivant, à la ligne ik\ voir
plus bas, p. 1 o3).
Le roi a les chairs et le visage rouges, le collier et les bracelets blancs (?). Il est
coiffé du diadème généralement réservé à Osiris (atef), mais non muni de cornes.
Le bonnet central est rouge au milieu, violet et vert de chaque côté de cette
bande rouge; les plumes latérales sont bleues, les deux disques rouges. Le voile
retombant sur l'épaule est violet. Le roi est nu jusqu'à la ceinture, et vêtu du
jupon empesé ordinaire : arrière rayé en violet sur fond bleu, angle supérieur
(?)
ase
102 II. GAUTHIER.
de gauche orné de rayures arrondies violettes, avant composé de bandes diver-
gentes divisées en zones bleues, violettes, rouges et vertes; le devanteau est
divisé en zones violettes, bleues et vertes, et n'a pas d'uraeus à son extrémité
inférieure. La queue est violette, la ceinture rouge, bleue et blanche (?). Les
vases à vin sont divisés en deux parties s , rouge en haut, bleue (?) en bas.
Mandoulis a les chairs et le visage bleus, le collier et les bracelets violets. Le
bonnet de la coiffure paraît avoir été blanc, les plumes sont vertes; la perruque
est bleu-noir, le bandeau frontal et l'urseus sont violets. Le dieu est nu jusqu'à
la ceinture, et vêtu d'une ceinture rouge, bleue et verte, d'un jupon mi-partie
violet uni (avant), mi-partie rave en vert sur fond blanc (arrière), et d'une
queue violette. Le sceptre est violet.
Deuxième tableau (pi. XXXII, B). — Le roi (« — -), coiffé du diadème C. 10,
verse un liquide (lait ou vin?) sur un autel chargé de pains, vases et volatiles,
devant Mandoulis coiffé de son diadème spécial Ç. 9, et Mandoulis le Jeune,
coiffé de la couronne B. 5. Le vase dont se sert le roi est un vase à libations en
bronze, d'une forme voisine de y(l), et deux vases pareils sont figurés de chaque
coté de l'autel chargé d'offrandes, celui de droite intact, celui de gauche détruit
dans sa partie supérieure. Devant le roi sont tracées quatre longues lignes
verticales d'hiéroglyphes occupant toute la hauteur du tableau et servant
d'explication à la scène.
Titre du tableau : (*— ) j *— ' | ^ 4 =t ffl m M 2^ V ,' -** îJ tl ^
rar;i~= frël51H(Sffir*ï>inssl;r-H
M dk © ^^n 1 m. («'0 * ITf i A XL
l" Les deux oreillettes du vase soûl beaucoup plus longues, et le fond est plat, non pointu.
LE TEMPLE DE KALABGHAH. 103
Mandoulis : (— ) ' |^\ ~ ^ ',' -** 1 1 X M ï ^ 71 lt i O^
'i' y»wv^ I Fn :»;Jj: (le dieu fait la môme réponse qu'au tableau précédent).
Mandoulis lE Jeune : (~) ',' j^^V^T^ ï 511"= "^IH
i N- i >~~^ -w ^^ ° ■ ("f) (le (lieu lait la même réponse <m au
I m. -lo I "^^> T^ ^—^ ' ffi I ^B*l m. l '
tableau précédent).
Le roi a les chairs et le visage rouges, le collier et les bracelets verts (?). Le
diadème a déjà été décrit, plusieurs fois. Les couleurs y sont les mêmes que dans
les exemples précédents, sauf en ce qui concerne les deux longues plumes : la
nervure médiane est bleue, et les rayures transversales sont vertes. Le casque
sur lequel repose ce diadème est bleu, et l'uraeus frontal violet. Le roi est vêtu
d'un justaucorps décoré de rangées horizontales d'écaillés rouges, bleues et vertes,
d'une ceinture multicolore (violette, rouge et verte), d'un jupon rayé longitudi-
nalement en bleu sur fond blanc. Il porte, en outre, le long manteau tombant
jusqu'aux chevilles , avec rayures bleues aux deux angles supérieurs et entre les
jambes, et rayures bleues et blanches sur les autres parties, terminées à leur
extrémité inférieure par une ligne violette. La queue est \iolette.
Les vases sont violets; l'autel est également violet, mais avec le dessus vert;
les pains sont rayés en rouge, bleu, vert, les oies sont décolorées.
Mandoulis a les chairs et le visage bleus, le collier, les bracelets et les bretelles
violets. Le diadème, déjà décrit, a les deux plumes latérales vertes et serties de
rouge, et les trois fleurs y sont divisées en trois zones verticales, celle du milieu
rouge, celles des côtés bleues. Le reste est identique aux exemples précédents.
La perruque est bleu-noir, le bandeau frontal et l'urœus sont violets. Les deux
ceintures sont décolorées, le justaucorps est violet, le jupon mi-partie vert uni (?)
(décoloré), mi-partie rayé en vert et violet (?). La queue est violette. L'ensemble
du personnage est assez mal conservé.
Mandoulis le Jeune a les chairs et le visage vert pâle, le collier, les bracelets
et les bretelles violets. Le diadème, déjà décrit et représenté, a le disque rouge,
les plumes vertes serties de rouge, rayées transversalement en rouge à leur
partie inférieure; les cornes sont noires, les quatre urasus violets, et les deux du
haut sont coiffés de disques rouges. La perruque est bleue, le bandeau et l'urœus
du front sont violets. Le dieu est nu jusqu'à la ceinture, et cette dernière est
lO'i H. GAUTHIER.
verte, tachetée de rouge et de violet. Le jupon est divisé en deux parties : le
devant orné d'écaillés violettes remplies de couleur verte et rouge, le derrière
rayé en violet sur fond blanc. La queue est violette.
c.
Paroi ouest (pi. XXXIII, A et B).
Cette paroi mesure h m. 58 cent, de longueur, et se divise en deuv tableaux
très inégaux, le premier ayant 1 m. 8a cent, de largeur, le second 2 m. 76 cent.
Premier tableau (pi. XXXIII, A). — Le roi (« — -), coiffé de la couronne
A. i3, offre de la main droite l'encens * à Mandoulis coiffé du pschent B. i-i
sans ur*us(?), et de la main gauche il verse le contenu d'un vase j? sur un
autel chargé de pains, de fleurs et de volailles.
Titre du tarleau : ( « — «) 1 T * * a I fi **«* - *^-~- ■ .
M, >w»A (,«:) 1 1 I — ,
| ^^ 1113 I J (»k)
Le roi a les chairs et le visage rouges, le collier et les bracelets rayés en violet
et rouge. Le diadème n'a pas encore été rencontré : il se compose d'un disque
rouge, de deux hautes plumes J||_, ornées de rayures obliques; il est à noter
que les deux plumes ne sont pas semblables : celle de gauche est divisée en deux
par une nervure médiane, et les rayures y sont disposées obliquement et en sens
inverse de chaque côté de cette nervure; celle de droite, au contraire, porte
sur toute sa surface un quadrillage multicolore /|§\; les ravures sont rouges,
violettes et bleues surtout, et ne comportent pas de vert. Les cornes sont noires,
les urœus violets, les disque rouges, comme toujours. La perruque est bleue, le
bandeau et l'urams frontaux sont violets. Le roi est vêtu d'un justaucorps orné
(" Le signe — a été rajouté après coup, en dehors de la ligne, et n'est pas aussi bien sculpté
que le reste.
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 105
d'écaillés disposées en rangées horizontales multicolores, d'une ceinture verte et
rouge, et du jupon empesé ordinaire des rois, dans lequel le devanteau est
particulièrement compliqué, comportant des carreaux noirs et blancs, des
rosaces et des Heurs variées sur fonds divers. La queue est violette.
Les vases * et J| sont violets, les pains sont rayés en rouge ou violet, avec
le milieu bleu ou vert.
Mandoulis a les chairs et le visage bleus, les bracelets violets, le collier formé
de plusieurs rangs parallèles multicolores. Dans le pschent, le bonnet du sud
parait avoir été blanc; celui du nord est bleu tacheté de rouge, et le °> est rouge.
La tresse bouclée est noire, le voile et l'uraeus sont violets. Le dieu est vêtu d'un
justaucorps formé d écailles uniquement rouges sur fond blanc, d'une ceinture
verte et rouge, et d'un jupon mi-partie écailles rouges (avant), mi-partie rayures
vertes sur fond blanc (arrière). La queue et le signe $ sont violets.
Deuxième tableau (pi. XXXIII, B). - - Le roi (+— ), coiffé du diadème G. 4,
présente à Mandoulis, coiffé de sa couronne spéciale G. 9, et à la déesse Ouadjit,
coiffée de la couronne du nord B. 1 1, sans urœus, un plateau chargé de pains
et vases; devant lui, quatre longues lignes verticales (*— .) occupent toute la
hauteur du registre, et sont suivies d'une cinquième un peu plus courte.
Zïr,là-
Le Temple de Kalabchah. ,
106 II. GAUTHIER.
Ouadjit : (» — ►) ? W im I 1 1 ■ ^*^ ili ^v "i" (ligne détruite) Y / — \
ÎOf — — = -
Le roi seul a conservé ses couleurs. 11 a les chairs et le visage rouges, le collier
et les bracelets rayés en bleu et blanc (?). La coiffure se compose du diadème
atef avec cornes posé sur la couronne du nord. Le bonnet de Yalef est violet,
les plumes vertes, les disques rouges, les urœus violets, les cornes noires; la
couronne du nord est bleue et rouge, l'uraeus frontal et le voile (?) tombant
sur l'épaule sont violets. Le roi est vêtu d'un justaucorps en écailles violettes,
coloriées intérieurement en rouge et en vert, et disposées en rangées hori-
zontales alternativement rouges et vertes. La ceinture est verte, rouge et violette.
Le jupon empesé est analogue à ceux précédemment décrits, et porte les mêmes
couleurs que le jupon royal du tableau précédent. La queue est violette.
Les pains offerts par le roi sont décolorés (traces de rayures rouges et
violettes).
Du dieu Mandoulis. on voit seulement, grâce à quelques rares taches subsi-
stantes, qu'il devait avoir les chairs et le visage peints en bleu.
DEUXIÈME REGISTRE.
Ce registre est de la même hauteur que le premier, soit î m. 85 cent., et sa
division en tableaux est absolument analogue à celle du registre précédent; il
comprend donc siv tableaux différents, dont deux sur chacune des parois est,
nord et ouest. Les divinités sont toutes représentées assises.
a. Paroi est (pi. XXXIV, A et B).
Cette paroi est divisée en deux tableaux de mêmes dimensions que les tableaux
correspondants du premier registre, soit pour le premier a m. lik cent, de
largeur, et pour le second 2 m. 36 cent.
111 Le I et le f sont reliés entre eux par le ^, si bien que les trois signes ne forment qu'un
seul tout.
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 107
Pbemier tableau (pi. XXXIV, A). — Le roi (*— ), coiffé du diadème B. 5.
mais presque entièrement détruit, offre un vase à vin(?) f à Mandoulis coiffé
de son diadème spécial G. 9, avec quatre uraeus, et à Thotli. coiffé des longues
plumes, B. a.
Titre du tableau : (+— •) j N=|(JI™J | ^j^. (\a Jjgne est seulement
peinte, et très effacée).
«- « ■ 1—) î m SUS î H (vmjp-- 1 î ('*»
détruite).
tl17^ I ^'"'lil 'j>{s"' !•#■(?) (cetle ^Sne est seulement peinte, et très effacée ).
1 *
La figure du roi est presque complètement détruite. De la coiffure, on voit
seulement que le disque était rouge, les uraeus violets, les cornes noires; quant
aux plumes latérales, elles semblent avoir été vertes et serties de rouge (?). Le roi
avait les chairs rouges, comme on le voit par les jambes et la main qui subsistent.
Son costume était le jupon empesé. Le vase offert se divise en trois parties : le
haut et le bas sont rouges, le milieu blanc (?).
Mandoulis a les chairs et le visage bleus, les bracelets et le collier violets.
Le diadème a les disques rouges, les plumes vertes, les uraeus violets, les cornes
noires. Les trois fleurs sont divisées en trois bandes verticales, celle du milieu
rouge, les deux autres vertes et séparées de la rouge par un filet violet (ou noir?).
La perruque est décolorée, le bandeau et l'urœus frontaux sont violets. Le dieu
est nu jusqu'à la ceinture. Le bas du costume est orné de rayures violettes et
blanches alternées. La queue est violette.
Le dossier du siège est rouge, le double encadrement bleu; la décoration
consiste en lignes bleues et rouges disposées en V; le petit carré de gauche
contient le JjJ blanc (?) sur fond violet. Le socle, encadré de violet, est divisé
en trois compartiments ornés chacun de trois lignes — ~; dans le compartiment
du milieu ces trois lignes sont violettes sur fond blanc, dans les deux autres
elles sont blanches sur fond violet.
Le dieu Thoth a les chairs et le visage verts, le collier et les bracelets violets.
108 II. GAUTHIER.
les bretelles rouges et violettes. Il est coiffé de quatre plumes hautes et étroites,
juxtaposées, chacune avec une nervure médiane, et rayées transversalement de
lignes vertes, rouges et noires, à raison de deux vertes pour une rouge et une
noire (pi. J, n° 12). La perruque est décolorée, le bandeau et l'uraeus frontaux
sont violets. Le dieu est nu jusqu'à la ceinture, et cette dernière est rouge et
noire. Le jupon est rayé en violet (ou noir?) et blanc. La queue, le sceptre et
le signe •¥• sont violets.
Le dossier du siège est rouge, le double encadrement bleu. La décoration
consiste en lignes verticales parallèles peintes alternativement, du haut jusqu'au
bas, en bleu, rouge, bleu, vert, etc., la couleur bleue a presque partout
disparu, et la rouge seul a subsisté. Le petit carré de gauche porte une rosace
noire sur fond blanc. Le socle est décoré de quatre fleurs de lotus, deux bleues
et deux vertes alternant; celles qui ont la corolle bleue ont le calice vert, et
réciproquement. Elles sont reliées entre elles par des tiges violettes. Les boutons
non encore épanouis sont rouges.
Deuxième tableau (pi. XXXIV, B). — Le roi (-. — -), coiffé du pschent B. 12,
offre à Mandoulis, coiffé du diadème B 7 sur A. h, et à Amon à tète de bélier
et coiffé de la couronne G. 7, le vase à encens $.
Titre du tableau : (< — «) 1 /*~^ * («)* — (sif) ■ i • (») •
M"™»™ : (— ) 1 i^ 21 Y, •** Am"\ t ~ î Vra r^tî^
t • III *w * . Illl J Ml
*«- = (-)î &te h ;ii ï -nx ï s^«i
«S III
Le roi a les chairs et le visage rouges; le collier et les bracelets sont décolorés.
Dans le pschent, le bonnet du sud est blanc, celui du nord est bleu et rouge;
l'urœus et le voile (?) retombant sur l'épaule sont violets. Le roi est vêtu d'un
justaucorps orné de rangées d'écaillés multicolores, alternativement rouges et
vertes, et toutes entourées d'un contour violet: il porte une ceinture multicolore
et le jupon empesé ordinaire. Le vase à encens qu'il offre, iif, est violet.
LE TEMPLE DE KALABCIIAH. 109
Mandoulis a les chairs el le visage bleus; le collier et les bracelets sont
décolorés, les bretelles sont violettes. Il est coifle du bonnet du sud (violet)
flanqué des deux plumes latérales (vertes). La perruque est bleu-noir, le bandeau
frontal et l'urœus sont violets. Le dieu est vêtu d'un justaucorps vert et d'un
jupon rayé en vert et violet; la queue, le sceptre et le signe •¥• sont violets.
Le dossier du siège est rouge, le double encadrement violet; la décoration
consiste en rangées horizontales d'écaillés alternativement bleues, rouges,
bleues, vertes, etc.; dans le petit carré de gauche est une fleur bleue, verte et
rouge sur fond décoloré. Le socle est encadré de violet, et se divise en trois
rangées superposées diversement ornées :
i° La langée du haut se divise en sept compartiments : le numéro 1 (à
gauche) et le numéro 7 portent une rosace verte sur fond bleu; les numéros 2
et (i ont une fleur bleue sur fond rouge; les numéros 3 et 5 ont une rosace
violette sur fond bleu; le numéro k a une fleur violette (?) sur fond vert.
3° La rangée médiane se divise en neuf rectangles multicolores : bleu, vert,
rouge, blanc.
3° La rangée du bas se divise en trois compartiments ornés de lignes hori-
zontales vertes et rouges.
Amon, à tète de bélier, a les chairs et le visage verts. Il est coiffé du diadème
atef (avec cornes), dans lequel le bonnet est vert, rouge, vert (trois bandes
longitudinales), les plumes violettes, le disque rouge, les cornes noires. Il porte
un klaft rayé en violet et bleu; il est nu jusqu'à la ceinture et porte un jupon
rayé en bleu et blanc.
La décoration du siège est analogue à celle du siège de Thoth décrit au
tableau précédent. Le socle se divise en trois registres superposés :
1" Registre du haut : sept compartiments alternativement verts et rouges,
avec rosaces de ton différent.
•?-" Registre du milieu : sept <^v bleus, blancs (?) et rouges.
3° Registre du bas : trois compartiments ornés chacun de trois lignes hori-
zontales, bleues et rouges.
b. Paroi nord (pi. XXXV, A et R, et XXXVI, A).
Cette paroi est coupée en son milieu par une fenêtre haute de 1 m. 38 cent.
110 II. GAUTHIER.
et large de o m. 81 cent., qui commence à o m. 5o cent, au-dessous du plafond.
De chaque côté de cette fenêtre est un grand tableau de 2 m. 36 cent, de largeur
occupant toute la hauteur du registre, et au-dessous de la fenêtre une petite
scène de o m. 81 cent, de largeur sur o m. 67 cent, de hauteur complète la
de'coration de cette paroi. Il y a donc, en réalité, trois tableaux qu'il convient
de décrire isolément.
Premieh T.viiLEAi (pi. XXXV, A). — Le roi (« — «), coiffé de la couronne du
nord (B. 1 1) sans ura?us(?), offre à Khnoum à tête de bélier et coiffé du diadème
C. 7, et à la déesse Satit coiffée de la couronne D. 8, le vase f. On aperçoit
encore des traces de dorure sur le visage des divinités.
Tm,,; m tableau : ( — ) j tjijj «^ jj T* /$ « ffv
u .o, : («) ; ^«(vUS î H (Murons?! ; tu
fïr,là-
Q^~~B — H—
O [tic) /.>%w.<,
S
'• « »
Le roi a les chairs et le visage rouges, le collier et les bracelets verts. La
couronne du nord est bleue et rouge, l'urœus violet. Il est vêtu d'un justaucorps
blanc (ou décoloré?), et du jupon empesé ordinaire où dominent le violet, le
vert et le rouge. Le vase f qu'il offre était probablement violet, mais a perdu
sa couleur.
Khnoum, à tète de bélier, a les chairs et le visage bleus. Le diadème alef (à
cornes) est composé du bonnet central vert, violet, rouge, violet, vert (cinq
bandes longitudinales), du disque rouge, des plumes latérales (décolorées), de
deux urœus violets coiffés de disques rouges, des cornes noires. Le dieu porte
un long khfl rave en violet sur fond blanc. Le justaucorps est vert, les deux
ceintures rouges, le jupon rayé en vert et violet.
Le dossier du siège est rouge, le double encadrement décoloré (violet?), la
I.E TEMPLE DE KALABCHAH. 111
décoration consiste en lignes verticales parallèles, divisées en plusieurs zones de
couleur différente du haut jusqu'au bas : bleues, rouges, bleues, vertes, etc. Le
petit carré de gauche portait un dessin violet sur fond bleu (ou bleu sur fond
violet), aujourd'hui complètement effacé. Le socle, encadré de violet, est décoré
de rectangles emboîtés les uns dans les autres : le plus grand (après le cadre
extérieur) est blanc(?), puis vient un violet, un vert, un bleu, un rouge, et
tout à fait à l'intérieur trois lignes violettes horizontales.
La déesse Satit a les chairs et le visage violets, le collier et les bracelets verts.
Le bonnet de la coiffure est rouge, les cornes et l'uraeus sont violets. Elle
est vêtue dune longue robe collante formée de plumes multicolores; sur les
jambes apparaissent très nettement des rayures, et sur le corps de larges bandes
parallèles bleues, rouges et vertes.
Le dossier du siège est rouge, le double encadrement vert; la décoration
consiste en lignes brisées horizontalement disposées et parallèles, tour à tour
violette, bleue, violette, verte, bleue, violette, verte, bleue et violette. Le petit
carré de gauche porte le symbole ^M en blanc sur fond rouge. Le socle est
décoré de quatre fleurs de lotus, dont deux à calice vert et corolle bleue, deux à
calice bleu et corolle verte. Les fleurs sont réunies entre elles par des tiges
violettes terminées par des boutons encore fermés, bleus et verts. Toute cette
décoration est du reste, très effacée, et on la devine plutôt qu on ne la voit.
Deuxième tableau (pi. XXXV, B). — Le dieu Mandoulis (» — ► ), coiffé de la
couronne C. 9, est assis sur un bouton de lotus épanoui sortant d'un bassin -—;
il est absolument nu, porte la main gauche à sa bouche, et tient de la main
droite le fouet j\ , attribut d'Osiris; sur ses épaules pend la tresse bouclée que
portent toujours les enfants. De chaque côté de cette image deux lignes verti-
cales d'hiéroglyphes en occupent toute la hauteur :
(sic)
* S m
^*N*A**^ ^^ L — J
Le dieu Mandoulis a les chairs violettes, et son collier est vert; il est absolu-
ment nu. Dans le diadème, les six disques sont rouges, les fleurs sont : la première
verte, celle du milieu bleue, la troisième verte; les plumes latérales sont décolo-
rées, les urœus sont violets et coiffés de disques rouges, les cornes sont noires.
112 H. GAUTHIER.
Le calice du bouton de lotus est vert, la corolle bleue, les petites fleurs
intérieures sont rouges; les deux boulons latéraux semblent avoir le calice bleu;
leur corolle est nettement verte; leurs contours sont violets. Le bassin = est
rouge de contour, et peint en violet à l'intérieur.
Troisième tableau (pi. XXXVI, A). — Le roi (-. — «), coiffé du pachent (B. 1 3),
offre à Amon de Napata, coiffé des longues plumes sortant du cadre du registre
(B. 1), et à Amon de Primis, à tète de bélier et coiffé de la couronne C. 7.
l'emblème de la Vérité et de la justice, m ■
Titre du tableai : {< — «) ! ^=-^=ïfo.
Amon de Napata : f- — ► ) 1 iç?) I (f ^ I I (rir) I ®^9«, m „
_ »
Amon de Primis : (~) | j^ C tf ^ _ J > | K Ê^ j£
.(>ic)^ T(S,V).
fli
Le roi a les cbairs et le visage rouges; le collier et les bracelets sont décolorés.
Dans le pschent, le bonnet du sud est violet, celui du nord est bleu et rouge,
l'urœus est violet. Le justaucorps est orné d'écaillés rouges, bleues, vertes,
bleues, rouges, etc., disposées en rangées horizontales. La ceinture est verte,
bleue et rouge; le jupon empesé est analogue aux autres jupons de rois, avec
cette différence pourtant qu'il n'y a pas de rayures arrondies à l'angle supérieur
de gauche. Les rayures de l'arrière ont disparu: les grandes lignes rayonnantes
de l'avant sont violettes, et les bandes arrondies qu'elles coupent sont bleue,
rouge, bleue, verte, bleue, rouge, bleue, verte. Le devanteau est divisé en zones
bleues et violettes séparées entre elles par des traits horizontaux bleus et violets;
il n'a pas d'urœus à son extrémité inférieure. La ceinture est bleue et rouge, la
<|ueue violette.
Le signe y offert par le roi aux divinités a le personnage et le •*• bleus, la
plume \ rouge, le -^r vert avec lisière supérieure rouge.
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 113
Amon de Napata a les chairs et le visage verts, le collier et les bracelets
violets. Les hautes plumes de la coiffure sont divisées en zones bleues, rouges,
bleues, vertes, etc., le disque est rouge. Le casque sur lequel repose cette
coifl'ure est bleu, le f~ retombant en arrière du dieu est rouge. Le justaucorps
est décoloré, les deux ceintures sont peintes en bleu, vert, bleu, rouge, etc.; le
jupon est rayé en bleu et violet; le sceptre et le signe •?• sont violets.
Le dossier du siège est rouge, le double encadrement bleu; la décoration con-
siste en rangées horizontales d'écaillés bleues, rouges, bleues, vertes. Le petitcarré
de gauche contient une fleur blanche et rouge sur fond vert. Le socle sans encadre-
ment de couleur spéciale, est composé de trois rangées horizontales superposées :
i° Celle du haut est divisée en sept compartiments bleus, verts, bleus,
rouges, etc., ornés de rosaces multicolores à ton différent de celui du fond.
2° Celle du milieu est divisée en douze compartiments verts, bleus, rouges,
bleus, etc., ornés de fleurs de couleur différente.
3° Celle du bas est divisée en trois compartiments ornés de bandes hori-
zontales bleues et rouges.
Amon de Primis, à tête de bélier, a les chairs et le visage bleus, le collier et
les bracelets rouges. Le diadème alcf (avec cornes) se compose : du bonnet,
rouge, vert, rouge, vert (quatres bandes longitudinales); des plumes latérales,
vertes; de deux, disques, rouges; de deux uraeus violets coiffés de disques rouges;
de deux cornes noires. Le klaft est rayé en bleu et blanc. Le justaucorps est
orné d'écaillés disposées en rangées horizontales bleues, rouges, bleues, vertes,
etc.; les ceinLures sont peintes en bleu, vert, bleu, rouge; le jupon est rayé en
violet et vert.
Le dossier du siège est rouge, le double encadrement violet; la décoration
consiste en lignes verticales parallèles, divisées suivant leur hauteur en petites
zones de couleurs différentes, tour à tour bleues, rouges, bleues, vertes, etc..
en commençant par le haut. Le petit carré de gauche porte une rosace à quatre
branches ^», violette sur fond bleu. Le socle, sans encadrement de couleur
spéciale, se divise en quatre bandes superposées :
i° La bande du haut est elle-même subdivisée en sept compartiments alterna-
tivement verts et rouges, ornés de rosaces de couleur différente;
a° La seconde bande comprend huit —-juxtaposés, alternativement violets
et rouges;
Le Temple de Kalabchah. , -,
114 II. GAUTHIER.
3° La troisième bande est effacée;
k° La bande du bas se divise en trois compartiments ornés chacun de trois
lignes horizontales vertes, rouges et bleues.
c. Paroi ouest (pi. XXXVI, B, et XXXVII. A).
Cette paroi comprend deux tableaux de mêmes dimensions que les tableaux
correspondants du premier registre. Le second tableau est coupé, sur une hauteur
de o m. 26 cent., par une fenêtre commençant au niveau même du plafond (et
non à 0 m. 5o cent, en dessous de ce niveau comme sur la paroi nord), et
mesurant 0 m. 97 cent, de hauteur sur o m. 78 cent, de largeur.
Premier tarleau (pi. XXXVI, B). — Le roi (< — -), coiffé de la couronne du
sud B. 6, verse le contenu de deux vases à libations fl sur un autel chargé
d'offrandes qui se dresse devant le dieu Mandoulis le Jeune assis et coiffé du
diadème C. 9.
Titre du tarleal: : ( * — « ) I a~w-v ! | • /l 1 .-, 1 w ,
"- « : (~> î s (EUS ï H (xupr^;u-l î PJ
I O A
Mandoulis le Jeune : (- — ► ) 1 îm _ V _%£ JJ) M ',' jl j
Le roi a les chairs et le visage rouges, le collier composé de plusieurs rangs
multicolores; les bracelets sont décolorés. La couronne du sud est décolorée,
l'uraeus et le voile retombant sur l'épaule sont violets. Le roi est vêtu d'un
justaucorps violet, dune ceinture verte, d'un jupon empesé semblable aux
précédents; il porte en outre le grand manteau tombant jusqu'aux chevilles,
rayé en bleu et blanc sur les jambes et entre les jambes, rayé en bleu et rouge
dans sa partie inférieure. Les vases jl offerts par le roi sont décolorés. L'autel a
le pied bleu, le corps vert, la partie supérieure violette; les deux tiges et boutons
entre-croisés sont verts; les pains sont rayés en rouge, bleu, vert; les fleurs sont
vertes et bleues.
LE TEMPLE DE KALABCH \ II. 1 ir,
Mandoulis le Jeune a les chairs et le visage verts, les bracelets bleus; le
collier, très ornementé, est composé, comme celui du dieu, de plusieurs rangs
rouges et bleus. Dans le diadème, les si\ disques sont rouges, les trois fleurs
sont divisées en trois bandes longitudinales (celle du milieu rouge, les deux
latérales vertes). Les deux plumes latérales sont rayées transversalement en
rouge, bleu, vert, bleu, rouge, etc. Les deux uraeus sont violets, coiffés de
disques rouges, les cornes sont noires, la perruque bleue. le bandeau et l'urœus
frontaux violets.
Le dieu est vêtu d'un justaucorps orné de plusieurs rangées horizontales
decailles, alternativement bleues, rouges, bleues, vertes, etc. La ceinture est
peinte en vert, bleu, rouge, le jupon rayé en bleu et violet, la queue violette.
Le dossier du siège est rouge, le double encadrement violet. La décoration
consiste en rangées horizontales d'écaillés, tour à tour bleues, rouges, bleues,
vertes, etc. Dans le petit carré de gauche est une fleur de lotus aux contours
violets, et colorée en blanc, bleu et rouge, sur fond vert. Le socle, encadré de
bleu, se divise en trois rangées superposées, diversement ornées :
i° La rangée du haut se subdivise en sept compartiments : les numéros 1
(à gauche), 3, 5, 7, portent un œil ^g bleu et blanc (pupille noire) sur fond
vert; les numéros 2 et 6 ont une rosace bleue sur fond rouge; le numéro h
porte une fleur de lotus bleue sur fond rouge.
20 La rangée du milieu compte sept -w juxtaposés, alternativement bleus,
blancs (?) et rouges.
3° La rangée du bas se divise en trois compartiments ornés chacun de trois
lignes horizontales rouges et violettes.
Deuxième tableau (pi. XXXVII, A). — La présence de la fenêtre a obligé le
décorateur à supprimer les signes Ss^ au-dessus du cartouche-prénom du roi,
et à raccourcir la ligne 5. Le roi (^— ), coiffé de la couronne du nord B. 1 1 ,
oflre d'une main le grand encensoir et le brùle-parfums $, tandis que de l'autre
main il verse le contenu d'un vase jj sur un autel chargé d'offrandes, identique
à celui du tableau précédent, et dressé devant Mandoulis coiffé du diadème
B. 7 sur A. h, et la déesse Ouadjit, coiffée de la couronne du nord B. 1 1 sans
uraeus, tous deux assis.
Titre do tableau : (*—) j ~^^"M^ ^Cette 1(%eiu,e est écrite
i5.
116 II. GAUTHIER.
ici par erreur, car elle devrait être dans la bouche d'une divinité, et non dans
celle du roi).
u ,.o, : (~ ) ; «sus î H (EEsHOID 'iPJt
Mahdoclis : (— >) | j^l ^ ^ ','-** U î 1"^ « ^ %* <^ ~ ^T
ouADiix : (_>h fe Tir * r" T^r"^^^ w tti
I /~~~\ m (»«•) .
Le roi a les chairs et le visage rouges; les bracelets semblent avoir été verts(?),
le collier est composé de plusieurs rangs multicolores. La couronne du nord est
bleue (non unie, mais tachetée de ronds violets) et rouge; l'uréeus est violet.
Le justaucorps est formé d'écaillés disposées en rangées horizontales bleues,
rouges, bleues, vertes, etc., le jupon empesé est analogue aux jupons royaux
précédemment décrits; le roi porte en outre le manteau tombant jusqu'aux
chevilles, analogue aux précédents, mais dans lequel les rayures ne sont pas
uniquement bleues, mais multicolores : noir(?), vert, bleu, etc.
De l'encensoir, offert par le roi on voit seulement que le disque surmontant
la tête de faucon est rouge.
Mandoulis a les chairs et le visage bleus, les bracelets violets, le collier et les
bretelles multicolores. Le bonnet du sud est violet, les deux plumes latérales
sont rayées transversalement en bleu, vert et rouge. La perruque est bleu-noir,
le bandeau et l'uréeus frontaux sont violets. Le dieu est vêtu d'un justaucorps
orné d écailles en rangées horizontales multicolores, et d'un jupon rayé en vert
et noirf?).
Le dossier du siège est rouge, le double encadrement violet. La décoration
consiste en rangées horizontales d'écaillés bleues, rouges, bleues, vertes, etc.;
le petit carré de gauche contient une rosace à huit branches (quatre vertes et
quatre violettes) sur fond bleu. Le socle a un cadre violet; il est orné de losanges
enchevêtrés formés de pointillés violets, bleus, verts, et peut-être jaunes (?):
toute cette décoration est assez mutilée.
La déesse Ouadjit a les chairs et le visage violets, les bracelets verts (?); le
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 117
collier est composé de plusieurs rangs multicolores. La couronne du nord (sans
uraeus) est bleue et rouge. La déesse est vêtue du costume de plumes bleues,
rouges, bleues, vertes, etc.
Le dossier du siège est rouge, le double encadrement bleu. La décoration
consiste en lignes poinlillées multicolores se coupant de façon à former des
losanges; elle est fort effacée. Le petit carré de gauche contient le groupe f ïl
vert sur fond ronge. Le socle, encadré de violet, est divisé en trois registres
superposés :
i° Celui du haut se subdivise en sept compartiments portant, sans doute,
des rosaces, mais très endommagés;
2° Celui du milieu se subdivise en douze compartiments bleus, rouges, etc.,
ayant probablement porté des Heurs; il ne reste rien de visible;
3° Celui du bas se divise en trois compartiments, ornés chacun de trois lignes
horizontales bleues et rouges.
Tout l'ensemble de ce siège est extrêmement mutilé et décoloré.
VIL INSCRIPTION DU BANDEAU DE LA FRISE.
Ce bandeau occupe une hauteur constante de o m. 16 cent., et court tout
autour de la salle à o m. 5o cent, en dessous du niveau du plafond. Il comporte
une double inscription commençant au-dessus de la corniche de la porte
conduisant à la cella, sur la paroi ouest. Chacune des parties composant cette
double inscription est tracée dans un sens opposé, celle du nord dans le
sens (» — »), celle du sud dans le sens (» — *) : (» — ► ) tftj (-< — «), et toutes deux
vont se terminer au milieu du linteau de la porte venant de 1 antichambre.
SECTION NORD (DROITE).
(PI. XXXV, XXXVI, XXXVII A.)
Cette inscription occupe toute la moitié nord de la paroi ouest, toute la paroi
nord, et toute la moitié nord de la paroi est; elle est coupée en deux endroits
par les fenêtres percées dans les parois ouest et nord :
HKParoionestj^^^g.V;' H^
— "fl"! TJL^ITV (^nêtre) *\ï=^
X , Jxi A S
X
III"
118 II. GAUTHIER
CLii^ri r V— i
SECTION SUD (GAUCHE).
(PI. \X\11I li. XXIX. xxx.ï
Cette inscription occupe toute la moitié sud de la paroi ouest (saut l'espace
où est percée la fenêtre), puis toute la paroi sud, et se termine au milieu de
la paroi est, au-dessus de la porte venant de l'antichambre.
( — ) (Paroi ouest) : iaf^*T2l|| A4 "Z^*3*-» * /"* 5"S ~ >p
.*= 0 ♦ A i ♦ "*»" é '| } — •*— s*» m -==" """"""^ L-*»J f? © 9 l rîtT fi O
,<S I I
(l) Le signe ■ a une forme un ]>eu différente.
t2' Sur l'original les deux vases ^ sont affrontés.
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 119
VIII. FRISE.
Au-dessus de la bande horizontale portant cetle double inscription, la salle
est décorée d'une frise haute de o m. hj cent., constituée par les deux cartouclics
de l'empereur Auguste et trois signes I alternant. Les cartouches mesurent
o m. 39 cent, de hauteur, o m. 35 cent, avec le rm (contours rouges, intérieur
du -w vert) qui est en dessous, et 0 m. h.7 cent, avec le ^ (disque rouge,
plumes vertes ou bleues) qui les surmonte; chacun d'eux mesure o m. 12 cent,
de largeur, et chaque groupe de deux a 0 m. 3 5 cent, de largeur. Les trois a qui
séparent chaque groupe de deux cartouches ont o m. 3a cent, de largeur à eux
trois, et o m. U7 cent, de hauteur. Celui du milieu, dans chaque groupe, est
toujours violet, les deux autres sont alternativement verts, dans un groupe,
bleus dans le suivant, etc. Tous les disques et o des | sont rouges, tous les
pieds a en sont verts.
Les cartouches sont écrits dans le sens (•<— ) dans toute la section correspon-
dant au bandeau nord de la Irise, et dans le sens (— <■) dans la section
correspondant au bandeau sud de la frise. Au point de départ de la double
série, au milieu de la paroi ouest, on a, dans le même groupe, un cartouche-
prénom écrit (- — ►) et un cartouche-nom écrit (« — -).
Il serait inutile de transcrire tous ces cartouches, qui ne présentent entre
eux aucune variante, et qui sont tous conçus sur les deux types que voici :
1 (32121 Pt S (VMPrf^'lfcîJi.
11 y a dix-neuf cartouches en tout sur la paroi sud, trente-cinq sur la paroi
est, dix-huit sur la paroi sud. Quant à la paroi ouest, elle est fort mutilée au-
dessus de la corniche de la porte conduisant à la cclla, et sur une longueur de
9 m. r>o cent, cette décoration de cartouches a été détruite: on en voit encore 3 9,
et il a dû y en avoir 3o (soit 8 dans la lacune).
120
H. GAUTHIER.
IX. DIX-NEUF BLOCS TROUVÉS
DANS LES DÉCOMBRES DE LA PROCELLA.
Morceau de plafond
—H
A
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// m.
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h. Morceau de
plafond.
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(reste de car louches
au nom de César).
U
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1 3.
i3. Morceau de
plafond :
m
0 m
'4.
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i U. Morceau de
plafond :
Œ
M
io. Morceau de
plafond :
(l) Le personnage est coiffé de la couronne V?, non du psrhenl.
:w:l:j
jïj
il
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*•>
LE TEMPLE DE k ALA1SCII Ail.
121
16.
*-\
j1
17. Morceau de plafond, représentant les vautours aux
ailes éployées, coiffés alternativement de la couronne À et
de la couronne y ; deux lignes horizontales de texte ont
subsiste en partie :
i°('
à 1 »
is in
la déesse Ouadjit de Bouto).
(il s'agit ici de
18 et 19. Deux blocs se raccor-
dant, et formant le milieu
d'une paroi :
It
zï*
tr
■'•4.
:
Les fragments de plafond ont
encore conservé des traces nom-
breuses de couleurs.
Il n'est pas certain que tous ces
blocs appartiennent à \a.procella,
dans les décombres de laquelle
ils ont été recueillis.
Le Temple tic Kalabchah.
16
CHAPITRE III.
ANTICHAMBRE.
(PI. XXXVlII-LX.i
I. DESCRIPTION GENERALE.
Cette salle présente, dès le premier coup d'oeil, un aspect tout différent de
celui des deux salles précédentes. Elle n'a pas, en effet, conservé comme ces
dernières, les couleurs encore assez vives de ses personnages et de ses hiéro-
glyphes, et d'autre part, elle est restée en grande partie inachevée dans sa
décoration; non seulement beaucoup de lextes, principalement sur les parois
nord et sud. n'ont pas été sculptés et sont simplement tracés à la peinture rouge,
mais d'autres n'ont même pas été peints, et quelques figures de dieux ou de rois
sont restées ébauchées et inachevées. L'aspect général de cette salle, lorsqu'on
a visité les deux précédentes (cella et procella) est gris et uniforme.
Cette salle mesure 1 o mètres de longueur dans le sens nord-sud et 5 m. 78 c.
de largeur dans le sens est-ouest; sa hauteur est de 7 m. 22 cent. Le plafond
en est presque complètement détruit. Elle était éclairée, outre le jour venant
de la porte centrale, par deux petites fenêtres percées au sommet de la paroi
ouest, de chaque côté de la porte conduisant à lu procella.
La paroi sud de la salle est ouverte en deux endroits, près de l'angle est et
près de l'angle ouest. Cette première porte, large de 0 m. 92 cent, et haute de
deux mètres, conduit à un escalier qui monte le long de la paroi sud de l'anti-
chambre et de la procella , derrière cette paroi, et vient déboucher sur le toit, à
la limite de la procella et de la cella. La seconde porte, large de o m. 65 cent,
et haute de deux mètres également, est celle d'un petit réduit obscur ménagé
sous l'escalier précédemment cité.
Comme dans les autres salles, les deux portes centrales, lune venant du
pronaos, l'autre conduisant à la procella, ne sont pas percées au milieu des deux
parois est et ouest, mais beaucoup plus près de l'angle sud que de l'angle nord.
Ainsi la section nord de la paroi est mesure 3 ni. 80 cent, de longueur, tandis
que la section sud de la même paroi ne mesure que 2 mètres; la section nord de
la paroi ouest mesure h m. 3o cent., tandis que la section sud de la même
paroi ne mesure que 2 m. 68 cent.
16.
12'i 11. GAUTHIER.
La décoration de l'antichambre comprend un registre de plus (mais il est
inachevé) que celle des salles cella et procella. On v distingue donc sept parties
superposées :
w
i° Un soubassement composé dune double procession des nomes de l'Egypte
apportant leurs produits aux divinités du temple.
2° Une bande horizontale contenant une double inscription: c'est le bandeau
du soubassement.
3° Un premier registre de tableaux divers.
h° Un second registre.
5° Un troisième registre.
6° Une bande horizontale contenant une double inscription; c'est le bandeau
de la frise.
7° Une frise composée des motifs ordinaires de décoration : cartouches,
faucons, signes khakerou.
II. PORTE CENTRALE.
(PI. XXXVIII-XLII.)
FAÇADE EXTERIEURE.
(PI. XXXVIII. A.)
Du pronaos on passe dans l'antichambre au moyen dune porte mesurant
.") m. 3o cent, de hauteur et a m. 10 cent, de largeur à sa partie inférieure.
Cette porte, comme toutes les autres, est, non pas exactement rectangulaire,
mais un peu plus large à sa base qu'à son sommet : son ouverture supérieure
n'est plus en effet que de î m. 98 cent, au lieu de 2 m. 10 cent. L'ensemble
de la porte repose sur un seuil de 0 m. 07 cent, de hauteur et de 0 m. 1 A cent,
de largeur. Sa façade n'est pas verticale, mais épouse l'inclinaison de la paroi
dans laquelle elle est percée, et sur le fond de laquelle elle se détache en un
relief de quelques centimètres; cette inclinaison est de 0 m. 34 cent, sur 1 en-
semble de la hauteur de la porte; les feuillures latérales mesurent en eftet
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 125
o m. 85 cent, de largeur à leur base et o m. Aq cent, seulement à leur sommet,
aiïectant ainsi la forme d'un trapèze très allongé.
Voici les diverses parties qui constituent la façade de cette porte, en descen-
dant de haut en bas :
i° Une corniche de i m. i5 cent, de hauteur, o m. 20 cent, d'épaisseur, et
5 ni. 90 cent, de largeur, portant au centre le disque solaire ailé et flanqué
des deux urseus.
20 Un boudin arrondi de h 111. 12 cent, de largeur sur 0 m. 18 cent, de
hauteur et autant d'épaisseur.
3° Un linteau de 3 m. 80 cent, de largeur sur o m. 88 cent, de hauteur,
décoré de quatre tableaux, disposés deux par deux symétriquement de chaque
côté d'une ligne médiane divisant l'ensemble du linteau en deux parties égales.
4° De deux montants parallèles, hauts respectivement de 5 in. 3o cent, et
larges de o 111. 83 cent, à leur base et o m. 80, cent, à leur sommet. Ces deux
montants étaient probablement décorés chacun de cinq petits tableaux super-
posés à deux personnages, mais il ne reste sur chaque montant que les trois
tableaux les plus élevés, ceux du bas ayant été consciencieusement martelés par
les chrétiens, à l'époque où le pronaos fut transformé en église. En outre de
ces martelages, les Coptes avaient encore revêtu les parois de la salle d'un
enduit assez épais, composé de terre et de paille hachée, et peint en jaune; sur
cet enduit jaune, ils avaient tracé en rouge brun des figures et représentations
diverses, dont on aperçoit encore quelques vestiges sur le montant de droite.
La hauteur totale de la porte de l'antichambre est donc, en la considérant
dans son ensemble, du sol jusqu'au sommet de la corniche, de 7 m. bo cent.,
et sa largeur totale va en diminuant de haut en bas, depuis 5 m. 20 cent,
jusqu'à 3 m. 76 cent.
Voici maintenant la description des dix tableaux qui ont été sculptés sur les
montants et le linteau, et dont il reste encore quelques vestiges.
a. Montant de gaucho (sud) (pi. XXXVIII. B).
Ce montant a beaucoup souffert du temps et des hommes, principalement
dans sa partie droite, en bordure de la porte. Des cinq tableaux qu'il devait
primitivement porter, trois seulement sont encore visibles, le premier d'entre
126 11 GAUTHIER.
eux étant placé à a m. 10 cent, tic hauteur au-dessus du sol. Ils représentent
certaines divinités accueillies dans le temple par dieu local, Mandoulis.
Premieb tableau. — Ce tableau mesure 1 m. 06 cent, de hauteur et o m. 87 c.
de largeur. La déesse Isis, coiffée de la couronne D. 3. est debout devant le
dieu Mandoulis coiffé de son diadème spécial C. 9, également debout.
■^^^ W ^ "1 "1 3 ^1 ' '*"""* ^^^ I Auv/.'A.
-*V 1 (»if) (sic) A~~»A ^^r« .
1 i a % I I I I A m "^^l ""«^' T *™«A
Deuxième tableau. — Ce tableau mesure 1 m. o(J cent, de hauteur et
o m. 88 cent, de largeur. Osiris, dont la coiffure est absolument détruite, est
debout devant Mandoulis, dont la coiffure est aussi presque entièrement détruite,
également debout. Les deux sceptres des divinités ont la tète minutieusement
sculptée et ornée :
Osiris : (~) , \T[m jSfè" W. I T ' JS 1 M : I II
Mandoulis : (^)|^=J^,,>)^|^q ] ^^«q^S^*.
Troisième tableau. — Ce tableau mesure 1 m. 02 cent, de hauteur, et
o m. 88 cent, à o m. 89 cent, de largeur. Un dieu, masculin probablement,
mais dont il ne reste presque rien, est debout devant Mandoulis coiffé, comme
au premier tableau, de son diadème spécial G. 9. Les hiéroglyphes des quatre
lignes de légendes n'ont pas été sculptés; on ne peut même pas affirmer qu'ils
aient été peints, car il n'en reste pas la moindre trace. Le tableau est, du reste.
Tort mutilé.
b. Moitié gauche du linteau (pi. XXXIX, A).
Cette moitié, large de 1 m. 89 cent., se divise en deux tableaux d'inégale
grandeur, qui font suite aux tableaux du montant que nous venons de décrire.
Le premier de ces tableaux ne mesure que 0 m. 77 cent, de largeur, et comprend
LE TEMPLE DK KALABCHAH. 127
seulement deux personnages; le second, au contraire, mesure i m. 12 cent, de
largeur, cl comporte trois personnages. Toutes les divinités du linteau sont
représentées assises, mais les sièges et leurs socles, ainsi que les jambes des
divinités, ont été détruits sur toute la largeur du linteau.
Premier tableau. — Le roi (—>-), coiffé de la couronne de la Basse-Egypte
(B. 11), offre à Mandoulis assis et coiil'é du diadème B. 7, un objet qui est
absolument détruit, et que la ligne 1 du tableau, donnant le titre et l'expli-
cation de la scène, ne permet pas de restituer, car elle a elle-même disparu.
Titre du tableau : (» — ►) j (ligne détruite).
détruite).
Mandons : («) j' \^[^\\^\] '^^4^2^
Les cartouches de ce tableau nous montrent que cette porte a été décorée
longtemps après les salles antichambre, procella et cella, sous l'empereur Trajan.
Le tableau correspondant de la moitié droite du même linteau porte les mêmes
noms. Le travail lourd et peu élégant de cette façade aurait suili, du reste, à
défaut de date précise, à nous faire voir que nous étions là en pleine époque
romaine.
Deuxième tableau. — Le roi (— >), coiffé d'une couronne aux trois quarts
détruite, offre les deux vases à vin , * *, à Osiris assis, coiffé du diadème G. 6 (?)
en partie cassé, et à Isis assise coiffée de sa couronne spéciale D. 5 (?). Tout le
bas du tableau est détruit.
TlTBK DU TABLEAU : (» >- ') j i ll^
Le roi : (~) ï Z fVl^VÏÏFn I ^ (Si Ï1(1) î :
w Probablement l'empereur Trajan, connue au tableau précédent.
128 H. GAUTHIER.
- T ■*! I ^ ^~ *"ZT i^m détruite sur une longueur de
o m. 44 cent.).
Isis : (- — -) I |sn I At I ' — ^« , >. ©■
Avec ce tableau se termine la moitié gauche de la décoration de la porte. La
moitié droite lui est symétrique, et comprend aussi trois tableaux sur le montant .
et deux sur le linteau.
c. Montant de droite [nord) (pi. XXXVIII, C).
Il reste de ce montant trois tableaux, dont le plus bas est à 2 m. 10 cent, du
sol, comme le tableau correspondant du montant de gauche. Au-dessous de ce
tableau on voit encore quelques restes de l'enduit et de la décoration des Coptes.
Ce montant est un peu mieux conservé que l'autre, mais pourtant encore assez
mutilé.
Premier tableau. — Il mesure o m. 88 cent, de largeur et î m. oô cent, de
hauteur. 11 représente la déesse Isis, coiffée de son diadème spécial D. 5,
debout devant le dieu Mandoulis, également debout et coiffé de la couronne C. o,.
Mandoulis :(*—) j |V) ' '. f" I ll'w'<=:*~
Deuxième tableau. — Il mesure î m. o3 cent, de hauteur et o m. 8c) cent.
de largeur. Il représente Harendotès à tête de faucon, coiffé du psckent (B. 12),
debout en face de Mandoulis, également debout et coiffé de sa couronne spéciale
C. g, comme au tableau précédent.
Harendotès : (- — ») j |y| <'"•> \L| 1 | (»«)(-. — «) i , "1 j (illisible).
Mandoulis : («— ) j (ligne détruite) j $ f w '^ ^ <■> j fy ] | W II V\
fa (ou»(,))-
Troisième tableau. — Ce tableau mesure 1 m. 02 cent, de hauteur et
o m. 89 cent, de largeur. Il n'a pas été achevé, et l'on ne peut dire si les hiéro-
glyphes des quatres lignes constituant les légendes ont été peints, car il n'en
LE TEMPLE DE KALABCHAII. 129
reste aucun signe visible; il est pourtant vraisemblable qu'ils ont été tracés en
rouge, comme les deux lignes que l'on voit encore sur le tableau de droite du
linteau de cette même porte. En outre, ce tableau, comme celui qui lui cor-
respond sur le montant de gauche, est très mutilé.
On y distingue assez vaguement une déesse dont la coiffure est détruite, debout
devant un dieu qui doit être Mandoulis, comme sur tous les autres tableaux
des deux montants de cette porte, mais dont il ne reste que peu de chose; de la
coiffure du dieu, on ne voit quun débris de corne, à droite.
Aucun hiéroglyphe n'est apparent.
d. Moitié droite du linteau (pi. XXXIX, B).
Cette moitié mesure, comme l'autre, 1 m. 89 cent, de largeur, et se divise
en deux tableaux inégaux, le premier large seulement de o m. 82 cent, et ne
comportant que deux personnages, le second large de 1 m. 07 cent, et compre-
nant trois personnages. Ces deux tableaux font suite aux trois du montant droit
que nous venons de décrire. Ils sont assez mutilés, et tout le bas en a été détruit.
Premier tarleau. — Le roi (*— ), coiffé de la couronne de la Haute-Egypte
(B. 6), offre l'œil symbolique 13à Horus à tête de faucon, assis, et coiffé du
pschent (B. 12) sans ura?us(?). La ligne formant le litre du tableau, ainsi que
les deux lignes de légendes concernant Horus et la ligne tracée derrière le roi,
n'ont pas été sculptées, mais seulement peintes en rouge; elles sont pourtant
encore assez nettement lisibles. Enfin des traces assez abondantes d'enduit jaune
(dorure?) sont apparentes.
llTRE DU TARLEAU : (« «) i i 1 ^g • . 4(?) | j
Le roi : (^ — «) | ^y {i,r)' G" — Ji '^■, w ([}' — 1 [ «(ta su^e seulement peinte)
Horus : (» — >•) (lignes seulement peintes) ',' -^^ \k lj^j i' I J(?) j
, o
Le fait que les cartouches ne portent aucun nom spécial d'empereur, et d'autre
part le fait que quatre (sur six) parmi les lignes hiéroglyphiques n'ont pas été
Le Temple de Ktdabchah. 1-
130 II. GAUTHIER.
achevées, doivent-ils nous inviter à penser que la décoration de cette porte fut
interrompue brusquement sous le principat de Trajan. et qu'elle ne fut reprise
et achevée que plus tard, par un des Antonins par exemple? Champollion a
attribué toute cette façade de porte à Trajan.
Deuxième tableau. — Le roi (-< — -), coiffé du pschenl (B. 12) sans urœus(?),
offre l'emblème de la Vérité et de la Justice, J , au dieu Mandoulis assis et
coiffé de la couronne C. 9, et à la déesse Ouadjit (peut-être assise, mais dont
le siège est totalement détruit), coiffée de la couronne du nord (B. 11) sans
urœus.
Titre du tableau : (■< — «) !
Le boi :(—)!• « (\i^~\\n] } « (~~D î 1«
Mandoulis : (~ ) | fifr^^** J f|w | ^K^t. ©^W î +*
PW^CLE^TL^PtcTl^S m\ (détruit jusqu'à la fin. sur une lon-
gueur de o m. hb cent.).
Ouadjit : ('» — ») 1 ï] («<)T fn ^V^^, 9 Jj V! S fn(sic)-
' 1 1 si 1 » U( ■ 10 ■ 1 %o) 1 î rr%*f $0111 u(
Nous avons dit que la porte de l'antichambre mesurait 2 m. 10 cent, de
largeur d'ouverture à sa base, et 1 m. 98 cent, à son sommet. Mais, au delà
d'une petite distance de l'entrée (distance qui atteint o m. 85 cent, à la base et
o m. /J9 cent, seulement au sommet), cette ouverture s'élargit de 0 m. 60 cent.,
soit o m. 21 cent, au sud (gauche) et o m. 19 cent, au nord (droite), et
à son débouché dans l'antichambre, la porte mesure 2 ni. 5o cent, d'ouver-
ture. La hauteur s'est accrue aussi en conséquence, et atteint 5 m. 5o cent.,
au lieu de 5 m. 3o cent, à l'entrée; le plafond subit en effet un exhaussement
de o m. 1 h cent., et le reste de la différence entre 5 m. bo cent, et 5 m. 3o cent,
est constitué par le seuil de la porte, qui cesse à partir de l'endroit où elle
devient à la fois plus large et plus haute.
La longueur de la partie élargie est de 1 m. i5 cent., ce qui donne une
longueur totale de 2 mètres (1 m. i5 cent. + o m. 8") cent.) à la porte, au ras
du sol, et de 1 m. 6/1 cent. (1 m. i5 cent. + 0 m. /19 cent.) à son sommet.
LE TEMPLE DE KALABCIIAII. 131
Les parois latérales (ou feuillures) et les deux plafonds de la porte ont été
trouvés absolument cassés, et il est impossible de dire s'ils étaient décorés comme
les parties correspondantes des portes de la relia et de la procella, ou si, au
contraire, ils sont restés nus et inachevés. Il ne subsiste absolument rien de
cette décoration, si tant est qu'elle ait jamais existé.
FAÇADE INTÉRIEURE.
(PI. XL, A.)
A l'intérieur de l'antichambre, cette porte est plus haute de o m. 20 cent, qu'à
l'extérieur, car en même temps quelle s'élargit elle s'élève de quelques centi-
mètres; elle mesure donc, à son débouché dans la salle, 5 m. 5o cent, au lieu
de 5 m. 3o cent., sur une largeur de 2 m. 5o cent, au lieu de 2 m. 10 cent.
Enfin, cette porte se détache en relief de o m. 07 cent, sur l'ensemble de la
paroi, à laquelle elle est exactement parallèle, à la différence de la façade
extérieure qui, nous l'avons constaté, était sensiblement inclinée. Ce relief se
prolonge jusqu'au sommet de la paroi et atteint le plafond.
La façade intérieure se compose :
i° De deux montants latéraux, larges respectivement de 0 m. 85 cent, et
hauts de 5 m. 5o cent.; contrairement à ce que nous avons pu observer aux
autres portes, ces montants ont, à quelques millimètres près, la même largeur
à leur sommet qu'à leur base, et sont presque rigoureusement rectangulaires.
Chacun d'eux est divisé en cinq petits tableaux superposés.
20 D'un linteau, haut de 1 m. 06 cent., et large de h m. 2b cent., divisé par
la décoration en deux tableaux égaux. De même que les montants, ce linteau
est très mutilé, et tout le bas en a absolument disparu.
3° D'une bande horizontale de o m. 2 3 cent, de hauteur, au-dessus du linteau,
destinée à porter la fin des deux inscriptions nord et sud dites du bandeau de la
frise; en réalité, cet espace est resté nu sur les trois quarts de sa longueur; il
porte seulement à son extrémité gauche (nord) quelques signes, les uns sculptés,
les autres peints en rouge, de l'inscription nord.
k° Au-dessus de cet espace à demi nu, la décoration consiste, sur une hauteur
de 0 m. 45 cent. , en cartouches, faucons ailés et groupes de signes | ; cette déco-
ration est celle de toute la salle à sa partie supérieure, et nous aurons l'occasion
de la décrire plus loin en détail.
132 H. GAUTHIER.
Il en est de même de l'inscription du bandeau de la frise, qui n'est que la
suite du texte courant sur les parois mêmes de la salle. Nous ne décrirons donc
ici, comme formant réellement un tout indépendant, que les montants et le
linteau, soit une hauteur totale de 6 m. 5 h cent. L'ensemble mesure 7 m. 99 cent,
de hauteur, comme le reste de la salle.
Ces montants, larges de o m. 85 cent, à o m. 86 cent, chacun, et hauts de
5 m. 5o cent., sont absolument symétriques en ce qui concerne leur décoration.
Chacun d'eux présente un soubassement de o m. 1 o cent, de hauteur non décoré,
puis cinq tableaux superposés, de chacun deux personnages. Enfin chacun d'eux
porte, à partir de la base du second tableau et jusqu'au sommet du cinquième, un
sceptre f épais de 0 m. 09 cent.; ces deux sceptres, orientés en sens inverse,
encadrent, en quelque sorte, l'ensemble de la porte M.
a. Montant de droite (sud) (pi. XL. B, et XLI, A).
Ce montant se compose de cinq tableaux superposés comportant chacun deux
personnages, et assez mutilés. La largeur de ces tableaux va en augmentant,
depuis 0 m. 8k cent, jusqu'à o m. 86 cent., à mesure que l'on s'élève du bas
vers le haut.
Premier tableau (pi. XL, B). — Ce tableau, dont presque toute la moitié
gauche manque, mesure 1 m. 08 cent, de hauteur et o m. 8U cent, de largeur.
Le roi (< — •), coiffé de la couronne du sud (B. 6), tenant à la main le bâton,
encore visible, et probablement aussi (mais détruite) la massue, présente à un
dieu (?) dont il ne reste que l'extrémité inférieure du sceptre, un objet également
détruit, qui est peut-être le sceptre ■*. comme nous l'avons déjà rencontré sur
plusieurs tableaux analogues.
Le »o, : (— ) | (ligne détruite) | ^(Û^ ftUt^l [h\
De la légende du dieu il ne reste absolument aucun hiéroglyphe.
Je dois ajouter que l'analogie de ce tableau avec les tableaux inférieurs des
montants de la porte conduisant à la procella (dans cette même antichambre)
peut faire supposer une composition tout autre de la scène représentée. Il
sagirait alors de deux personnages marchant l'un derrière l'autre et orientés
dans le même sens (en l'espèce ■< — «); le premier, détruit, serait un dieu Nil;
1 autre serait le roi; tous les deux auraient leur image symétrique reproduite
sur le tableau inférieur de l'autre montant, mais orientée cette fois en sens
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 133
inverse (- — ►). Rien ne permet de décider entre lune ou l'autre de ces deux
hypothèses.
Deuxième tableau (pi. XL, B). — Ce tableau mesure 1 m. oli cent, de hauteur
et o m. 85 cent, de largeur. Toute la partie gauche, relative au roi, est détruite.
Ce roi (- — ►) offre un objet très mutilé, mais dans lequel je crois reconnaître le
signe lll symbole des champs, à la déesse Isis, debout et coiffée de sa cou-
ronne spéciale D. 5 sans ura?us(?). Les lignes hiéroglyphiques paraissent avoir
été au nombre de cinq, dont quatre pour le roi et une pour Isis, mais tous les
textes en sont absolument détruits. Il semble que les signes des lignes du haut,
n05 3. 3 et 5, aient été seulement peints, car on aperçoit au sommet du tableau
des traces de couleur rouge.
Troisième tableau (pi. XL, B). — Ce tableau mesure î m. 06 cent, de hauteur
et o m. 85 cent, de largeur. Le roi (» — ► ), coiffé du pschent (B. h), offre un
objet dont il ne reste rien à Osiris, coiffé du diadème atef (C. 8). Toutes les
légendes hiéroglyphiques de ce tableau, consistant en six lignes, ont seulement
été peintes en rouge.
llTRE DU TABLEAU : (» >- ) i ■ **"* A'f'.
Le BOi : (~) ; S(KHS3 î rÉCKHPr—j \ (ligne détruite).
Quatrième tableau (pi. XLI, A). — Ce tableau mesure î m. oà cent, de
hauteur et o m. 85 cent, de largeur. Il est inachevé, et l'on ne peut pas dire si
la ligne î indiquant le sujet de la scène a été peinte ou non; les autres lignes
d'inscriptions sont sculptées. Le roi (» — ►), dont la tète a disparu, offre un
pain(?) f . au Pharaon de Bigeh, coiffé du casque de guerre A. 5.
Titre nu tableau : (- — >-) j (il n'en reste aucun signe).
h
Le roi : („) ; S (KH53 ï ZTM(Kn^T^!f[K]-:
(ligne détruite).
Le Pharaon de Bigeh : («) J j^| (ç3l E! S î ^ %x \ \ V F?
13û II. GAUTHIER.
Au sujet de ce dernier dieu, je pense, comme M. K. Setlie (cf. A. Z., !\~ .
1910, p. 166), qu'il est à identifier avec le dieu local de Bigeh, que les Grecs
ont appelé UeTSVtTrjvis , et qui, d'après son nom de Pharaon de Senmoui [Bigeh),
devait être quelque roi divinisé.
Cinquième tableau (pi. XL1, A). — Ce tableau mesure 1 m. 02 cent, de
hauteur et o m. 86 cent, de largeur. Le roi (» — <-), coiffé d'une couronne
mutilée (probablement B. /*?), offre les deux vases à vin, * * . à la déesse Isis,
coiffée de son diadème spécial D. 5. Le taldeau est complètement sculpté et
achevé.
Titre du tableau : (« — ► ) ! a~~a(">)I - w'r^ÀT'
Le «01 : ( ~) ; & (K!IAl î H (SSËÎlinSI I (^
détruite).
> © • 6 ^^ ■■=•
b. Tableau de droite du linteau (pi. XL1I, A).
Le linteau de la porte, haut de o m. 9 5 cent, et large de h m. 2 5 cent., se
divise en deux tableaux égaux, mesurant chacun 2 m. 125 cent, de largeur.
Le tiers inférieur de ce linteau est détruit.
Le tableau de droite fait suite aux cinq tableaux du montant de droite, que
nous venons de décrire. Il représente le roi (< — «), dans l'attitude de la course,
tenant de la main gauche le fouet /{, coiffé de la couronne de la Basse-Egypte
(B. 11), et offrant de la main droite le vase I à trois divinités assises : Osiris,
coiffé de la couronne alef C. 8, Isis coiffée de son diadème spécial D. 5, et
Ilarendotès à tète de faucon, coiffé du psckent. Tous les sièges des divinités
sont détruits. Le tableau est tout sculpté et achevé.
Titre du tableau : ( < — «) ! , K]
l« « : (~) ; & (ÏIlïl \ w (icMP-f aillai ï l (i.
reste est détruit).
LE TEMPLE DE K M.M'.CUMl. 135
o— (~)îifcnn;i;rH=::.!,;i;^ï«*'f1tf
rfïïtn Mp -1-1-1 (toute la fin manque, sur une longueur de o m. 45 c).
tf
o
c. Montant de gauche [nord) (pi. XL, C, et XLI, B).
Ce montant se compose, comme le montant de droite, de cinq tableaux
superposés comportant chacun deux personnages; il est aussi mutilé, sinon plus,
que le précédent. Les dimensions du montant et de chacun des cinq tableaux
constituant sa décoration sont les mêmes que pour le montant de droite.
Premier tableau (pi. XL, C). — Ce tableau est très mutilé, et mesure
o m. 85 cent, de largeur sur i m. 08 cent, de hauteur. Le roi (- — <-), coiffé de
la couronne du nord, et tenant dans la main gauche un long bâton, offre de la
main droite un objet absolument détruit à un dieu qui n'existe plus.
Aucun hiéroglyphe n'est lisible, sauf le signe Y au-dessus de l'épaule du roi;
le reste de la formule n'a pas été tracé.
La même réserve doit être faite, concernant le sujet représenté par ce tableau,
que pour le tableau correspondant de l'autre montant de celte même porte
(voir plus haut, p. 1 3a -i 33).
Deuxième tableau (pi. XL, C). — Ce tableau mesure i m. oh cent, de hauteur
et o m. 85 cent, de largeur. Il est resté inachevé; les inscriptions eu ont seule-
ment été peintes en rouge, et sont, en conséquence, très effacées et pour la
majeure partie illisibles. Le roi (« — «), dont la coiffure est détruite, offre,
comme sur le tableau correspondant de l'autre montant, le svmbole des champs,
Il I, mais cette fois au dieu Mandoulis coiffé du diadème B. 7 sur A. h.
Titre du tableau : (« — «) j (ligne détruite).
Le roi : (« — «) j* ggSj ( J i (ligne détruite) | (ligne détruite).
M.«doi-l,s:(~,ÏJ^[^]^ [f* '(
136 H. GAUTHIER.
Troisième tableau (pi. XL, G). — Ce tableau mesure 1 m. 06 cent, de hauteur
et o m. 85 cent, de largeur. Le roi (-< — -), absolument détruit, offre les deux
vases à vin, é é- à un dieu masculin dont la coiffure et la légende ont également
disparu.
Titre du tableau : (< — «) j A T "
L, „„, :(«){* .,- (\iïS*j î « (V ■■ ; . '.il î (HP»
détruite).
De la légende relative au dieu il ne reste même pas un signe qui nous
permette de savoir qui était ce dieu.
Quatrième tableau (pi. XLI, B). — Ce tableau mesure 1 m. 00 cent, de
hauteur et o m. 85 cent, de largeur, et toute la moitié de droite où se trouvait
le roi est détruite. Ce roi (-. — -) offrait au dieu Sbou. coiffé de la plume d'au-
truche l (À. 10), un objet qui a disparu.
II ne reste qu'une ligne d'inscriptions, celle qui contient la légende relative
au dieu Shou : (» — ► ) |^7)M|' rv1 II" ° ' — * *vic)"
Cinquième tableau (pi. XLI, B). — Ce tableau mesure 1 m. o3 cent, de
hauteur et o m. 85 cent, de largeur, et est presque aussi mutilé que le précé-
dent. Le roi (-> — «), détruit, offre l'encens t à Mandoulis coiffé de son diadème
spécial C. 9. Il ne reste que quelques débris du titre et de la légende de
Mandoulis.
llTRE DU TABLEAI : (+ «j a.
Mandoulis : (~) j^| ; ' ^^-
d. Tableau de gauche du linteau (pi. XLII. B).
Ce tableau mesure, comme celui de droite, 0 m. 9 5 cent, de hauteur et
3 m. 125 mill. de largeur; il fait suite au dernier tableau du montant de gauche,
que nous venons de décrire, et comprend quatre personnages; les pieds du roi
et les sièges des trois divinités sont détruits.
Le sujet représenté est le même que sur le tableau de droite du même linteau.
Le roi (- — >-), dans l'attitude de la course et coiffé de la couronne du sud B. 6.
LE TEMPLE DE KALABCHAII. 137
présente de la main gauche le fouet J\ et de la main droite le vase f à trois
divinités assises : Mandoulis coiffé du diadème B. 7 sur A. h, une autre forme de
Mandoulis coiffée du diadème spécial C. o, et la déesse Ouadjit coiffée de la
couronne du nord (H. 1 1). sans urseus.
Titre du tableau : (- — ► ) 1 **„*, (>»■) f /{ •
i.« - : <~) ; m (EUS î H (KMPr^:u-1 ! X U
i«î ^^ (toute la fin est détruite, sur une longueur de 0 m. U8 cent.).
L'autre Mandoulis : (< — «) 1 im " V | J^s, | j ^w Ivj -+►-.
Ouadjit : (« — «) 'i° iç?) îrt wf fw V * ^Jm rr^-
III. SOUBASSEMENT-
(PI. XLIII-XLVI).
Le soubassement de l'antichambre est haut de 1 m. ho cent., et décoré sur
une hauteur de 1 m. 3o cent., une bande de o m. 10 cent, restant sans orne-
ment au niveau du sol. La décoration consiste en une procession des nomes de
l'Egypte personnifiés qui, à la suite de l'empereur, apportent les produits de leur
pays aux dieux du temple. La procession est double, à droite et à gauche des
portes faisant communiquer l'antichambre avec le pronaos et la procella, et je
décrirai séparément chacune d'entre elles, en commençant par celle de droite.
SECTION DE DROITE (NORD).
(PI. XLI1I. XLIVetXLV, A).
Cette procession commence, comme l'inscription du bandeau qui la surmonte
sur toute sa longueur, sur la paroi ouest, à la porte conduisant à la procella, se
continue sur toute la paroi nord, et se termine sur la paroi est, à la porte
venant du pronaos. Elle comprend vingt-deux personnages : une déesse, deux
Le Temple de Kalabchah. 18
138 II. GAUTHIER.
dieux, le roi, et dix-huit figures symboliques des nomes de la Haute-Egypte,
toutes semblables, et dont les légendes elles-mêmes sont à peu près identiques.
Les trois divinités sont orientées (■ — >•), tandis que le roi et les nomes, qui
viennent à leur devant, sont orientés (-< — -).
a. Paroi ouest (pi. XL1II, A et B).
Le roi (•« — -), coiffé de la couronne du nord B. 1 1, et suivi de trois nomes,
présente un plateau chargé de pains, liquides et Heurs à Mandoulis coiffé du
diadème C. 9, à Mandoulis le Jeune (?), nu sous le grand manteau et portant le
doigt à la bouche, sans sceptre et coiffé de la tresse bouclée et du pschenl B. 12,
et à la déesse Ouadjit coiffée de la couronne du nord B. 1 1 sans urœus.
, ft ■ (?) / ^ , EZSE3 .«>- . Q
ÎITRE DU TABLEAU : (« -) i ± 1 II \ S » ■ A>¥>.
*».(*g)«:(«.)ï=nnti;T/s:tnï
ft» . (g) : (_) ',' j ^ t - (1Ï12J î = ^ > H il H
~i~t')
mi
©'
©
l1' Ce nome, qui doit désigner la Haute-Nubie, semble être de création romaine, car il ne figure
pas sur les listes géographiques antérieures, ni pharaoniques ni ptolémaïques.
LE TEMPLE DE KALABCIIAII.
139
b. Paroi nord (pi. XLIV, A et B).
A partir d'ici, les légendes relatives à chacun des nomes ont été, pour la
plupart, seulement dessinées à l'encre rouge, et non sculptées. L'humidité et
beaucoup d'autres circonstances ont effacé la plus grande partie de ces légendes;
par ce qu'il en reste on peut, toutefois, reconnaître quelles étaient analogues,
voire presque identiques, aux précédentes. J'indique en note les parties qui sont
seulement peintes.
No»E4(j):(~)fj^?(£îiEi?H^i~iny
n„„k 5 1» : <— ) 7 k T (SÂTE5DD ï S M J T" ~
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(S)
Nome 6 ijg ' : ( « — «) Y (ligne effacée)
Nomb , <|> : („) ,' ^dQH ï -t 1
no., 8 <|) : („) Ti-'-rrrËKian ï = (m™1»-1*)
(4)
©.
Nome io l^i. ) : (« — .) T (ligne effacée) Y (ligne effacée).
NoME11(^):(_)^-^TîEîiDTEio1
"". ï
Nome 12 (^) : (~) ^ Jh ^ ( V ~]| 3(5 S (Mandoulis)
I1' Getle moitié de ligne ainsi que la ligne précédentes sont peintes; la fin de la ligne 21 est
sculptée.
'2) Ces deux lignes étaient peintes. Les deux faucons servant à désigner le nome de Coptos sont
sculptés, mais on aperçoit encore le trait rouge qui a servi à les dessiner préalablement.
'3' Même observation pour la ligne ai, mais la ligne a5 a été sculptée.
ll) Ces deux lignes étaient peintes, ainsi que toutes les suivantes jusqu'à la fin de la procession,
sauf les lignes 35 et 36 dont la sculpture a été commencée, mais non achevée.
18.
140 II. GAUTHIER.
c. Paroi rsl (pi. XLV, A).
Nome i 3 (g) : I - . ^ f j^SHHIi Ï Hl fil HT
Nome i 4 (4-1 In : (-. — «) Y (ligne effacée) i9 (ligne effacée).
Nome i5 (4^>) : (<—) 4|° (ligne effacée) '| ^j ifl^;. o1
Nome i 6 (£) : („) V K <* ( :, 1^^ 4,3 S**=VU»I
Ces deux lignes sont toutes recouvertes de petites protubérances noires, pro-
venant peut-être du travail des guêpes ou des abeilles, et que le temps a rendues
aussi dures que la pierre elle-même.
SECTION DE GAUCHE (SUD).
(PL XLV, B, etXLVI.)
La procession commence, comme 1 inscription du bandeau qui la surmonte
sur toute sa longueur, sur la paroi ouest, à la porLe conduisant à la procella, se
continue sur la paroi sud (à l'exception des deux ouvertures pratiquées dans
cette paroi pour le magasin et pour l'escalier), et se termine sur la paroi est, à
la porte venant du pronaos. Elle comprend douze personnages : une déesse, deux
dieux, l'empereur, et huit figures symboliques des nomes, semblables à celles
précédemment décrites. Les trois divinités sont orientées dans le sens (-• — «), le
roi et les nomes sont au contraire tournés dans le sens (» — »).
a. Paroi ouest (pi. XLV, B).
Le roi (-. — -), coiffé de la couronne B. 6, offre un plateau chargé de pains,
vases et fleurs, à Osiris coiffé du diadème C. 8, à Isis coiffée de sa couronne
spéciale D. 5, et à Harendotès biéracocépbale et coiffé du pschent B. i 2.
f Le signe <» a commencé à être dégrossi au ciseau, mais est resté inachevé.
LE TEMPLE DE KALABCHAH. lui
Titre du tableau : (■ — ► ) i -. i^^*§ * ■ •
0s.».s:(~)^(glMnnMZi3ïL>ïêtlZ!
(m)
1 1 1
tu («"•>•
bis : («) ; j^i>A^ ï <S— «/— ^ .*
A. Porw «ni (pi. XL VI, A).
Nome ï (^)w : (« — ► ) \ «=» 4 -l "" 1 1 1 V/M' — * ■ -****?•
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Nome 6 (gg) : (- — ►) Y i ï#j (^ s ^S ^ J "l (%ne seulement peinte,
et aujourd'hui illisible).
c. Paroi esl (pi. XLVI, B).
Nome 7 (fV) : (— *) f * W>î#f f" "1 7 (ligne illisible).
Nome 8 (("c)1\t) : (■ — ►) ai et =i9- Ces deux lignes n'ont été ni divisées, ni
sculptées, ni peintes. L'emplacement qui leur était destiné est resté absolument nu.
142 II. GAUTHIER.
Je voudrais faire remarquer, en terminant cette description du soubassement,
que nous n'avons là que vmgl-six nomes, dont vingt-deux appartiennent à la
Haute-Egypte (y compris la Nubie), et les quatre derniers à la Basse-Egypte. La
série est donc fort incomplète, et la raison de cette lacune doit être cherché dans
les dimensions exagérées données par le décorateur au soubassement. Ce dernier
est en effet très haut (1 m. 3o cent.), et les figures ont dû, pour conserver
leurs bonnes proportions, être sculptées également très larges; mais, en consé-
quence de cette largeur exceptionnelle et du peu de longueur des diverses parois
de la chambre, tout ce que l'on aurait voulu figurer sur cette partie de la salle
n'a pu tenir place, et sans faire aucun choix l'artiste s'est contenté de sculpter
tous les nomes du Said, puis il a entamé la série des nomes du Delta, et s'est
tout simplement borné aux quatre premiers, les autres n'ayant pu trouver place.
IV. BANDEAU DU SOUBASSEMENT.
(PI. XLIII-XLM.)
Ce bandeau mesure o m. 90 cent, de hauteur, et court tout autour de la salle,
au-dessus de la procession des Nils.
CÔTÉ DROIT (NORD).
Cette section commence à la porte conduisant à la procclla, sur la paroi ouest
de l'antichambre, occupe toute la paroi nord, et se termine à la porte venant
du pvonaos, sur la paroi est. l\ couvre ainsi une longueur totale de h m. 3o c. +
5 m. 78 cent, -f 3 m. 80 cent. = i3 m. 88 cent.
[+:]MsyffT£yvj=TT":?î¥M*-^?u«iï:
[# ? i] mm ê ji v si i n : vrr?n * * <*-* -d>
ll) Le signe f~\ a une fonne un peu différente; les quatre côtés du carré sont légèrement prolongés
au delà de leur intersection.
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 143
â
SUS H,(M!=EZ3 IH:r™J^j;^
J s
COTE GAUCHE (SUD).
Ce texte commence à la porte conduisant à la procella, sur la paroi ouest de
l'antichambre, occupe toute la paroi sud, et se termine à la porte venant du
pronaos, sur la paroi est. Il est un peu moins long que le précédent pour trois
raisons :
î ° Les portes communiquant avec le pronaos et la procella ne sont pas ouvertes
au milieu de l'antichambre, mais beaucoup plus près de sa paroi sud que de sa
paroi nord.
2° La paroi sud est elle-même percée de deux portes, conduisant l'une à un
magasin (o m. 65 cent, de largeur, la plus occidentale), l'autre à un escalier
montant sur le toit du temple (o m. 92 cent, de largeur, la plus orientale);
3° Enfin la paroi est, près de cette dernière porte, est restée nue sur une
longueur de 1 m. 08 cent.
Pour ces diverses raisons, le texte suivant ne mesure que 7 m. 84 cent, de
longueur totale. Il contient un double du texte de la partie droite précédemment
transcrit, et grâce à celte identité des deux inscriptions les lacunes de chacune
d'elles peuvent être restituées avec certitude au moyen de l'autre.
LP0r eJ^f f ^ J\ru ©<=-'(-) 1 I I ©tft"1 I I MA -j| I a\ U S -F
'■' Ce groupe est tracé moitié sur la paroi ouest, moitié sur la paroi sud.
l2> Même remarque qu'à la page précédente pour le signe FI.
IV. II. GAUTHIER.
i i i>#U L ii i i*int\ — i5». — i* — 1-^ ; ne in^^l M.fm^e1i?^".
*:E^!rrrîs^vlJ=;«^MP^[p»rH(p»'-oie»t)[espace
no. déco^]— ,j^:gTT"(5MPrAnf^iMjgr !£g
V. SECTION DE GAUCHE (SUD).
(PI. XLVIl-LI).
PREMIER REGISTRE.
(PI. XLVII, A etB, etXLVIU. A).
Ce registre mesure 1 m. 62 cent, de hauteur, et est séparé du soubassement
par un espace de 0 m. o3 cent. Il est resté en grande partie inachevé, principa-
lement sur les parois est et sud. Enfin sa décoration n'est pas symétrique à celle
du registre correspondant de la section nord, parce que les parois est et ouest
sont moins étendues ici que dans 1 autre section. Toutes les divinités y sont
représentées debout.
a. Paroi est.
Cette paroi mesure 1 m. 0,0 cent, de largeur, mais elle n'est pas décorée sur
toute sa surface. Nous avons déjà constaté en effet, en ce qui concerne le soubas-
sement, qu'il n'occupait que 1 m. 28 cent, de la largeur de la paroi; il en est
de même pour le premier registre, tout au moins sur une hauteur de 0 m. 58 c:
les deux tiers supérieurs, au contraire, occupent toute la paroi.
La décoration de cette paroi n'a pas été sculptée; elle a seulement été dessinée
au trait rouge et a presque complètement disparu, soit par l'effet de l'eau, soit
plutôt par suite des contacts et frottements que la paroi a eus à subir depuis
l'antiquité jusqu'au déblaiement qui vient d'en être fait. Le sujet de cette décora-
tion reste lui-même très indécis. On aperçoit quelques restes d'hiéroglyphes
laissant deviner certaines lignes de textes, les unes verticales, les autres horizon-
tales; on voit encore le contour d'un cartouche qui ne semble pas avoir été rempli,
une trace du jupon royal sur la gauche de la paroi, et les deux longues plumes
d'Amon qui semblent avoir constitué la coiffure du roi; sur la plume droite il
semble y avoir trois signes *y- horizontalement disposés.
LE TEMIM.E DE KALABCI1AII. 14:
Voici les rostes que je crois avoir pu distinguer :
Longue ligne verticale de gauche, occupant toute la hauteur du tableau
/ I ■ «j ; " ^— A24 [l^^^iîiTJl-^A [|V! I®
lu* : ic-3, — Tri _■». i y\*t*=,ca il ilJPl
Restes de trois lignes verticales (» — ») dans le bas du tableau : ! p— "-
,.:::::::> ^MM-^Mt
Restes de trois (ou plus) lignes horizontales à droite du cartouche royal :
(— ) i HSsiï;. JlîF WÊÊÊîtfQw™ illisiljles)-
Longue ligne verticale de droite, occupant toute la hauteur du tableau :
(~) 'vs/xWÊËËT ■
On aperçoit encore, éparses, beaucoup de traces rouges faisant partie de la
décoration, mais si mutilées et si effacées qu'il n'est pas possible de reconstituer
par elles l'ensemble de la scène.
Un graffito arabe moderne, taillé avec quelque outil pointu, porte gJeuaA
<j>lj*»Jl, Moustafa el-Sôag; il est à la limite du premier et du second registre.
b. Paroi sud (pi. XLVII, A et B).
Cette paroi, longue de 5 m. 8o cent., est divisée en trois tableaux d'inégale
largeur, et tous inachevés.
Premier tableau. — En raison de la porte conduisant à l'escalier, ce premier
tableau n'est pas aussi haut que le reste du registre; il ne mesure que i m. 08 c.
de hauteur (au lieu de i m. 62 cent.); il est aussi très étroit (1 m. o'.\ cent,
seulement). Ce tableau n'a pas été sculpté, mais seulement dessiné en rouge;
aussi n'en reste-il presque rien. On aperçoit sur la gauche le corps du roi et un
cartouche, et sur la droite trois lignes verticales d'hiéroglyphes, dont pas un seul
signe ne peut être déchiffré. Dans le cartouche, et au-dessus de lui, on devine
plutôt qu'on ne lit : (- — ►) p ( ^ \\ p ^
Deuxième tableau (pi. XLVII. A). — Ce tableau mesure 2 m. 90 cent, de
Le Temple de Kalabchah. jg
146 H. GAUTHIER.
largeur, et est, en quelque sorte, double. 11 se compose en effet de deux scènes
tout à fait différentes, où le roi apparaît deux fois :
i° A gauche, le roi est debout entre le dieu Tboth à tète d ibis et le dieu
Horus à tète de faucon, également debout; les trois personnages ne portent
aucune coiffure; tandis que le roi marche sur le sol même, les deux dieux sont
un peu surélevés et marchent sur une petite éminence de o m. 1 1 cent, de
hauteur. Les divinités renversent chacune sur la tèle du roi le contenu d'un
vase jl pour le purifier à son entrée dans le temple.
2° A droite de cette scène, le roi, coiffé du pschent (B. 12) est debout entre
les deux déesses du nord et du sud, Ouadjil coiffée de la couronne du nord B. 1 1
sans urœus, et Nekhabit coiffée du diadème B. 7; les trois personnages sont
debout sur le sol même, et les déesses ont chacune un bras passé autour du
corps du roi, quelles accueillent dans le temple après qu'il a été purifié par
les soins de Thoth et d'Horus.
Cette double scène est aussi figurée sur la paroi nord de la salle, faisant face
à celle-ci.
Les figures ont toutes été achevées et sculptées, mais les douze lignes d'hiéro-
glyphes servant de légendes à cette double scène (six lignes pour la première
représentation, et six pour la seconde) ont été seulement dessinées en rouge; elles
ont, en conséquence, en grande partie disparu. Voici ce que j'ai pu en déchiffrer :
a. Première scène.
Horus : (~) , iJ^HLlltl I l'JL"! 1 . "
b. Deuxième scène.
4
Ouadjit : (- — >• ) ? (cette ligne n"a pas été peinte) ï' iwj I - ( ERbi« ***I
m.
(" Ce sifjne est pointu au sommet et fourchu à la base.
(,(,)
LE TEMPLE DE KALABGHAil. 147
Nekhabit : (~) ïi^^JÎM^v "iftllwî5îlt!ï&
i
Troisième tableau (pi. XLVII, 15). — Ce tableau mesure 1 m. 85 cent, de
largeur, et n'a pas été achevé. La tète du roi n'est pas encore sculptée, et le
contour en est seulement indiqué au trait rouge; cet état d'inachèvement nous
permet de constater, en ce <pii concerne le corps du roi, que le sculpteur n'a pas
cru devoir suivre exactement le dessin primitif; nous aurons à faire bientôt une
remarque analogue pour un des tableaux du premier registre de la paroi nord.
Le sujet de ce tableau est le même que sur la paroi ouest (section nord), au
premier registre : le roi (■*—), coiffé d'une couronne seulement dessinée au trait
rouge et presque complètement effacée, mais qui semble être le diadème G. g,
est debout entre un dieu dont le nom n'est pas lisible, coiffé de la couronne du
nord B. il, et le dieu Montou de Thèbes, hiéracocéphale et coiffé de la couronne
à longues plumes A. 12. Les deux dieux tiennent le roi par une main , tandis que
de l'autre ils présentent le signe de la vie, l'un à son visage, l'autre à sa nuque.
Les figures des deux divinités sont complètement sculptées et achevées, mais
toutes les légendes hiéroglyphiques concernant la scène ont seulement été dessi-
nées en rouge et sont très effacées. Voici ce qu'on peut encore en déchiffrer, en
imprégnant fortement d'eau la pierre.
le ro. : (~) i s QKjQjâD ; H (yMPr^fi^l
Divinité (Mandoulis?) : (— *) j j<^ | l"vfo~ j j^ ^ ^
Mentou : ("^)(U | jVl™i/"^lÔ("c) (le reste na éié ni sculpté, ni peint).
c. Paroi ouest (pi. XLVI1I, A).
Cette paroi, mesurant 2 m. U8 cent, de largeur, ne porte qu'un seul tableau.
Trois divinités debout (Osiris, coiffé du diadème C. 8(?), Isis, coiffée de sa
couronne spéciale D. 5, et Mandoulis, coiffé du diadème B. 5) sont orientées
dans le sens («-— ), comme si ce tableau était la continuation du précédent, et
'" La ligure du dieu est orientée dans le sens ( — ) , mais sa légende est écrite en sens inverse (— • ).
'9-
148 11. GAUTHIER.
se rapportait à la même scène. Il n'y a pas de figure de roi, et devant le premier
dieu (Osiris), on aperçoit encore les traces de deux lignes verticales d'hiérogly-
phes («— «), dessinées en rouge. Les deux lignes relatives au troisième dieu
(Mandoulis) sont également tracées en rouge, tandis que les légendes dOsiris et
d'Isis ont été achevées et sculptées. La ligne 6, occupant toute la hauteur du
lahleau, à droite, est seulement peinte, et très mutilée. Enfin, on aperçoit sur
les corps d'Osiris et de Mandoulis des traces d'enduit blanc, et par-dessus cet
enduit, des restes de couleur violette et jaune. Il est donc probable que l'anti-
chambre fut peinte en couleurs, comme la procella et la cella, bien qu'il ne reste
à peu près rien de ses couleurs.
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DEUXIEME REGISTRE.
(PI. XLVIII B et XLIX).
Ce registre mesure, comme le précédent, i m. 62 cent, de hauteur, et il en
est séparé par une mince bande de 0 m. o3 cent, d'épaisseur. Comme le précédent
aussi, il est resté inachevé; non seulement beaucoup de légendes hiéroglyphi-
ques n'ont pas été sculptées, mais certaines figures elles-mêmes sont restées
simplement indiquées au trait rouge. La plupart des divinités y sont représentées
assises sur le trône habituel; pourtant certaines déesses sont figurées debout.
a. Paroi est.
Cette paroi, large seulement de 1 m. qo cent., ne contient là, comme au
premier registre, qu'un seul tableau, dont pas une seule ligne n'a été sculptée.
LE TEMPLE DE KALABCIIAII.
149
Aussi, à première vue, la représentation est-elle absolument invisible, et l'on
pourrait croire que cette paroi n'a pas été décorée. Mais en s'approchant de très
près, et surtout en arrosant fortement la pierre, on voit bientôt apparaître les
contours au trait rouge de tout un tableau; ce tableau est même beaucoup mieux
conservé <[ue celui placé immédiatement au-dessous de lui, sur la même paroi,
dont nous avons vu qu'il ne restait que peu de chose. Il était impossible, natu-
rellement, de songer à prendre une photographie de ces contours si légers et si
fugitifs, car aussitôt que la pierre extrêmement sèche avait absorbé l'eau dont
on l'arrosait, la représentation devenait à nouveau invisible.
Voici le sujet de ce tableau. Le roi (» — ► ), coiffé du pschenl (B. 12), présente
un objet de forme assez indécise, mais que je crois pouvoir affirmer être le
collier c=^ ou B , complètement cylindrique, au dieu Shou assis et coiffé de la
plume d'autruche A. 10. et à la désse Tafnouit, debout, coiffée du disque solaire
et de l'urœus (D. a ), et paraissant avoir une tête de lionne.
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ITRE Dl TABLEAU
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b. Paroi sud (pi. XLIX, A et B).
Cette paroi est divisée en deux grands tableaux presque égaux en largeur,
mesurant, le premier 2 m. o5 cent., et le second 2 m. 85 cent. Sauf les trois
longues lignes verticales d'inscriptions, qui occupent toute la hauteur du registre,
et qui sont seulement peintes en rouge, tout le reste de ce registre a été achevé
et sculpté.
Premier tableau (pi. XLIX, A). — Le roi (- — ►), coiffé du diadème C. 9, offre
l'encens + au dieu Douanoutir assis et coiffé de la couronne G. h, à la déesse
Nouit assise et coiffée de sa couronne spéciale D. 4, et à Mandoulis assis et coiffé
du diadème B. 7. La sculpture de ce tableau a été achevée, sauf en ce qui
150
H. GAUTHIER.
concerne les deux longues lignes 5 et 9, à chacune îles extrémités, qui sont seule-
ment dessinées en rouge.
Titre du tableau : (» — ► ) 1 A ï ...
Le ro, : (->) j jk (S'a*
(«<•)
~N :i — *
V I «S III
te
a I © A">^i
© 8
©
-^nj» (ou Jn)| ^]_Ht''.r./
Douanoutiu:!^)^^^/^';^^:^;^^^^^!!^!
o I ! îÊÉ£=m> m n 1 1 M: / — v .oH jt M: 1 1 I
Mandoulis : (™.) '| Ul^^^w^lt^^J^ î'îîvliÇ^
f w\ 1
Sur le siège de Mandoulis est tracé en rouge un graflito arabe : jjs. <Jj,
Zeki Hazer.
Deuxième tableau (pi. XLIX, B). — Ce tableau est semblable au précédent
quant au nombre des personnages; mais une des divinités y est représentée
debout, tandis que les autres sont assises.
Le roi (■ — >-), coiffé de la couronne blanche (B. 6), offre l'œil symbolique g^
à Ilarendotès assis, hiéracocéphale et coiffé du pschent (B. 12), à Mandoulis
également assis et coiffé de la couronne B. k, eL à la déesse Ouadjit debout,
coiffée de la couronne rouge (B. 1 1) sans uraeus. Sauf la ligne 5, qui est seule-
ment dessinée en rouge, tout le reste du tableau a été sculpté et achevé.
Titre du tableau : (» — ► ) . :^g 1] (*).
(1) Ce signe a été omis par le sculpteur.
LE TEMPLE DE KALABCIIAII. 151
<•
» o i) a — i m «»
Mandodlis : (—— ) ï ~kT) <•<"> ~* > V") -»« "1 j ""■■'' V fvi (*) "^"* ~H~ <3*
c. Pamowesi (pi. XLVI1I, B).
Cette paroi, large de 3 m. 48 cent., comprend un seul tableau, également
inachevé. La ligne 5 et la plus grande partie de la ligne o, en ont été seulement
dessinées. Le sujet est celui-ci : le roi (» — -), coiffé de la couronne blanche B. 6
(sans uraeus), offre deux vases à vin é é ■' Osiris assis et coiffé du diadème atcf
(B. 10 plus le disque au-dessus des cornes) (?), et à Mandoulis assis, coiffé de
sa couronne spéciale C. 9.
Titre du tableau : (- — ►) ! a~~a {>'«) { ***- la [](■*) *~~a A &.
'- - ^ (~) ; m (SUS î H SHH] î Bt
© - «■»
I 1 1 1 I As. ©©o V' — • * ■ — Mr J o • o »J
'" Ce début do ligne a été sculpté, mais toute la suite est restée inachevée, seulement dessinée au
trait rouge.
152 H. GAUTHIER.
TROISIÈME REGISTRE.
(PL Lei LI.)
Ce registre mesure, comme les précédents, 1 m. 6s cent, de hauteur, et il est
séparé du second registre par un intervalle de o m. o3 cent. Il n'a été achevé
que sur la paroi est; sur les parois sud et ouest, les inscriptions hiéroglyphiques
n'ont même pas été ébauchées en rouge. Ce registre comporte quatre tableaux,
dont un sur chacune des paroi est et ouest, et deux sur la paroi sud. 11 est
interrompu par deux fenêtres, l'une servant à éclairer l'escalier pratiqué derrière
la paroi sud, l'autre percée au sommet de la paroi ouest.
a. Paroi est (pi. L, A).
Un seul tableau, comme aux registres inférieurs, occupe cette paroi; mais
à la différence des deux tableaux situés immédiatement au-dessous de lui, ce
tableau a été complètement sculpté et achevé.
Le roi (*« — ►), coiffé du casque de guerre A. 5, et surmonté d'un faucon aux
ailes éployées tenant dans ses serres le 1 et le Q, offre les deux vases à vin é é
au dieu Harmakhis hiéracocéphale, assis et coiffé du disque solaire avec urœus
«•k(A. 7), et à la déesse Hathor, debout, et coiffée du diadème D. 1 0 ( ?).
Titre du tableau : (» — ►) j *«*wl - » lai («)*"»** A •¥•■
<• 1
là-
-^ 0 I a~~* <SI>> + /-\ + <5(s'')
Hathob : ( — ) | Î^S^^?.(!'f)^Tl)M.^^^s'^^,''r'!-
b. Paroi sud (pi. LI, A et B).
Celte paroi est divisée, comme au registre précédent, en deux tableaux, larges,
le premier, de a m. 9 5 cent., le second de 2 m. 85 cent. Ces tableaux sont
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 153
achevés en ce qui concerne les figures, mais les légendes hiéroglyphiques n'ont
même pas été dessinées au trait rouge; remplacement où elles devaient être
gravées a été soigneusement taillé et poli, et des lignes rouges entre-croisées,
les unes horizontales, les autres verticales, forment le quadrillage préparatoire,
encore visihle, qui devait servir au peintre à dessiner les contours des hiérogly-
phes. Aucun signe n'a été dessiné, sauf le V, début de la ligne qui est toujours
gravée derrière le corps du roi : ftfî *f* *T~~ Q "*r"\ .
Premier tableau (pi. LI, A). — Le roi (—*-), coiffe de la couronne A. 1 1.
offre l'encens # à Osiris assis et coiffé du diadème C. 8 (sans disque au sommet?),
à Isis également assise et coiffée de sa couronne spéciale D. 5, et à Horus hiéra-
cocéphale, assis et coiffé du psclicnl (B. 12).
Au-dessus de 1 épaule du roi. le signe V.
Deuxième tableau (pi. LI, B). — Ce tableau ne comporte que trois personnages,
et non quatre comme le tableau correspondant du registre inférieur. Une large
haie, mesurant o m. 98 cent, de hauteur sur o m. 88 cent, de largeur, empiète
en effet sur ce tableau et occupe la place d'une divinité. Cette fenêtre est desti-
née à donner de la lumière à l'escalier conduisant aux terrasses du temple, et
qui est pratiqué derrière la paroi sud de la salle. En outre, ce tableau est
également inachevé, et dans le même état que le tableau précédent.
Le roi (— *), coiffé de la couronne C. 5(?), offre le symbole des champs
yj, à la déesse Isis assise et coiffée de son diadème particulier D. 5, et au dieu
Mandoulis enfant; ce dernier est représenté debout, entre la fenêtre et l'angle
ouest de la paroi, tout nu, coiffé du pschent B. 12 (avec disque?), portant la
main droite à sa bouche, et tenant de la main gauche un oiseau reih.
Au-dessus de l'épaule du roi, le signe 9.
c. Paroi ouest (pi. L, B).
Cette paroi ne comprend qu'un seul tableau, et encore est-il moins large que
le tableau correspondant des registres inférieurs. La corniche de la porte de la
procella empiète, en effet, sur l'espace qui lui était réservé; aussi ne mesure-t-il
que 1 in. 90 cent, de largeur, et ne comporte-t-il que deux personnages, au
lieu de trois. Une fenêtre, haute de 1 mètre depuis le plafond, et large de
0 m. 63 cent., est creusée dans la paroi, à 0 m. 3 5 cent, de l'angle sud; celte
Le Temple de Knfabchah.
1 911
154 H. GAUTHIER.
fenêtre déborde encore sur le tableau sur une hauteur de o m. Zk cent. Saufla
ligne ordinaire, Y'r'l- etc., derrière le corps du roi, aucune inscription n'a été.
même ébauchée.
Le roi (» — ►), sans autre coiffure que la perruque et l'urœus (A. i), et tenant
de la main droite le bâton et la massue entre-croisés, offre le sceptre + à la déesse
Isis, coiffée de son diadème propre, D. 5. Entre le roi et la déesse est représenté
un plateau portant f] H, et au-dessous de ce plateau sont rangées des tètes, des
pattes et des corps de grands animaux à cornes, bœufs et antilopes. Cette scène
devait, dans la pensée du décorateur, comporter des légendes explicatives assez
longues, car de très nombreuses lignes ont été réservées sur le champ du tableau;
aucune d'entre elles n'a malheureusement été même ébauchée au trait rouge.
On lit seulement derrière le roi. sculptée, la formule ordinaire : (- — ►) atI jf
VI. PARTIE DE DROITE (NORD).
(PL L1I-LIX.)
PREMIER REGISTRE.
(PI. LU A, LUI et LIV.)
Ce registre est haut de 1 m. 70 cent, y compris la bande non décorée de
o m. 10 cent., qui le sépare de l'inscription du bandeau du soubassement.
a. Paroi est (pi. LU, A).
Cette paroi comprend deux tableaux inégaux, larges, le premier de 2 m. a 5 c. ,
le second de 1 ni. 55 cent. Dans le premier le roi (■< — «), coiffé du pschent B. 1 9 ,
offre l'encens au dieu Mandoulis coiffé de son diadème spécial C. 9, et à la déesse
Ouadjit coiffée de la couronne du nord B. 1 1 sans uraeus; dans le second, coiffé
de la couronne B. 6, il offre deux vases à lait x x au dieu Mandoulis, coiffé
du diadème B. 7 sur A. U.
Premier tableau. Iitre : (-> — -) . , • - ■ *~~~* Ahk
i-B »o. :(—)igg (SUS î ? v (SEmUnS) î Si1
JL© 2 -\ ^ (cette ligne n'a pas été sculptée; elle est seulement dessinée en
LE TEMPLE DE KALABCHAH.
rouge, et la plus grande partie des signes a aujourd'hui disparu)
V-
155
■
Man
doui.is :
îi^^^i-ïiîicàp:îf^:,^î
Sa. ft^« > ^=zz Î^T fc^l I > *.
«"•«'(-jïMiriiW^ïtbJfeSïPiiA'T.'ïrj:
i[TI/4'1 I <==* I n^- r I (ce^ft 'igne est seulement dessinée en rouge, comme
la ligne 5, et presque illisible) ^()fï!-=v ^=V^ "f^^^ ■ "1°^°
fflCjrwi
□
Wfâiffl&imflW/.
i \ m. 0>
^' .
Deuxième tableau. Titre : (* — «)
h^
| >«««^ A Nv,_
A© h ~\ I C'8ne seulement dessinée en rouge et presque tout entière
effacée) Y |i
(?)
Mandoulis : (— ) f jY| ^^ ! j*a j 'if "| t^^l PÔ^^ î ÏE^
(• — *■) i (ligne seulement dessinée en rouge et très effacée) : \
(?)
■
,.. ',
pu -H-
't%ffir)'-ffiffi0,/'< I
■ ■ ■ ■ .
6. Paroi nord (pi. LUI, A et B).
Cette paroi, longue de 5 ni. 78 cent., est divisée en trois tableaux, que nous
décrirons en commençant par le plus à droite (côté est) pour terminer par le plus
à gauche (côté ouest). La hauteur du registre est la même que sur la paroi est,
soit 1 m. 70 cent. Les trois tableaux entre lesquels il se partage sont de largeur
inégale : a m. 53 cent., 1 m. 80 cent., et 1 m. kb cent. Une grande partie de
156 H. G U TJIIER.
la décoration est restée inachevée, principalement les inscriptions hiéroglyphi-
ques, qui ont été simplement tracées au trait rouge, et non sculptées. Les parties
sculptées ne correspondent pas toujours au dessin préparatoire. Enfin, les parties
seulement dessinées laissent apercevoir des surcharges, soit qu'il y ait eu erreur
de la part de l'auteur du premier dessin, soit plutôt qu'un autre décorateur ait
pris sa succession et ait voulu représenter d'autres scènes que lui. Pour toutes
ces raisons, la lecture de cette paroi est extrêmement difficile, et le mauvais
état de conservation des hiéroglyphes seulement tracés au trait rouge ajoute
encore à cette difficulté. Certaines lignes sont même ahsolument illisibles sur
toute leur longueur, et pour toutes les parties douteuses je dois déclarer par
avance que les signes suivis d'un point d'interrogation ne doivent être acceptés
que sous toutes réserves.
Premier tableau. — Le roi (-> — «), coiffé de la couronne B. 1 1, est précédé
d'un personnage de petite taille (-< — «), nu-tèle et dans l'attitude de l'adoration:
entre eux deux, au bas du tableau, le signe •¥• est représenté, à peine dégrossi
et sculpté seulement sur sa partie droite, tandis que le reste en est dessiné en
rouge. Les deux personnages sont sculptés, ainsi que les cartouches royaux et
le signe V au-dessus de l'épaule du roi. Tout le reste est seulement dessiné.
Ces deux personnages devaient, dans l'idée du décorateur primitif, faire face à
quelque figure divine; mais un autre artiste a achevé le tableau, et il a rempli
tout l'espace laissé sans sculpture en avant et au-dessus de la petite figure de
plusieurs lignes d'hiéroglyphes, les unes verticales, les autres horizontales, au
milieu desquelles l'œil a peine à se reconnaître. La divinité qui devait faire face
aux deux figures (-< — «) n'existe pas, et tout ce qui a été surajouté là se rapporte
directement à la scène du tableau suivant, la purification du roi par les dieux
Horus et Thoth. Enfin derrière le roi sont encore peintes deux (ou trois) lignes
d'hiéroglyphes, absolument illisibles. L'ordre des lignes semble être celui que
j indique, mais, vu la fréquence et la grandeur des lacunes, la suite du texte
n'apparaît pas toujours clairement.
l, »<>, : (~) j ^ (vus ; ? z» dûônusi ï x
(le reste manque) i' j i' (ces trois lignes ont été seulement dessinées en rouge,
et il n'en reste plus un seul signe).
(~Mto?CS.*.£*H-!;Kti£«kT:ii5iP
I.E TEMPLE !>E k,H,,UÎ<;UAII.
157
TiOTffT+ôtfT'fEilBW-O-TdB»*'
rrv^m' _jmb ir,n/^3)Ti\i»l,,:,v,n»
-^ (il est impossible de voir si la fin de cette ligne a jamais porté quelque signe)
i I ^Tn: lli.nl lui I .«/l "]. .
v-m- — )(») , IV: A =»= , : ^— '-»...- 7Â
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Au-dessus des lignes 16 à 22 on voit, tracés également en rouge, des
animaux, j^, chacal debout, ^, cliacal accroupi, fa^, oiseau diilicile à
identifier, un •(?), un 4mè('!), enfin quelque chose qui ressemble à une cuisse
d'animal, ^-. Tout cela est assez peu net, et certaines figures sont tracées en
surcharge par-dessus d'autres; on ne voit pas trop ce que signifie tout cet aligne-
ment de choses aussi disparates. Enfin, au-dessous de la ligne 19, il m'a
semblé apercevoir un oiseau à tête humaine et aux ailes éployées, dessiné par-
dessus les hiéroglyphes de cette ligne. Serait-ce là le graffito de l'oiseau-âme que
l'on retrouve gravé sur beaucoup d'autres parties du temple?
Deuxième tableau. — Ce tableau mesure 1 mètre 80 cent, de largeur et
montre le roi coiffé du bonnet A. 3 (« — - ) debout entre Horus hiéracocéphale (- — ►)
111 H y a ici une surcharge.
<2) Toute cette partie est fort douteuse à cause des surcharges. A côté du signe K, et empiétant
un peu sur ta queue, on voit un autre urœus plus grand et orienté dans l'autre sens, qC.
158 II. GAUTHIER.
et Thoth ibiocéphale (■* — «), qui répandent chacun par-dessus sa tête le contenu
d'un vase I pour le purifier.
Le no, : (~) j « (^SfDI j ? « (S MPC [^IH^-
Thoth : ( < — «) i i|7) .V- : ^"^ l j Asv"~* T 11 (?) (?> I (il ne reste rien,
et peut-être même n\ a-t-il jamais rien eu) i |y| j *-~** T J T jfl. £~~5
Ten\ — 1| U(!?is o X sIa^a. ,vyO-H-!iJ^»ii
et peut-être n'y a-t-il jamais rien eu) i \ô]\ fî U ^=^«~a| i y\
Les trois personnages de ce tableau sont seuls sculptés; tous les hiéroglyphes
n'ont été que dessinés en rouge.
Troisième tableau. — Ce tableau ne mesure que i mètre 45 cent, de largeur
et représente le roi (■< — «) embrassé par les deux déesses Nekbabit (» — ► ) et
Ouadjit (» — >-). Le roi porte la coiffure B. i 2 , Ouadjit la couronne du nord B. 1 1 ,
sans uraeus, et Nekbabit le diadème B. 7. Ce tableau, comme le précédent, n'a
été sculpté que pour les figures, tous les textes étant restés simplement dessinés.
11 présente en outre cette particularité que les cartouches royaux sont écrits
horizontalement, et non verticalement comme c'est le plus souvent l'usage.
le roi : (— ) j ^ (y;r-y]|Tw Çynprf^u::]-
On aperçoit sur cette ligne 5 , coupant les hiéroglyphes, le contour de la déesse
Ouadjit tracé en rouge; le sculpteur a taillé limage de la déesse à dix centi-
mètres plus en avant, sans doute pour ménager la place de la ligne 5 que le
LE TEMPLE DE KALABCII A II. 159
dessinateur avait oubliée, mais il n'a pas pris la peine d'effacer le contour qu'il
n'avait pas suivi.
N™»=(-)îj^+:ji,!*r:T!iîiî?ii:H-v:iiC^
c. Paroi ouest (pi. L1V, A et B).
Cette paroi ne comprend qu'un seul tableau, qui occupe toute sa longueur, soit
Il m. 3o cent. Ce tableau représente six personnages. A droite, le roi (-< — «) est
tenu de chaque côté par la main, à droite par Mandoulis(?) (■< — «), à gauche
par Amon(?) biéracocéphale (» — »). Tous deux lui présentent le symbole de la
vie •*■. A gauche, derrière Amon, viennent deux dieux et une déesse, tous les
trois regardant le roi (» — ► ). La figure du roi n'a pas été complètement sculptée;
tout le haut de la tète, ainsi que la coiffure, sont restés seulement dessinés.
Plusieurs des légendes hiéroglyphiques sont restées également peintes au trait
rouge, et de l'une d'entre elles quelques signes ont seuls été exécutés.
Le roi est coiffé du diadème G. 9; Mandoulis porte le pschentR. 1 2 , et. Amon
les longues plumes ornées chacune d'un uraeus, et le disque solaire (A. 12).
Le roi : i - «) I ( les cartouches sont peints en rouge | : gg ( \ ~T^ '4"
ù m
(yM[P]r^[!ÏÏIïT
M.vndoulis : (- — ► ) I VU) s s s > 1 (illisible) (ces deux lignes sont éga-
lement peintes, non sculptées).
Amon ne semble pas avoir eu de légende; du moins n'en reste-t-il rien.
Mandoixis : (— — ) | 7y) . IXJ I
(1) - ©
1 I W I ;■:■■■■ ■'/■■ Q K
1 <^* I *. — 4 (ces trois lignes sont seulement dessinées) 1 t
f»J • (ces signes seuls ont ete sculples; le reste de la ligne
est resté peint et devenu illisible).
Ouawit:^) , iri|%!nBlor©A il ,sr, 1 i*rk ¥1 r?2-
1G0 H. GAUTHIER.
Ces quatre dernières lignes sont sculptées. Le dieu Amon (?) hiéracocéphale qui
fait directement face au roi n'a pas de légende; mais entre lui et le dieu qui le
suit immédiatement est réservé un espace de o m. 1 1 cent, de large sur toute
la hauteur du tableau, qui semble avoir été une ligne d'hiéroglyphes dessinés
en rouge, dont il ne reste plus aucun signe apparent. Cette ligne était peut-être
en relations avec Amon. Enfin, en avant du sceptre de la divinité dont le nom
est perdu, il v a place pour une petite phrase, qui est également perdue.
DEUXIÈME REGISTRE.
(PI. LU B, LV ctLVI).
Ce registre est un peu moins élevé que le registre inférieur, et ne mesure que
1 m. 64 cent, de hauteur, y compris la bande, non décorée, de o m. o5 cent.,
qui le sépare du registre précédemment décrit. A la différence de ce que nous
avons constaté pour le registre inférieur les divinités sont ici assises, sauf Min.
a. Paroi est (pi. LU. B).
Cette paroi comprend deux tableaux de même largeur que les tableaux cor-
respondants du registre inférieur (2 m. 2 5 cent, et 1 m. 55 cent.).
Premieh tableau. — Le roi (» — ►), coiffé de la couronne B. 11, présente le
vase \ au dieu Khnoum à tète de bélier et coiffé du diadème C. 7 et à la déesse
Hathor coiffée de la couronne D. 3. Ce tableau est resté inachevé, et certaines
légendes hiéroglyphiques sont seulement dessinées au trait rouge; celles qui ont
été sculptées ne l'ont pas été complètement.
Tithe du tableau : (« — -) » • ■ " — *• A •¥• ( seulement dessine).
-m- ~*i^^ o, 'j r,^ 1 a-~^^ (
1(2)
W Ces quatre lignes sont sculntées.
'2) Cetle ligne est seulement jieinle, et assez endommagée.
LE TEMPLE DE KALABCHAH.
lfil
ï s
! I i i
Les lignes 6 à 1 o sont seulement dessinées. A gauche de la ligne 1 (titre du
tableau) a été réservé un espace pour une ligne (7 tas), qui devait contenir la
réponse de Khnoum à l'offrande du roi (A — '^^ etc.); il est impossible de voir
si les hiéroglyphes ont été dessinés; en tout cas, il n'en reste pas un seul.
Di:i xième T.viii.KAi . — Le roi (-< — -), coiffé du diadème C. 3 , offre l'œil 1f§ au
dieu Mandoulis, coille de son diadème spécial C. 9. La plupart des inscriptions
ont été, encore ici, seulement dessinées, et le tableau est resté inachevé.
± («
A ■¥• (cette ligne est
Titre du tableau : (-< — «)
seulement dessinée).
l««.. = (— )îjj;Cv:»5AJî?!r,CV'-'Mi|gfa;mi;Ël
wll T\ (ces trois lignes sont sculptées) , V\N a~~*«=» - %i
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C—3
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(cette ligne est seulement dessinée).
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DOULIS : (~) f jft „V ,-** "I t W ï ^ W V ïf W (
ces
deux
lignes sont sculptées, mais la suivante est seulement dessinée) 'j JHfcv^-^- HP
y _(i) (») -«*- | _ (?) ss§ f * f J
•o 1 1 1 « 1 1 h
m-
:<?).
À gauche de la ligne 1 (titre du tableau) a été réservé un espace pour une
ligne (7 bis), qui devait contenir la réponse de Mandoulis à l'offrande du roi; il
n'en reste rien, et il n'est même pas possible de dire si cette ligne a jamais été
écrite.
Le Temple de Kalabchah.
162 H. GAUTHIER.
b. Paroi nord (pi. LV, A et B).
Celte paroi est divisée en deux grands tableaux de quatre personnages chacun,
mesurant respectivement a m. 83 cent, et 2 m. o,5 cent, de largeur. Toutes les
inscriptions sont seulement dessinées, ainsi que la figure du roi dans le second
tableau.
Premier tableau (pi. LV, A). — Le roi (- — ■), coiffé de la couronne B. 6,
oITre AI à Min ithyphallique coiffé du diadème B. 1 , à Isis coiffée de son diadème
D. 5 (sans urams?) et à Mandoulis, coiffé de sa couronne spéciale C. 9. Derrière
1 image de Min s'élève le petit édicule spécial qui l'accompagne très souvent sur
les représentations : ¥■•
Titre du tableau : (-< — «) j jj_j 4 I. * ^(«)*-»l* (ligne seulement
dessinée).
LERoi:(^);l^l(K;^g^]UTl^r(^)M^^!Si^
MiN:(~)Jj^7rT*0
Isis : (~) j ^i^wf — fS Î.AS Vftfiw^W ï1*"
I © ln*=<=»~ ©n^" I I Ia^v^-h-I^iiiit^^ 1 lilîr- ... J
m«™.™:(— )Ti^i^^!j-»Jtlï [^]ràr^i:S<**
Deuxième tarleau (pi. LV, B). — Le roi (-< — - ), coiffé de la couronne B. 6 , offre
d)
Le signe 9 est seul sculpté parmi toutes les inscriptions de ce tableau.
LE TEMPLE DE KALABCHAH. 163
à Mandoulis coilTé du diadème H. 7 sur A. 6, et à la de'esse Ouadjit coiffée de la
couronne du nord B. 1 1 sans urseus, l'encens et l'eau des libations. Toutes les
inscriptions sont seulement dessinées, l'image du roi lui-même est restée inache-
vée et n'a pas été sculptée; on en voit simplement le contour tracé au trait rouge.
Litre du tableau : ( -< — ■) 1 1 • a I P, f 1 ^ - x jr <"r> *" — ^At- Cette ligne
est interrompue par l'encensoir et par le vase à libations que le roi tient en sa
main, et qui débordent sur l'emplacement réservé à la légende hiéroglyphique.
Tout cela est simplement dessiné en rouge.
i^:(~);=C£si^ir::,(Wp=^:»-in
(ne) JT I M M g=b S. m O J\ (™) il S H 38^ < J ' I I J J\ "»
MANDOULIS:(-^)7J^^^|j«yj-|,|,^Rj^|^^^1|1[
III
°L,A,,jlT:(^)ï'i^K^..s^Trt1m ■ ,A^s?:-
c. fW o//es< (pi. LVI, A et B).
Cette paroi se divise en deux tableaux, larges respectivement de i m. 65 cent,
et de 2 m. 65 cent.
''' Le signe s est retourné en sens inverse.
10/i 11. GAUTHIER.
Premier tableau (pi. LVI, A). — Le roi (-> — «), coiffé de la couronne du nord
B. 1 1 . offre l'encens $ à Mandoulis assis, coiffé du diadème C. 7. Les inscriptions
sont seulement dessinées en rouge, mais toutes les figures ont été sculptées.
LITRE DU TABLEAU : (-> — - ) i i • * _^_U'n """""^ A T'
le .01 : («) îsdcsriffJîTgCKMPrÂl ï X (ce si^ est
sculpté; l'emplacement a été réservé pour le reste de la légende, mais elle n'a
pas même été dessinée) j' ^ * ^^2 V"j-**lî fl^^r© JS ^Z2
• il y\ I (?) j 1 1 <s .ÂC *^i 9
T-t-rjA«~K**)ïi»:si*,îiB^jffizi.;
s 1 1 -^" -^ "^^ Jp .1 "^"V Un remarque des
traces de dorure sur la jambe et le pied du dieu.
Deuxième tableau (pi. LVI, B). — Le roi (-1 — «), coiffé de la couronne du nord
B. 1 1 , offre le lait jljl à Mandoulis coiffé de son diadème spécial C. 9 et à la
déesse Ouadjit coiffée de la couronne du nord B. 1 1 sans uraeus. Certaines
légendes ont été seulement dessinées, mais d'autres ont été sculptées et achevées.
Titre du tableau : (-< — «) Îa — il_ i^^ — ± (>'«) *~~* j\ -f ■
<.,"'.
1 On aperçoit ici une surcharge, w».
'2) Toute cette ligne est effacée.
Toutes ces lignes sont seulement dessinées; les suivantes (sauf la ligne 9 ) sont sculptées.
LE TEMTLE DE KALABCHAH. 1G5
mandoulis : (~) f jY[ ^ \\** j fi— j if ;^îf li ï ÎmÎtT
* ï(effacee) i >»*=. *wî$ vs r'o'j ,*.._, ^ ■
TROISIÈME REGISTRE.
(PI. LVII, LVIII, LIX).
Ce registre mesure i m. 62 cent, de hauteur; il est séparé du précédent par
un intervalle de 0 ni. o3 cent. La division en tableaux correspond absolument à
celle du registre précédent. Il n'a pas été achevé clans sa décoration, en parti-
culier sur la paroi est et la moitié est de la paroi nord. Les divinités y sont figurées
assises, comme au registre précédent.
a. Paroi est (p\. LVII, A et B).
Cette paroi, longue de 3 m. 80 cent., est divisée en deux tableaux d'inégale
largeur, le premier mesurant 2 m. 2 5 cent, et comprenant trois personnages,
le second ne mesurant que 1 m. 55 cent, et comprenant seulement deux person-
nages. Aucun de ces tableaux n'a été achevé en ce qui concerne les inscriptions;
l'emplacement de ces dernières a été soigneusement délimité au ciseau, et le
quadrillage préparatoire au dessin des hiéroglyphes a été tracé en minces
lignes rouges sur cet emplacement; mais aucun signe, à la difierence de ce que
nous avons constaté au second registre, n'a reçu le moindre commencement
d'exécution, même à la peinture rouge. Seul, dans chaque tableau, le signe Y,
début de la légende XtI T V T^i , a été sculpté au-dessus de l'épaule du roi.
Premier taisleai (pi. LVII, A). — Le roi, coiffé du pschent (B. 12), ollre
h; symbole des champs, III, à Isis assise et coi fiée de son diadème D. 5 , et à
une déesse, également assise, et coifiée de la couronne D. 7; le nom de cette
déesse n'est pas écrit, mais il semble bien, d'après ses attributs (plumes d'Amon,
disque et cornes) qu'il s'agisse de la compagne d'Amon, Muni.
'" Ce début est sculpté; la suite est seulement dessinée.
16G H. GAUTHIER.
Les légendes hiéroglyphiques devaient occuper douze lignes, mais aucune n'a
été même peinte en rouge.
Deuxième tableau (pi. LVII, B). — Ce tableau est beaucoup moins large que
le précédent, et il ne comporte que deux personnages. Le roi (-«—■), coiffé du
casque de guerre A. 5 surmonté du diadème A. 1 1, offre à Klmoum assis, à tête
de bélier, et coiffé de la couronne A. 1 3, un objet de cette forme T. Les légendes
devaient occuper dix lignes (?), mais aucune d'elles n'a été exécutée, en dehors
du signe Y au-dessus de l'épaule du roi.
b. Paroi nord (pi. LVIII, A et B).
Cette paroi est divisée ici, comme au registre précédent, en deux grands
tableaux, le premier de 2 m. 83 cent, de largeur, le second de 2 ni. 90 cent.
Chacun de ces tableaux comprend quatre personnages, le roi et trois divinités.
La sculpture des légendes hiéroglyphiques n'a pas été achevée; certaines d'entre
elles ne sont pas même peintes en rouge.
Premier tableau (pi. LVIII, A). — Le roi, coiffé seulement de la perruque et
de l'uraeus, est debout, les deux bras élevés en l'air dans l'attitude de l'adora-
tion devant trois divinités : Phtah assis dans un naos, Sekhmet(?) debout, cl
probablement Mandoulis assis sur le trône habituel. Au-dessus du roi le ciel
>— 1 est dessiné en rouge et a reçu un commencement de sculpture.
Le dieu Phtah est emmaillotté, comme à l'ordinaire, coiffé de la perruque et
de l'urœus, et porte le collier et le collet à franges; il tient appuyés sur son genou
le sceptre f, le •¥• et le î réunis. Le naos dans lequel il est assis est recouvert
du toit incliné, tout garni d'uneus dressés et coiffés du disque solaire; il est
encadré à gauche et à droite par deux 4-. La déesse Sekhmet(?) est debout; elle
tient le sceptre ordinaire des déesses, J , porte une tête de lionne, est coiffée du
disque solaire au milieu duquel se dresse l'urœus ( D. 1 0 (?). Enfin le dernier
dieu, qui est probablement le dieu local de Talmis-Kalabchah. Mandoulis, est
assis et coiffé du diadème B. b.
Les légendes explicatives de ce tableau devaient être contenues dans douze
lignes d'hiéroglyphes, dont l'emplacement a été nettement marqué au ciseau,
mais qui n'ont même pas été dessinées en esquisse préparatoire rouge; seuls
les deux cartouches du nom royal se détachent en rouge sur le fond blanc de
la pierre, mais ils sont restés vides.
LE TEMPLE DE KALABCII AIL 167
Deuxième taiîleai: (pi. LVIII, B). — Le roi (< — -), coiffé «lu pschent B. 12, offre
l'emblème de la Vérité et de la Justice, tf , à Thoth ibiocéphale, assis et coiffé
de la couronne G. 7 , à la déesse Safekh-Aboui(?), debout, sans sceptre, et coiffée
du diadème D. 1 1 , et à Mandoulis(?) assis et coiffé de sa couronne spéciale G. g.
Quatre lignes sur treize parmi les légendes hiéroglyphiques n'ont été ni peintes
ni sculptées.
ITRE DU TAItLEAI
-, 1 >i 1 ■ ■
) | >w,~a SL m I (sir)
>• I
1- !■..=(— )îs(*!55Ti;^(*HP::fa:i^i;tiJ:
| T^ 1 (ni sculptée, ni peinte).
1 I \m \ «^ I ■ «=► I -^^ - m © I I I <**** h\I I I I © I \
sculptée, ni peinte) 1 (ni sculptée, ni peinte).
Safekh-Aboui (?) : (* — ►) 1 (ni sculptée, ni peinte).
c. Paroi ouest (pi. LIX, A et B).
Cette paroi mesure h m. 3o cent, de largeur, et nous avons vu que le soubas-
sement et les deux premiers registres étaient décorés sur toute cette surface.
Mais au troisième registre, la partie décorée de tableaux ne mesure que
3 m. 70 cent, de largeur, les 55 cent, restants étant occupés par la corniche
de la porte conduisant à la procella; cette corniche déborde en effet beaucoup,
de chaque côté, en dehors des montants de la porte. Cette largeur de 3 m. 75 c.
se subdivise donc en deux tableaux très inégaux, le premier mesurant 1 m. 65 c.
et comprenant seulement deux personnages, le second mesurant 3 m. 10 cent,
et comportant trois personnages. Toutes les divinités sont assises sur le trône
habituel, et la sculpture des légendes hiéroglyphiques a été presque partout
achevée, à la différence de ce que nous avons constaté en d'autres parties de ce
même registre.
Enfin la paroi ouest est percée d'une fenêtre rectangulaire, haute de 1 m. 1 1 c.
et large de o m. 78 cent. Cette fenêtre empiète sur le registre sur une hauteur
168 II. GAUTlIIEIi.
de o m. 43 cent., et sur une largeur de o m. 12 cent, dans le premier tableau,
et o m. 66 cent, dans le second tableau. Elle a obligé le décorateur à ne placer
aucune coiffure sur la tête du roi du second tableau; ce dernier ne porte donc
que la perruque et luraeus.
Premier tableau (pi. LIX, A). — Le roi (« — •), coiffé de la couronne blanche
du sud (B. 6), offre deux vases à vin ||au dieu Mandoulis assis et coiffé du
diadème B. h.
Titre du tableau : ( mi-sculpté, mi-peint) : (-« — «) 1 s. — li - 1=* 11m
SrAf
LERoI:(^);^C^Il^^^(V-MPr^^ï^jy(lereste
n'est ni sculpté, ni peint; remplacement de la ligne est seul indiqué ) j'( ni sculptée,
ni peinte).
îir+^^(,r^n ?«îp?Smi T(ni scu|i,t,?e- ni i>emte)-
Deuxième tableau (pi. LIX, B). — Le roi (■« — •), coiffé de la seule perruque et
de l'urreus (A. 1), est debout dans l'attitude de l'adoration devant Mandoulis
assis, coiffé du diadème B. 7 sur A. k, et devant la déesse Ouadjit assise et coiffée
de la couronne du nord B. 1 1 (sans urœus).
Titre du tableau : (« — «) j ^zj ^> ^^^ ■ ®"~~*h'f.
i* - ■■(—)] m SUS îSs dom ; Bt
_ y T^ I (ni sculptée, ni peinte).
MA>DoDHs:(^)îiVis^ï^ii^iriv»vi.^ç^" '
whxjh
:x t-1"^.,
S M
Ouadjit iv-^fj^n. .Mô^.MTH ï u.^"""^!^
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KALABCHAH.
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A). — Porte de la Cclla. Linteau intér
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C). — Montant sud.
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PL. IV
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A). — Cella. Paroi sud. Soubassement (il£ moitié).
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B). — Cella. Paroi sud. Soubassement (2e moitié).
KALABCHAH.
PL. V
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A). — Cella. Partie sud. Paroi ouest. Soubassement, et i" registre, Ier tableau.
M
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B). — Cella. Partie sud, paroi est. Soubassement (en entier).
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A). — Cella. Paroi sud. Ier registre, i" tableau.
■i— ^T-rr- ^-=^-7- ^-r=»!?l r~- 1* v" r^- .^
B). — Cella. Paroi sud. Ier registre. 2e tableau.
KA1 ABCHAH.
PL. VII
fe *
ht
.«s*^
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1
A). — Cella. Paroi sud. 2= registre et frise. i« moitié.
B). — Cella. Paroi sud. 2= registre et frise. 2e moitié.
KALABCHAH.
PL. IX
A). — Cella. Partie sud. Paroi est. 2" registre (en entier).
B). — Cella. Partie sud. Paroi ouest. 2e registre. !cr tableau.
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A). — Cella. Paroi nord. Soubassement. I" moitié.
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B). — Cella. Paroi nord. Soubassement. 2e moitié.
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A). — Cella. Paroi nord. icr registre. Ier tableau.
B). — Cella. Paroi nord. Ier registre. 2e tableau.
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PL. XV
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A). — Cella. Paroi nord. 2e registre et frise. ire moitié.
B). — Cella. Paroi nord. 2U registre et frise. 2= moitié
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PL. XVI
A). — Cella. Partie nord. Paroi est. 2e registre (en entier)
B)- — Cella. Partie nord. Paroi ouest. Soubassement, et i" registre, Ier tableau
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A). — Procella. Linteau de la porte à l'intérieur.
B). — Procella. Partie sud. Paroi ouest. Soubassement.
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PL. XXII
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A). — Procella. Paroi sud. Soubassement.
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B). — Procella. Partie sud. Paroi est Soubassement.
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PL. XXIII
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A). — Procella. Partie nord. Paroi ouest. Soubassement. ire moitié.
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B) — Procella Partie nord. Paroi ouest. Soubassement. 2e moitié
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PL. XXIV
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A). — Procella. Paroi nord. Souhassement. 1™ moitié
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B)- — Procella. Paroi nord. Soubassement. 2e moitié.
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PL. XXV
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A). — Procella. Partie nord. Paroi est. Soubassement. ire moitié.
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B). — Procella. Partie nord. Paroi est. Soubassement. 2e moitié.
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PL. XXVI
A). — Procella. Partie sud. Paroi est. Ier registre.
B). — Procella. Paroi sud. Ier registre. Ier tableau.
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PL. XXVII
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A). — Procella. Paroi sud. Ier registre. 2e tableau.
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Procella. Paroi sud. Ier registre. 3e tableau.
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PL. XXVIII
A). — Procella. Partie sud. Paroi ouest. Ier registre.
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B). — Procella. Partie sud. Paroi est. 2<= registre.
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PL. XXIX
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A). — Procella. Paroi sud. 2e registre. m moitié.
B). — Procella. Paroi sud 2e registre. 2e moitié.
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PL. XXX
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A). — Procella. Partie sud. Paroi ouest. 2e registre.
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B). — Procella. Frise au-dessus de la porte de la cella,
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PL. XXXI
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A). — Procella. Partie nord. Paroi est. i" registre. icr tableau.
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B). — Procella. Partie nord. Paroi est. Ier registre. 2e tableau.
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PL. XXXII
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A) — Procella. Paroi nord. Ier registre. Ier" tableau.
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B). — Procella. Paroi nord, i" registre. 2e tableau.
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PL. XXXIII
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A). — Procella. Partie nord. Paroi ouest. Ier registre Ier tableau.
B). — Procella. Partie nord. Paroi ouest. Ier registre. 2e table
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A). — Procella. Paroi nord. 2e registre. Ier et 2e tableaux
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B). — Procella. Paroi nord. 2e registre.
2e tableau : le dieu Mandoulis.
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PL. XXXVII
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A). — Procella. Partie nord. Paroi ouest. 2e registre. 2e tableau.
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B). — Procella. Partie sud. Paroi est. Ie* registre.
Le dieu Osiris.
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PL. XXXIX
A). — Antichambre. Linteau de la porte, à l'extérieur (gauche).
B). — Antichambre. Linteau de la porte, à l'extérieur (droite)
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A). — Antichambre. Linteau intérieur de la porte (droite).
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B). — Antichambre. Linteau intérieur de la porte (gauche).
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PL. XLIII
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A). — Antichambre. Partie nord. Paroi ouest. Soubassement (ir<= moitié).
B). — Antichambre. Partie nord. Paroi ouest. Soubassement (2e moitié).
KALABCHAH.
PL. XLIV
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A). — Antichambre. Paroi nord. Soubassement (irc moitié).
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B). — Antichambre. Paroi nord. Soubassement (2e moitié).
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PL. XLV
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A). — Antichambre. Partie nord. Paroi est. Soubassement (en entier).
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B). — Antichambre. Partie sud. Paroi ouest. Soubassement (en entier).
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PL. XLVI
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A). — Antichambre. Paroi sud. Soubassement (en entier").
B)- — Antichambre. Partie sud. Paroi est. Soubassement (en entier)
KALABCHAH.
PL. XLVII
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A). — Antichambre. Paroi sud. i" registre. 2e tableau.
B). — Antichambre. Paroi sud. icr registre. 3e tableau.
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PL. XLVIII
A). — Antichambre. Partie sud. Paroi ouest. i« registre.
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B). — Antichambre. Partie sud. Paroi ouest. 2e registre.
KALA13CHAH.
PL. XI. IX
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A). — Antichambre. Paroi sud. 2e registre. Ier tableau.
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B). — Antichambre. Paroi sud. 2e registre. 2e tableau,
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A). — Antichambre Paroi sud. 3= registre et frise (1" moitié).
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B). — Antichambre. Paroi sud. 3e registre et frise (2e moitié).
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pl. lu
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A). — Antichambre. Partie nord. Paroi est. i« registre (en entier).
B). — Antichambre. Partie nord. Paroi est. 2U registre (en entier).
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A). — Antichambre. Paroi nord. i" registre (droite).
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B). — Antichambre. Paroi nord. Ier registre (gauche).
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PL. LIV
A). — Antichambre. Partie nord. Paroi ouest. i" registre (droite).
B). — Antichambre. Partie nord. Paroi ouest. Ier registre (gauche).
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PL. LV
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A). — Antichambre. Paroi nord. 2e registre, i" tableau.
B). — Antichambre. Paroi nord. 2e registre. 2e tablea
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PL. LVI
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A). — Antichambre. Partie nord. Paroi ouest. 2e registre. Ier tableau.
B). — Antichambre. Partie nord. Paroi ouest. 2e registre. 2e tableau.
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PL. LVIII
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A). — Antichambre. Paroi nord. 3e registre et frise (ire moitié).
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B) — Antichambre. Paroi nord. 3e registre et frise (2e moitié).
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A). — Antichambre. Frise de la paroi ouest, au-dessus de la porte de la procella.
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B)- — Antichambre. Ensemble de la paroi sud, montrant à gauche la porte de l'escalier conduisant aux terrasses,
à droite la porte du petit réduit ménagé sous cet escalier.
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DIADÈMES DE DIEUX ET DE ROIS.
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DIADÈMES DE DIEUX ET DE ROIS.
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DIADEMES DE DIEUX ET DE ROIS.
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PI. D
DIADÈMES DE DÉESSES ET DE REINES.
11
PUBLICATIONS
DU SERVICE DES ANTIQUITÉS DE L'EGYPTE.
Guide du Visiteur au Musée du Caire, par G. Maspero. in-8°, Caire, tg Épuisé); la nouvelle édition
est en préparation. — F.e même traduit en anglais et illustré, 5'édif. , in-8". Caire, 1910. — Prix : P. T. 20
('1 sh.). — Le même traduit eu arabe, in-8°, Caire, igo4. — Prix : P. T. 1,3.
Catalogue des monuments sr inscriptions de l'Egypte antique. — Ouvrage publié sous les auspices de
S. A. Abbas 11 lliluii. Khédive d'Egypte:
Tomel. — De la frontière de Nubie à Kom-Ombos , par J. dis Morgan, U. Bouriant, G. Legrain, G. Jéqoier,
A. Barsami. — In-40, Vienne, i8y4. — Prix : P. T. aoo (52 francs).
Tome II. — Kom-Ombos , 1" partie, mêmes auteurs. — !n-4°, Vienne, i8g5. — Prix : P. T. 200 (5a francs).
Tome III. — Kom-Ombos, •î" partie, mêmes auteurs. — 1" livraison. — In-4°, Vienne, 1902. —
Prix : P.T. 100 (36 lianes). — 21 livraison. — In-4°, Vienne, 1905. — Prix : 771 mil). (20 francs). —
La troisième livraison est sous presse.
Carte de la nécropole mempbite : Dahchour, Sakkarali, Abousir, par J. du Morgvn. — ■ In-4", ia planches
coloriées. — Caire, 1897. — Prix : 771 mill. (20 francs).
Fouilles à Dahchour (mars-juin i8g4), par J. de Morgan, avec la collaboration de MM. Bertiiei.ot, G. Legrain,
G. Jéquier, V. Lorkt et D' Fouquet. — In-4°, Vienne, 1895. — Prix : P.T. 195 (5o fr. 5o).
Fouilles à Dahchour (189/1-1895), par les mêmes. — Iu-4°, Vienne, 1903. — Prix : P.T. 200 (5a francs).
Notice sur le temple de Louqsor , par G. Daressv. — In-8°, Caire, 1 898. — Prix : P. T. 8 ( a francs).
Notice sur le temple de Médinet-Habou , par G. Daressv. — In-8°, Caire, 1897. — Prix : P.T. 12 (3 francs).
Fragments d'un manuscrit de Ménandre , découverts et publiés par G. Lefebvre , in-a° , Caire , 1 907 (Epuisé).
Recueil des Inscriptions grecques-chrétiennes d'Egypte, par G. Lefebvre. — In-4°, Caire. 1907. — Prix:
P. T. 200 (5a francs).
Livre des Perles enfouies et du Mystère précieux, par Ahmed bev Kamal. — 2 vol. in-4", Caire, 1907. —
Prix : les deux. P.T. i55 ('10 francs). Pris séparément : texte arabe. P.T. 80 (20 fr. 75); traduction française,
P.T. 85 (22 francs).
Annales du Service des Antiquités , tomes I à X. — In-8°, Caire, 1900- 1909. — Le onzième volume est
sous presse.
(Les Annai.es formeront chaque année un volume de iS à 22 feuilles , avec planches. Chaque volume sera vendu
au prie de P.T. 97 1/2 [a5fr. a5].)
Le Musée égyptien. — Tome I. — In-4° avec 46 planches, Caire, 1890-1900. — Prix : 3a fr. 5o.
Tome II, 1" fasc. — In-4° avec 17 planches, Caire, 1906. — Prix : as francs. — Second fascicule. —
In-4° avec 25 planches, Caire, 1906. — Prix : 26 francs. — - Troisième fascicule. — In-4° avec
i5 planches, Caire, 1907. — Prix : 18 francs.
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190/1. — Prix : P.T. 28 (7 francs). — 2° livraison, feuilles 4a, 53, 61. — In-f", Caire, 1907. —
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Excavations at Saqqara (190.5-1906), par .1. E. Qiubell. — Iu-4° avec planches. Caire, 1907. — Prix :
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Les Temples immergés de la Nurie :
In-4° avec planches. — Tome I. 1" livraison. Rapports, par G. Maspero el A. Barsanti. Caire, 1909. —
Prix : P.T. i54 ( 4o francs). — 9' livraison, Caire, 1909. — Prix : P. T. 1 48 (38 francs). — .'!" livraison,
Caire, 1910. — Prix : P.T. 200 (5a francs).
Le Temple de Kalabciiaii , par H. Gauthier. — 1" fascicule, Caire, 1911. — Prix : P. T. .'!o8 (80 francs).
Répertoire généalogique et onomastique du Musée du Caire (XVII'-XYIII" dynasties), par G. Legrain,
UI78", Genève. 1908. — Prix : P. T. 77 i/'i (20 francs).
Catalogue général du Musée du Caire (in-4' avec planches el ligures dans le texle) :
Ostraca . par G. Daressv. Caire, 1901. — Prix : P.T. 230 (57 francs).
Die Met allgef. esse, par Fr. de Bissing, Vienne, 1901. — Prix : P.T. 80 (20 fr. 75).
Die Fayencegefmsse , par Fr. de Bissing, Vienne, 1902. — Prii:i\T. 97 1/2 (25 fr. a5).
Die SteingefjEsse, par Fr. de Bissing, Vienne, 1904. — Prix : P.T. 100 (26 francs). — Eiuleitttiig u iid Indices ,
Vienne, 1907. — Prix : P. T. 38,5 (10 francs).
Fouilles de la vallée des rois, par G. Daressv. — 1" partie : Tombes de Maherpra, Aménophis II . Caire ,
1 9c 1 . — ■ Prix : P.T. 200 (5a francs). — a* partie : Tombes d' Aménophis II et de Thoutmosis III,
Caire, 1902. — Prix : 771 mil!. (20 francs).
Coptic Monuments, par W. E. Crum, Caire, 1901. — Prix : P.T. 270 (70 francs 1.
PUBLICATIONS
1)1 SERVICE DES ANTIQUITÉS DE L'EGYPTE (Suite).
CATii.nr.it: général du Musée du Caire (in-4° avec planches et ligures dans le texte) [suite] :
Gkab- i'/vd Denksteine des hittlbMs Rbichs, par L*N«&5biÛPBR. — 1" partie: Te.rt zu N" aoooi-ao3g() .
Berlin, 1909. — Prix : P.T. 220 (57 francs). — 2' partie: Text z.u N" so'ioosojSo . Berlin. 1908. —
Prix : P.'T. 3oo (78 francs). — k° partie : Tafeln, Berlin, 190:}. — Prix : P. T. 3oo (78 francs).
Textes et dessins magiques, par G. Daressy, Caire. 1909. — Prix : P.T. 70 (18 l'r. i5).
Sarcophages antérieurs au nouvel empire, par P. Laçai-. — Tome I, 1" fascicule. Caire, »9o3. — Prix:
P.T. 212 (55 francs). — «'fascicule, Caire, 190/1. — Prix:P.T. i4o(36 fr. 20). — Tomell, i"fascicule.
Caire, 1905. — Prix: 771 mill. (20 francs). — 9e fascicule, Caire, 1907. — Prix : P.T. 100 (26 francs).
Stèles du nouvel empire, par P. Lacau. — Tomel. 1" fascicule. Caire, 1909. — Prix: P.T. 3oo (77 fr. 77).
Greek Papyri, par Grenfell et Hunt. Oxford, 1903. — Prix : P.T. 70 (18 l'r. i5).
Koptiscbb Kuxst, par Strzvgowski, Vienne, 190/1. — Prix : P. T. 3oo (78 francs).
Greek Movlds, par C. C. Edgar, Caire, 1902. — Prix : P. T. g5 (2/1 fr. 60).
Greek Sculpture, par C. C. Edgar, Caire, 1900. — Prix : P. T. t55 (60 fr. 20).
Greek Bronzes, par C..C. Edgar, Caire. 1906. — Prix : P. T. 100 (26 francs).
Graf.co-Egyptian Glass, parC. C. Edgar, Caire, 1905. — Prix : P. T. 80 (20 fr. 70).
Gkaeco-Egyptian Coffins , par C. C. Edgar, Caire, 1900. — Prix : P.T. a'3'i,& (60 francs).
Sculptors' studies and uxfinisued Works, par C. C. Edgar, Caire, 1906. — Prix: P. T. 176 (45 francs).
Die demotischen Denkii slbb, par W. Spiegelberg. — 1" partie : Die dcmotischen Inschriften, Leipzig, 1906.
— Prix : P. T. 120 (3i fr. 10). — 2e partie : Die demolischen Papyrus, Strasbourg, 1908. — Prix :
P.T. i5â {ho francs). — Tome II (planches), Strasbourg. 1906. — Prix : P.T. 3o8 (80 francs).
The tomb of Thutmôsis IV, par Carter-Newberry, Londres, 190/1. — Prix : P. T. 200 (52 francs).
Greek Inscriptions, par J. G. Milne, Londres, 1 go5. — Prix : P. T. 1 92 (5o francs).
Stèles hiéroglyphiques d'époque ftolémaïque et romaine, par Ahmed bey Kamal. — Tomel, texte, Caire, igo5.
— Prix :P. T. 25 1 (65 francs). — Tomell. planches, Caire, 190/i. — Prix: P. T. 212 (55 francs).
Tables d'offrandes, par Ahmed be#Kamal. — Tome 1. texte, Caire. 1909. — Prix : P.T. 200 (52 francs
— Tome II, planches, Caire, 1906. — Prix : P. T. i54 (4o francs).
Arcbaîc objects, par J. E. Qcibell. — Tome l (texte), Caire, 1906. — Prix : P.T. 200 (52 francs). — ■
Tome II (planches), Caire, 190/1. — Prix : P.T. 189 (36 francs).
Tomb of Yuaa and Tiiuiu , par J. E. Quibell , Caire, 1908. — Prix : P. T. 212 ( 55 francs).
La Faune momifiée de l'antique Egypte, par Gaillard et Daressy, Caire, 1905. — Prix : P.T. i5i (4 o francs).
Statues dÈ Divinités, par G. Daressy. — Tome I, texte, Caire, S906. — Prix : P.T. 25o (65 francs). —
Tome II. planches, Caire, igo5. — Prix : P.T. 912 (55 francs).
Cercueils des cachettes royales, par G. Daressy, Caire, 1909. — Prix : P.T. 3a8 (85 francs).
Statues et statuettes de rois et de particuliers (2' partie), par G. Legrain. — Tome I, Caire, 1906.
— Prix : P. T. 270 (70 francs j. — Tome II, Caire, 1909. — Prix : P. T. 200 (52 francs).
Scarab-shaped Seals, par P. E. Neyvberry, Londres., 1907. — Prix: P.T. 200 (5a francs).
Amulets, par G. A. Reisner, Caire, 1907. — Prix : P. T. 1 54 (60 francs).
Miroirs, par G. Bénédite, Caire, 1907. — Prix : P. T. îao (3i fr. 10).
Bijoux et Orfèvreries, par É. Vernier. — Tome I, 1" fascicule, Caire, 1907. — Prix : P. T. 90 (a 4 francs).
— 2' fascicule, Caire, 1909. — Prix : P. T. i54 (4o francs).
Sarcophages des époques persane et ptolémaïque . par G. Maspero. — Tome I, 1" fascicule, Caire, 1908.
— Prix: P.T. i36 (35 francs).
Weights and Balances, par Arthur E. P. Weigall, Caire, 1908.' — Prix : P.T. 70 (18 fr. i5).
La seconde trou y aille de Deir el-Bahari , par Ë. CiussiNâT, 1" partie. — Tome I, 1" fascicule, Caire. 191)9.
— Prix : P. T. 97 (25 francs).
Papyrus grec* d'époque byzantine, par Jean Maspero. — Tome 1. 1" fascicule, Caire. 1910. — Prix :
P. T. 220 (57 francs).
EN VENTE :
Au MUSEE DU CAIHE el chez les principaux libraires du Caire:
Chez Ernest LEROUX, éditeur, a8, rue Bonaparte, Paris;
Chez Bernard QUARITCH, 1 1 , Graflon Street, New Bond Street, \V, Londres;
Chez Kari. W. HIERSEMANN, 3, Kdnigsstrasse, Leipzig.
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